27 juin 2009
REGARDER DE L’AUTRE CÔTE… CELA FATIGUE LES YEUX !

Il y a une multitude de sites et de blogs philo-latinos. Ils sont tous hyper-documentés concernant le Cuba de Fidel et Raoul Castro, le Venezuela de Chavez, la Bolivie
Mais, curieusement, peu de choses sur le Mexique, et notamment sur la région montagneuse traversée par la Sierra Madre
En hommage à l’écrivain catalan espagnol Manuel VASQUEZ MONTALBAN – père du détective privé Pepe Carvalho – le Sous-commandant MARCOS, chef de l’EZLN dans la région mexicaine du Chiapas (par le truchement de son enquêteur indien Elias Contrarios) et son compatriote romancier Paco Ignacio TAIBO II (par le truchement de son célèbre détective Hector Belascoaran Shayne), ont écrit à quatre mains un roman policier qui aborde l’Histoire du Mexique moderne de 1910 à 2005.
Cela donne, aux Editions Rivages/Noir, « Des morts qui dérangent » (N° 697 avec 270 pages). Et comme il se doit, des réponses des gens du peuple d’un endroit de la planète interpellent d’autres problèmes vécus par d’autres gens du peuple à d’autres endroits de la planète.
Je me permets donc de citer – assez longuement - deux paragraphes de cet ouvrage, pour vous prouver qu’il peut faire écho à des questions posées ici-même…
« … Alkazam m’a expliqué qu’il y a deux agendas : l’agenda des puissants, c’est ce qui est le plus important pour eux, ça veut dire augmenter leurs richesses et leurs pouvoirs. Et l’agenda des plus pauvres, c’est ce qui est le plus important pour nous, ça veut dire lutter pour la libération. Et alors Alkazam, il m’a expliqué que les puissants, donc les riches et leurs mauvais gouvernements, ils veulent convaincre tout le monde que leur agenda, c’est l’agenda de tout le monde, même des plus pauvres. Et toute la journée, ils nous font écouter leurs problèmes de riches pour nous convaincre que c’est ce qu’il y a de plus important et de plus urgent. Et donc, ils nous font regarder de ce côté, et de l’autre ils volent tout ce qu’ils peuvent, et ils vendent la patrie et ses ressources naturelles, comme l’eau, le pétrole, l’énergie électrique, et même les gens. Et alors, quand on s’en apercevra, ils auront déjà tout volé pendant qu’on regardait de l’autre côté. Et donc la mauvaiseté, c’est pas seulement qu’on est distraits, mais qu’en plus les problèmes des riches, on les prend comme si c’étaient les nôtres.
Alkazam dit aussi que la politique moderne, c’est faire que la démocratie, la majorité, les plus pauvres quoi, ils travaillent et s’inquiètent pour la minorité, les puissants quoi. Et donc tous les plus pauvres, on regarde de l’autre côté pendant qu’on nous vole notre terre, notre travail, notre mémoire, notre dignité. Et les puissants, ils veulent même qu’on les applaudisse avec des bulletins de vote. Et donc Alkazam, il m’a dit qu’il y a une magie noire, qui est celle qu’on fait avec les démons, et qu’il y a une magie blanche, qui est celle que font Alkazam et d’autres magiciens, et puis qu’il y a la magie sale, qui est celle que font les politiciens… » (voir pages 220-221 de l’opus cité.)
Un peu plus loin, l’idée est complétée ainsi : « … On réfléchissait comment le Mal et le Méchant ils font toutes leurs saloperies, et comment personne ne dit rien. Et donc on se demandait si c’était parce que les gens ils ne se rendaient pas compte ou que simplement ça ne les intéressait pas. Et on a compris que les gens, ils voient pas le Mal et le Méchant, mais pas parce que le Mal et le Méchant sont cachés. Le Mal et le Méchant ils vont là où ils veulent. Ils se cachent pas, mais les gens ils les voient pas, comme si c’était de la magie. Et alors je me suis rappelé ce que le camarade Alkazam m’avait expliqué et je l’ai raconté au Sup, qui a dit que c’était vrai, qu’on regarde trop de l’autre côté. Que les puissants, les riches, les mauvais gouvernements, ils font que les gens regardent de l’autre côté et alors, quand tout le monde est bien distrait, le Mal et le Méchant, ils nous font du tort et c’est trop tard […].
J’ai pensé que c’était comme si on regardait la télévision pendant que les voleurs pillent notre maison. Et donc, les gens ils disent qu’ils sont très bien informés, qu’ils savent plein de choses, mais d’un côté seulement, ils savent pas que notre cœur, on est en train de nous le voler. Et alors je me suis rappelé comment aux infos à la télé on saute toujours d’une histoire à une autre, même que ça fatigue les yeux de devoir sauter comme çà… »
Après la victoire à la Pyrrhus
Je vous reparlerai de Paco Ignacio TAIBO II, mais en attendant, salutatou-te-s et fraternitad !
