La_Commune_par_Tardi

 

Quand la haine se banalise

 

Et que les longs couteaux s’aiguisent

 

Versent des tombereaux d’ordures

 

Et coulent des torrents d’injures

 

La République bafouée

 

Chaque jour ses valeurs souillées

 

Quand elle se voit usurpée

 

Honteusement accaparée

 

Par ceux qui l’ont toujours honnie

 

Par ceux qui l’ont toujours vomie

 

Discours qui crachent le venin

 

Diatribes aux relents de purin

 

De la liberté maculée

 

À la fraternité blâmée

 

A l’égalité piétinée

 

Ses fossoyeurs la foulent aux pieds

 

Où sont passés les jolis mais

 

Et leurs muguets entrelacés

 

Des trente-six brins solidaires

 

Aux soixante-huit pavés solaires

 

Lorsque les luttes transcendaient

 

Les altérités assumées

 

La solidarité forgée

 

Par les conquêtes partagées

 

Ces temps de rose et réséda

 

Rendant au pays son éclat

 

Ces libérations populaires

 

Pour mettre fin à la misère

 

Une fois les combats finis

 

Donner libre cours à la vie

 

Toujours de l’espoir en jachère

 

Avec des rêves de lumière

 

Qui ne stoppaient pas aux frontières

 

Mais savaient tomber les barrières

 

Ne demandaient pas de papiers

 

Aux cœurs vaillants qui se levaient

 

Quand l’avenir n’était pas craint

 

Mais que chantait le lendemain

 

Combien faut-il d’ignominie

 

Encore combien d’infamies

 

Pour retrouver l’humanité

 

D’un peuple épris de liberté

 

Par Pedro DA NOBREGA

 

NB: Je remercie mon camarade et ami Pedro, qui a accepté de me fournir là, la matière à mes voeux 2014.