Vitry-le-François Ciudad, 22/06/2009,
NOSE DE CHAMPAGNE
20 juin 2009
NON AU LYNCHAGE DU "JE SUIS PARTOUT" MARNAIS !
Collectif Solidarité Palestine Marne pour une paix juste et durable
Une opération de lynchage médiatique a été lancée par le journal l’Union contre Ali Aïssaoui. Avec une violence inouïe, le journal en question n’a pas ménagé ses efforts pour décrédibiliser ce militant des Droits de l'Homme.
Mais à travers sa personne, les coups portés par le journal ne sont pas innocents ; c’est le soutien au peuple palestinien que ce journal veut discréditer.
Au nom du Collectif, une lettre a été adressée (avec accusé de réception) le 20 mai 2009, au Rédacteur en Chef de l'Union pour revendiquer un droit de réponse.
A ce jour, ce journal ne s'est toujours pas prononcé sur ce droit, pourtant légitime, dans ce type d'accusation. En effet, notre Collectif est mis en cause dans des accusations graves d'antisémitisme et, par conséquent celles et ceux qui le composent sont visés : partis politiques, syndicats, associations de défense des droits de l'homme, associations locales, citoyen(ne)s sans appartenance, sont suspectés au seul fait d'avoir manifesté pour que cesse l'agression sur la population civile de Gaza, soumise aux horreurs des bombes au phosphore.
Nous ne laisserons pas notre collectif, qui travaille depuis début janvier pour que l'injustice et le déni des droits les plus élémentaires en Palestine cessent, se laisser malmener par certains journalistes qui colportent de fausses informations sur les valeurs et les buts de celui-ci.
Que tous ceux qui connaissent Ali Aïssaoui, qui le soutiennent, signent cette pétition que nous lui transmettrons pour appuyer la plainte en diffamation qu'il a déposée contre ce journal.
Que celles et ceux qui militent pour la paix en Palestine et soutiennent le collectif, signent cette pétition.
Nom et Prénom Adresse Signature
Transmis par Bernard DELAITRE et NOSE DE CHAMPAGNE
08 juin 2009
EUROPE, 7 JUIN 2009 : LE DÎNER DE CON ?
L’Europe (« bleue horizon ») sortie des urnes du 07 juin 2009 est avant tout un rejet de tous les peuples de l’Atlantique à l’Oural : l’abstention est partout massive (excepté au Luxembourg et en Belgique pour des raisons particulières). Cela a un sens...
Cette Europe révèle par ailleurs une crise sérieuse de la social-démocratie, salie par ses alliances et compromissions contre les peuples, à l’exception de quelques uns comme la Grèce ou le Danemark. Ce qui se passe en Grande Bretagne, en Allemagne, en Espagne, où elle était au pouvoir seule ou associée était à prévoir un jour ou l’autre. Ce qui se passe en France, où elle s’est faite complice du coup du Congrès de Versailles pour invalider l’avis du peuple du 29 mai 2005 a aussi un sens : partout où la gauche oublie à quoi elle sert, elle recevra à terme le paiement qu’elle mérite. Enfin, l’incapacité à prendre en compte les besoins des peuples fragilisés par la crise reçoit un avertissement solennel.
En France, 6 français sur 10 ont donc voté … avec leurs pieds en s’abstenant. Ils proviennent pour l’essentiel des couches populaires et particulièrement de la jeunesse. Toute projection politicienne de ces résultats sur des échéances futures est extrêmement risquée. Et ceux qui pensent aujourd’hui pavoiser feraient bien de méditer ce qui vient de s’exprimer après les étapes des 29 janvier, 19 mars, 1er mai et 26 mai d’un mouvement social qui connaît une mobilisation à haut niveau de combativité.
Dans la Marne, 36% des électeurs seulement ont voté, parmi lesquels 30% à Reims, 31% à Châlons, 32% à Epernay et 31% à Vitry-le-François, 4° ville du département. Dans la capitale du Perthois écrasée de chômage et de misère, alors que le PS est à nouveau aux manettes, 2388 électeurs se sont exprimés sur 8081 inscrits. 652 ont soutenu l’UMP (1ère), 494 le PS (2ième), mais 249 le FN (3ième), alors que le Front de Gauche + le NPA + LO totalisent 264 voix, mais n’occupent, désunis, que la 6ième place pour le NPA (107), la 9ième pour le Front de Gauche (87) et la 11ième pour LO (70).
Dernière remarque : dans notre département, le Front de Gauche fait moins bien que la moyenne nationale et se retrouve derrière le NPA à Reims, Bétheny, Tinqueux, St-Brice, Ste Ménehould, Vitry-le-François, Montmirail, Sézanne, Witry-les-Reims. Il occupe la 7ième position pour les 12 premières villes de la Marne, derrière l’UMP, le PS, les Verts, le MoDem, le FN, le NPA. Sur Epernay (ce sanctuaire considéré comme la base de départ de la « nouvelle longue marche » de reconquête imaginée par notre chef de file régionale !), une liste intitulée « communistes » réussit 0,61%, témoignant de l’incapacité de notre fédération à travailler au rassemblement de tous les communistes eux-mêmes…
Pour beaucoup de citoyens, la réponse à leurs difficultés est plus facile à concevoir dans le mouvement social qui va connaître une nouvelle étape le 13 juin, grâce à l’unité syndicale.
NOSE DE CHAMPAGNE
01 juin 2009
VOTEZ POUR NOUS SORTIR DE LA CRISE !
Vitry-le-François, le 1er juin 2009
à Monsieur Charles-Amédée De Courson Du Buisson,
Député (MODEM) de la 5° Circonscription de la Marne,
à l’Assemblée Nationale à Paris
Monsieur le Député de ma circonscription,
J’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir m’éclairer concernant la position que vous défendrez face aux propositions déposées à l'Assemblée Nationale le 28 mai 2009, par les députés communistes et du parti de gauche. En effet, le vote doit intervenir cette semaine.
De nombreux salariés et syndicalistes d’entreprises en difficultés comme Caterpillar, Faurecia ou ArcelorMittal, d’autres d’Air France, de DNS à Toulon, de Celanese, de la FNAC ou des hôpitaux apportent leur soutien à ces propositions et regrettent le mépris de trop de députés absents des débats du matin à l’Assemblée.
Nous pensons qu’il faut avoir le courage de prendre l’argent là où il se trouve, notamment parmi les 2.400 milliards de profits réalisés par les entreprises dans l’Union Européenne en 2008. Nous pensons encore qu’il faut dépasser les discours sur la régulation et la protection pour passer enfin à l’acte : nous vous demandons de voter ces propositions de loi et nous vous assurons que les salariés de la zone industrielle de Vitry-Marolles (tels ceux de Nobel, de Bigard, de Pêcheur-Lesage, etc.) y seront attentifs.
Nous nous permettons de vous rappeler brièvement ci-dessous la nature de ces propositions.
Proposition de Loi n°1 : Mesures urgentes de justice sociale en faveur de l'emploi, des salaires et du pouvoir d'achat
Art.1 : Modification de la définition du licenciement économique pour exclure notamment de ce champ les entreprises qui ont dégagé des bénéfices, constitué des réserves distribué des dividendes ou reçu des aides publiques.
Art.2 : Renchérissement du coût du licenciement pour éviter le recours abusif.
Art. 3 : Droit pour les salariés de saisir le juge des référés en cas de licenciement jugé abusif.
Art. 4 : Suppression des allègements de cotisations et d’exonérations d’impôts sur les heures supplémentaires pour favoriser la création d’emplois.
Art. 5 : Fixation du SMIC à 1600 euros bruts avant la revalorisation du 1er décembre pour répondre aux besoins, relancer la demande et lutter contre la financiarisation de l’économie.
Art. 6 : et 7 : Pour renforcer les pouvoirs des salariés et la négociation salariale à l’entreprise, réunion d’une Conférence annuelle sur les salaires et suppression des exonérations de cotisations patronales pour les employeurs qui ne rendent pas conclusive la négociation salariale annuelle.
Art. 8, 9 , 10 et 11 : Renforcement de l’indemnisation du chômage partiel, de l’Allocation solidarité et abaissement de l’âge ouvrant droit au RSA.
Art. 12, 13 et 14 : Suppression des franchises médicales, revalorisation des critères sociaux des bourses et affaiblissement des crédits revolving.
Art. 15 : Financement de ces mesures.
Proposition de Loi n°2 : Promouvoir une autre répartition des richesses
Titre 1 : Suppression du bouclier fiscal, rétablissement de la progressivité de l’impôt sur le revenu et augmentation progressive de l’impôt sur les grandes fortunes.
Titre 2 : Suppression des paradis fiscaux.
Titre 3 : Encadrement de la rémunération des dirigeants d’entreprise, notamment par son indexation sur le salaire minimum de l’entreprise et transparence de celles-ci, interdiction des stock-options, des parachutes dorés et limitation à deux des participations aux Conseils d’administration.
Titre 4 : Création d’un pôle public national du crédit associant l’État, la Caisse des dépôts et les établissements bancaires qui favoriserait l’investissement productif dans la formation, la recherche et la création d’emplois de qualité.
Proposition de Loi n°3 : Statut de la société privée européenne et services sociaux d’intérêt général dans l’Union européenne
Art. unique : Pour contrer la directive Bolkestein, cette proposition vise reconnaître au niveau européen la spécificité des services publics et sociaux et à affirmer l’obligation de respecter les législations nationales en matière de droit du travail.
Dans l’attente, Monsieur le Député de ma circonscription, veuillez croire en mes salutations citoyennes,
Jean-Jacques POIGNANT.
31 mai 2009
L'OR ET LE SANG...
Un petit con, fils d'un prof et d'une instit a décidé de capter le public d'une certaine banlieue dont il s'est fait une certaine idée, une certaine image... Il a fait du machisme et de la discrimination haineuse contre les gays et lesbiens son fond de commerce, son "art".
Une partie de la société, la cohorte des lâches "politiquement corrects" et mollement républicains (à propos, la devise de la République, c'est toujours "Liberté, égalité, fraternité" ?!) se donne de "l'ouverture d'esprit" à bon compte. Mais si on remplaçait le désigné - dans "sale pute", par exemple - par "sale nègre", ou "sale arabe", ou "sale juif", ces gens-là joindraient leurs hauts cris à nos protestations pour n'être pas en retard sur les défenseurs des droits humains !
Il paraît qu'il faut respecter "l'art" et "l'artiste" et que ses propos violents sont "la culture" des banlieues. Sauf que cette conception de la culture fait d'un Hitler ou d'un Le Pen des artistes et des hommes cultivés. Tant pis pour ceux qui pensent qu'il n'y a pas d'art sans travail, pas de culture sans démarche humanisante, sans prise de distance par rapport aux instincts...
Il y a plus de 2500 jeunes d'âge scolaire dans les quartiers de Vitry-le-François. Pourtant, le concert d'OrelSan à l'Orange Bleue à Vitry-le-François n'a attiré qu' "une petite centaine" de jeunes de Reims, Epernay, Châlons et Vitry. C'est rassurant et c'est une bonne baffe aux démagogues comme Monsieur Bayrou qui ont fait savoir qu'ils ne veulent pas être rangés "dans le camp des censeurs" ! Assurément, OrelSan ne peut pas se prétendre porte-parole des jeunes des banlieues!
NOSE DE CHAMPAGNE
25 mai 2009
LE 7 JUIN, QUE FAIRE ?
- Voter NPA ? ce parti qui abandonne toute référence au communisme...
- Voter LO ? ce parti qui continue de refuser toute idée de rassemblement pour peser...
- Voter Vert, etc. ? cette auberge "espagnole " hétéroclite dans laquelle se côtoient autant de libéraux bobos que de bobos antilibéraux...
- Voter PS, etc. ? pour abandonner définitivement l'espoir d'un changement de société, d’une société sans classe, et l'idéal d'égalité de mon cher François-Noël Babeuf...
Alors, voter Front de Gauche ? Il faut voir, réfléchir encore...
On nous dit qu'il n'est pas question de cautionner "l'instance anti-démocratique qu'est le parlement européen"...
Depuis quand est-ce anti-démocratique de donner au peuple la possibilité de faire un choix ?
Est-ce que ce ne serait pas plutôt la commission et le rôle qu'elle joue; la BCE et son autonomie vis à vis de tout contrôle démocratique; est-ce que ce ne serait pas le principe de subsidiarité contenu dans les traités qui font des directives européennes des textes qui s'imposent à nos représentations nationales ?
J'ai l'impression qu'on n'a pas progressé dans la réflexion sur l'Europe depuis le référendum de 2005 !
"L'Europe, c'est l'Europe du capital". Donc, voter le 07/06, ce serait cautionner cette Europe contre les peuples. Rappelons qu'on nous invite à voter pour élire nos eurodéputés.
Peut-on dire, dans ce style de raisonnement, que l'Assemblée Nationale, c'est l'Assemblée du capital ? On le peut, bien sûr, et en faire découler le mot d'ordre d'abstention "révolutionnaire"... Mais est-ce bien sérieux ?
Autrement ? Des changements importants ne peuvent-ils pas intervenir si le peuple porte un grand nombre de ses représentants les plus progressistes à l'Assemblée ?
Faut-il donc ne voter pour personne, y compris en ce qui nous concerne, nous communistes, en ne soutenant pas les candidats de notre parti, parce qu'ils sont ceux du parti et non pas parce qu'ils ont telle ou telle personnalité ?
Par delà cette question, faut-il voter ? Et si oui, pour qui ? Je veux dire que l'analyse de l'Europe telle qu'on nous la présente - partout, et ici compris - dans trop de lieux est à la fois caricaturale et absolument pas dialectique.
Après notre victoire du "Non" en 2005, s'abstenir, c'est rendre les armes et régresser. L'Europe est une tribune, et je veux y faire entendre ma voix. Donc, je voterai pour le "Front de Gauche", même si cette stratégie me désole...
"L'Europe, c'est l'Europe du capital"... Et si elle était cela , mais pas que cela !
Moi, je me dis: après le 07/06, si je m'abstiens, comment aurai-je renforcé notre parti communiste ? Au fait, est-ce qu’Evo Morales, Hugo Chavez, etc. se sont demandé si l’Amérique latine était l’Amérique du capital quand ils ont commencé à réaliser le rêve bolivarien ?
Alors, je prends chaque bataille à son tour, l'une après l'autre, et je voterai pour la moins pire des listes: celle où est engagé collectivement mon parti.
NOSE DE CHAMPAGNE
10 mai 2009
"Quelqu'un était communiste..."

Une des dernières chansons de Giorgio Gaber mort en 2003:
"Quelqu'un était communiste..." Allez voir et écouter sur le blog « Caius Gracchus fecit » « Quelqu'un était communiste parce qu'il était né en Emilie Transmis par NOSE DE CHAMPAGNE.
Quelqu'un était communiste parce que le grand père, l'oncle, le père...la mère, non.
Quelqu'un était communiste parce qu'il avait vu la Russie comme une promesse, la Chine comme une poésie, le communisme comme le paradis terrestre.
Quelqu'un était communiste parce qu'il se sentait seul.
Quelqu'un était communiste parce qu'il avait eu une éducation trop catholique.
Quelqu'un était communiste parce que le cinéma l'exigeait, le théâtre l'exigeait, la peinture l'exigeait, la littérature aussi... tout l'exigeait.
Quelqu'un était communiste parce que quelqu'un le lui avait dit.
Quelqu'un était communiste parce qu'on ne lui avait pas dit tout.
Quelqu'un était communiste parce que avant..avant...avant... il avait été fasciste.
Quelqu'un était communiste parce qu'il avait compris que la Russie allait lentement mais surement.
Quelqu'un était communiste parce que Berlinguer était une brave personne.
Quelqu'un était communiste parce qu'Andreotti n'était pas une brave personne.
Quelqu'un était communiste parce qu'il était riche mais qu'il aimait le peuple.
Quelqu'un était communiste parce qu'il avait bu le vin et avait assisté aux fêtes populaires.
Quelqu'un était communiste parce que même s'il était athée, il avait besoin d'un autre Dieu.
Quelqu'un était communiste parce qu'il était tellement fasciné par les ouvriers qu'il voulait être un des leurs.
Quelqu'un était communiste parce qu'il n'en pouvait plus d'être ouvrier.
Quelqu'un était communiste parce qu'il voulait l'augmentation des salaires
Quelqu'un était communiste parce que la révolution aujourd'hui, non, demain, peut être, mais après demain surement.
Quelqu'un était communiste parce que la bourgeoisie, le prolétariat, la lutte des classes...
Quelqu'un était communiste pour faire enrager son père.
Quelqu'un était communiste parce qu'il regardait seulement la RAI 3
Quelqu'un était communiste par mode, quelqu'un par principe, quelqu'un par frustration.
Quelqu'un était communiste parce qu'il voulait tout étatiser.
Quelqu'un était communiste parce qu'il ne connaissait pas les entreprises publiques, para publiques et assimilées.
Quelqu'un était communiste parce qu'il avait échangé le matérialisme dialectique pour l'évangile selon Lénine.
Quelqu'un était communiste parce qu'il était convaincu d'appartenir à la classe ouvrière.
Quelqu'un était communiste parce qu'il était plus communiste que les autres.
Quelqu'un était communiste parce qu'il y avait un grand parti communiste.
Quelqu'un était communiste malgré ce qui fut le grand parti communiste
Quelqu'un était communiste parce qu'il n'y avait rien de mieux.
Quelqu'un était communiste parce que nous avons eu le pire parti socialiste d'Europe.
Quelqu'un était communiste parce qu'un Etat pire que le nôtre on le voit seulement en Ouganda.
Quelqu'un était communiste parce qu'il n'en pouvait plus de quarante années de gouvernements démocrates chrétiens incapables et mafieux.
Quelqu'un était communiste parce que la Piazza Fontana, Brescia, la gare de Bologne, l'Italicus, Ustica etc. etc.
Quelqu'un était communiste parce que celui qui s'opposait était communiste.
Quelqu'un était communiste parce qu'il ne supportait plus cette chose sale qu'on s'obstine à appeler démocratie.
Quelqu'un croyait être communiste et en fait était quelque chose d'autre.
Quelqu'un était communiste parce qu'il souhaitait une liberté différente de celle des américains.
Quelqu'un était communiste parce qu'il croyait pouvoir vivre heureux seulement si les autres l'étaient aussi.
Quelqu'un était communiste parce qu'il a besoin d'une impulsion vers quelque chose de nouveau. Parce qu'il avait besoin d'une autre morale. Parce que peut-être que c'était juste une force, un vol, un rêve c'était juste une impulsion, un désir de changer les choses, de changer la vie.
Oui, parce que quelqu'un était communiste, avec à côté cette dynamique, tout le monde était ainsi ... au delà de lui-même. Il était comme ... deux personnes en une. D'une part, la personne du labeur quotidien et de l'autre le sentiment d'appartenance à une race qui voulait s'envoler pour vraiment changer la vie.
Non aucun regret. Peut-être même alors beaucoup avaient ouvert les ailes sans pouvoir voler comme des mouettes hypothétiques.
Et maintenant? Même maintenant, on a l'impression d'être deux. D'une part, l'homme inséré qui se soumet à la misère de sa survie quotidienne et de l'autre la mouette sans même plus l'intention de voler parce que maintenant le rêve s'est écrasé... deux misères dans un seul corps. »
LES TOUJOURS DERNIERES NOUVELLES DU PERTHOIS
8 MAI, OUI… MAIS
Mon cher Rica, mes cher-e-s ami-e-s,
Attendez-vous à savoir que, pour accompagner le soleil qui troue ce matin les nuées qui déversèrent hier sur nous des trombes d’eau, j’ai ôté de la platine la « Symphonie pour orgue » de Camille Saint-Saens pour la remplacer par le « Don Quichotte » de Richard Strauss.
Nous allons ainsi, muni de ce viatique, tenter de vous entretenir et de méditer sur ce que nous avons entendu et constaté lors des cérémonies du 8 mai tout frais. Mais nous en ferons encore bien plus sur ce que nous n’avons pas entendu !
Nous ne savons pas si votre calendrier républicain personnel comporte les mêmes repères que le nôtre. Les quelques étapes principales entre toutes qui le jalonnent sont : le 14 juillet, Fête de la Fédération – Fête Nationale (et non le défilé militaire assorti de la garden-party) ; le 23 mai (une des journées de « la semaine terrible ») commémorant la Commune de Paris en 1871 ; le 1er Mai, Fête de lutte des travailleurs du monde entier, à l’instigation de l’Internationale Socialiste (la vraie) de 1889 ; le 6 novembre, Fête du déclenchement de la Révolution d’Octobre à Saint-Pétersbourg en 1917 ; le 25 décembre, commémoration de la naissance… du Parti communiste Français à Tours en 1920 ; le 8 mai, commémoration de la capitulation nazie en 1945… C’est pourquoi nous tenons beaucoup à perpétuer le symbole du 1er Mai dans notre ville capitale du Perthois avec les camarades, et à être présent aux commémorations officielles et manifestations des 8 mai et 14 juillet.
Ainsi donc, dans la capitale du Perthois, le cortège (après celui des 150 présents au 1er mai) de 120 personnes rassemblées à la Nécropole nationale de La Fauvarge, a rejoint le monument aux morts de la Place Joffre, où le Sous-préfet Raymond Floch a lu devant 200 personnes le message du ministre Jean-François Bockel. Le message du 64° anniversaire mettait l’accent sur la barbarie, les souffrances indicibles subies dans l’univers concentrationnaire auxquelles cette date mettait fin… Dommage que les Gazaouis ou les Palestiniens de Cisjordanie ne puissent partager cette ferveur !
Il soulevait également la question de la nécessité de transmettre le souvenir et les valeurs restaurées dans la douleur, aux générations futures. Là, cher Rica et cher-e-s ami-e-s, une petite difficulté apparaît face à nos cérémonies un peu réductrices. Songez, en effet, que la date de la capitulation de « la bête immonde » n’est déjà pas une date partagée. Nous nous honorons, par exemple, dans nos terres champenoises, de la signature par le Maréchal Jodl de la reddition des troupes allemandes à Reims le 7 mai 1945.Pour la communauté internationale, c’est le lendemain, le 8 mai à Berlin que le Maréchal de l’Union Soviétique Gueorgui Joukov recevait la capitulation du Maréchal Keitel. Et, enfin, c’est le 2 septembre 1945 seulement, que le Général Umezu a signé la capitulation sur le pont du cuirassé américain Missouri ancré dans la baie de Tokyo.
Admettons donc, que le 8 mai 1945 soit enregistré comme le jour de la capitulation nazie sur le théâtre européen des opérations de la Seconde Guerre Mondiale.
Autre remarque importante, pensons-nous tout de même, les conditions techniques de la transmission supposent le contact. Lorsque les publics écoliers, collégiens, lycéens et citoyens sont aussi massivement absents des cérémonies, il est bien compliqué de « transmettre le témoin ». Lorsque nous, Rica et mes chers ami-e-s, nous étions jeunes, nos maîtres d’école nous conduisaient dans ces manifestations. Nous ne pouvons que regretter la disparition de ces pratiques et nous nous indignions que trop de passants, sur le parcours des cortèges, ne conçoivent plus le 8 mai que sous l’angle d’une fin de semaine prolongée !
Le dernier point de ce monologue que nous vous imposons, cher-e-s ami-e-s nous l’espérons sans trop de violence (nous haïssons la violence), concerne le passage de la lettre de Jean-Marie Bockel sur «les valeurs à partager avec les générations futures ». Car le message ministériel évoque « la liberté et la fraternité, fondements de notre contrat social ». Cela ferait assurément retourner, si c’était possible, notre maître spirituel François-Noël Babeuf au fond de son tombeau. Car ce que nous entendons le mieux à ce stade du discours, c’est le retentissant silence sur cette partie du triptyque républicain : l’égalité. Immédiatement, nous l’affirmons, sans égalité, les vœux de liberté et de fraternité ne sont au mieux que des vœux pieux ou des vieux peu ! Dans son « Manifeste des plébéiens » Gracchus Babeuf montre bien qu’escamoter la question de l’égalité, c’est taire pour la masquer la nature sociale injuste du régime qui nous régit. L’égalité et la fraternité sans la liberté finissent dans l’anéantissement. La liberté et l’égalité sans la fraternité, on en imagine les limites. La liberté et la fraternité sans l’égalité, notre quotidien nous instruit suffisamment sur l’énorme tromperie et la spoliation fantastique à quoi cela sert d’alibi.
Sans chercher l’exhaustivité, cher Rica et cher-e-s ami-e-s, nous nous bornerons à cet exercice risqué de mettre en évidence hors du contexte quelques phrases tirées de la pensée babouvienne, à l’origine du courant communiste français, dès la fin du XVIII° siècle. « … Il ne devrait y avoir jamais eu d’institutions qui favorisassent l’inégalité, la cupidité, qui permissent que le nécessaire des uns pût être envahi, pour former un superflu aux autres… ». « … La base de la constitution républicaine des français sera la limite du droit de propriété… ». « … La supériorité de talent et d’industrie n’est qu’une chimère et un leurre spécieux, qui a toujours indûment servi aux complots des conspirateurs contre l’égalité… ». « … On ne parvient à avoir trop qu’en faisant que d’autres n’aient point assez… ».
Parvenant donc à ce moment des « Dernières nouvelles », alors que Strauss s’est tu et que je vais poser le prélude d’ « Irmelin » de Frederik Delius, sur la platine, nous allons conclure par un appel enflammé de François-Noël Babeuf avant d’aller allumer le barbecue pour la sardinade.
« Peuple ! Réveille-toi à l’espérance, cesse de rester engourdi et plongé dans le découragement… Que le combat s’engage sur le fameux chapitre de cette égalité proprement dite, et sur celui de la propriété ! ». C’est en effet, face à la crise, le seul débat qui vaille !
Avec toute la chaleur de notre fraternité vers vous tous, à bientôt de vous retrouver.
Votre Usbeck le Jeune du Perthois.
Transmis par NOSE DE CHAMPAGNE.
05 mai 2009
LA LANGUE FOURCHUE
POINT_DE_VUEJ’ai décidé de publier ce compte-rendu car il fait écho à mes propres interrogations. J’ai l’impression que nous revoilà comme du temps des CUAL, avec une stratégie officielle, mais toujours avec des "responsables" (?) qui la torpillent, à l'un-su/l'insu des militants et adhérents. Nous courrons encore le risque d’avoir un parti à la langue fourchue, avec des militants qui se font « trouer la peau » et d’autres qui ont deux (ou plus encore) fers au feu, et qui ne travaillent absolument pas à un regain de notre influence…
Ce n’est un secret pour personne que j'ai soutenu le texte 3 dans les débats du 34° Congrès. Je ne suis pas en accord avec les orientations qui en sont sorties, mais, à supposer que la direction départementale comme nationale considère tous les communistes à égalité, je me serais fait un devoir de participer à la campagne décidée démocratiquement.
Pourtant, une fois de plus sur Vitry-le-François, la direction fait comme si le parti n’existait pas, comme si des adhérents communistes à jour de cotisation, comme d’autres non-à jour mais qui n’attendent qu’à être sollicités pour s’exécuter, n’existaient pas. Donc, nous n’avons pas de réunion ni pas de matériel non plus…
Je ne suis donc pas surpris de ce que le camarade Bernard DELAÎTRE nous raconte dans le texte que je communique ci-dessous. L'ennui, c'est que sans combat, peu à peu nous glissons dans la dissolution, la disparition du parti.
Et c'est dans le parti lui-même et par des responsables du parti lui-même, que le gouffre est creusé...
NOSE DE CHAMPAGNE
« Intervention militante
MARDI 5 MAI 2009 12:24:17 +0200
Compte rendu d'un participant non invité (à jour de ses cotisations) à la réunion départementale de la Fédération de la Marne du PCF, le 4 mai.
À l'ordre du jour :
- Mobiliser l'ensemble des communistes du département pour la campagne et la préparation de nos initiatives (12 mai à Châlons - 25 mai à Reims)
- Analyser la situation politique et sociale et définir la riposte à mettre en oeuvre......
Devant l'obstruction manifestée au départ, sur ma présence, par le Secrétaire fédéral, en cela appuyé par la représentante de la Marne au Conseil National, justifiant que seuls étaient invités les élus et les communistes investis de responsabilités dans différents domaines touchant à la vie du Parti, nos camarades de Reims, L… et L… L… militants de base, mais aussi B.M…, membre de l'exécutif de la Section de Reims, membre du Conseil départemental, se sont élevés contre cette discrimination.
L'incident étant clos, chacun et chacune a pu s'exprimer dans un climat plus serein.
Des interventions des représentants de la Section de Châlons, mais aussi d'Epernay, j'ai retenu une interrogation, voire une certaine frilosité à l'égard de la stratégie adoptée majoritairement au 34ème Congrès et plus spécifiquement sur la constitution d'un Front de Gauche, initié par notre parti.
Pour rappel, le 25 novembre dernier, lors de la venue de Francis Wurtz à Reims, Salle Rossini, la question suivante avait été posée à notre représentante au C.N. : "Quelles initiatives compte prendre la F.D., pour relayer au niveau départemental cette initiative nationale ? Cette interpellation n'avait alors reçu aucune réponse.
Dès lors, on peut s'interroger sur la difficulté rencontrée dans notre département, comme l'ont souligné les porte-paroles de Châlons et d'Epernay de mobiliser, de dynamiser les communistes de base, si eux-mêmes les principaux dirigeants ne sont pas convaincus.
Pour ma modeste part, je suis intervenu deux fois :
La première : - d'une part pour justifier ma présence en qualité de membre du P.C.F. à part entière, mais aussi comme représentant du PCF, mandaté par la Section de Reims, au sein du Collectif Solidarité Palestine pour une Paix juste et durable, qui poursuit dans la durée son action entreprise début janvier et dont celle-ci n'est pas sans rapport avec les élections européennes, le 7 juin.
Pour rappel : 3 manifestations sur Reims dont 1 de plus de 2000 participants - veillées tous les samedis de 16h à 18h à la Fontaine de la Solidarité, Place d'Erlon, avec thèmes différents (Mur de l'apartheid, Intervention auprès de la C.P.I., soutien pour la libération de Salah Hamouri ...).
À ce propos, sollicitation a été formulée pour qu'à l'exemple des élus communistes de Reims, là où il y a d'autres élus dans notre Parti dans le département, d'intervenir pour que leur conseil municipal intervienne auprès du Président de la République pour la libération de Salah Hamouri.
Suite à cette intervention, décision a été formulée par notre représentante au C.N. d'apporter son soutien à Salah Hamouri, concrètement sur le site PCF Marne, à l'instar du site de la Section de Reims.
La seconde : concernant la préparation de nos initiatives en particulier pour la réussite du Meeting du Front de Gauche programmé le 25 mai à Reims. À ce propos, je me suis autorisé à formuler l'interrogation suivante : Comment se fait-il que ce jour, lundi 4 mai, le secrétaire de la FD et la représentante au C.N. (elle-même candidate sur la liste Grand Est), après avoir réceptionné plusieurs milliers d'un tract du Front de gauche recevant nommément l'appui de J.L. Mélenchon, M.G. Buffet, et d'Hélène Franco, annonçant pour la 1ère fois la tenue du Meeting, se sont débarrassés illico presto de ces tracts dans la poubelle de la Fédération.
Nous restons donc à ce jour dans l'attente de distribution d'un tract appelant, le 25 mai, au Meeting du Front de Gauche à Reims.
N'ayant pas reçu de réponse à cette interrogation, j'ai réitéré ma question tout à la fin du débat. Je laisse aux protagonistes le soin de se justifier de leur initiative auprès du National. »
26 avril 2009
LES ENCORES DERNIERES NOUVELLES DU PERTHOIS
Mon cher Rica,
La cérémonie dédiée à notre ami Henri a été très simple. Plusieurs centaines de personnes de tous les âges se sont retrouvées à la Collégiale, pour un dernier salut à cet homme à tous égards gentil et droit.
Ses enfants ont brossé à grands traits les étapes de sa vie, d’enfant puis d’homme, de père et de mari, puis de grand père. Marco a rappelé le sportif dévoué aux autres – jeunes et moins jeunes – et responsable depuis 1962.
Bien sûr la liturgie a eu sa place, et tu le sais Rica, bien que nous fussions libre, quant à nous , de toute considération religieuse, nous respectons ceux qui ont besoin de croire qu’un esprit supérieur orchestre la mécanique de l’univers.
Pourtant, dans les discours et les chants - sobres – des disciples de cette croyance, des images nous ont interpellés. Comme le poète promettant
« Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue… » (Rimbaud),
L’officiant décrivait « le royaume des cieux » en invoquant l’appel de
« L’herbe fraîche des prairies du Seigneur » ; « L’eau chantante des ruisseaux de la maison du Seigneur » ; et le bienfaisant « repos dans l’éblouissante lumière » lorsque l’âme aurait franchi « les gouffres profonds et dangereux de la mort ».
Un autre poète répondait
« J’ignore si l’énigme de la vague lueur
De l’au-delà est résolue… » (Boris Pasternak)
et nous, nous pensions qu’il est difficile de trouver le repos dans une lumière trop agressive et que cette croyance s’était donné beaucoup de mal pour finalement proposer l’image d’un au-delà trop ressemblant au monde terrestre. Alors, pourquoi la lâcher la proie pour l’ombre ? Pourquoi ne pas consacrer plus d’efforts à rendre plus beau et plus juste ce monde où notre vie commence et se termine ?
Il nous a semblé, en entendant rapporter les propos des petits enfants de notre ami, que ceux-ci au moins avaient tenté à leur façon de donner une meilleure idée de « la frissonnante nouveauté du monde » (Boris Pasternak) en imaginant que « Pépère est parti dans les étoiles… ». Sa pensée y flotte sûrement…
Au retour avec mon épouse, sous la pluie déversée sur la campagne à l’entour des Rivières-Henruel, nous nous disions avec Rutebeuf,
« Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte… ».
À te revoir, pour les dernières nouvelles de demain, mon cher Rica,
Usbeck le jeune du Perthois.
Transmis par NOSE DE CHAMPAGNE.





