LE MERLE MOQUEUR

C'est mon avis et je le partage !

01 juillet 2008

TEST QUEL REVOLUTIONNAIRE ETES-VOUS ?

SHADOK_2 Répondez aux questions, comptez vos a, vos b, vos c, et reportez vous aux résultats pour mesurer votre capacité à changer le monde.



Seriez-vous prêt à faire la « Révolution » ?
□ A: Avec la pastèque qu’ils viennent de nous mettre dans l’cul, j’ai plutôt intérêt à ouvrir grand ma gueule !
□ B: Je sais pas, faut qu’j’demande à ma mère…
□ C: Le Grand Soir ?? Moi c’est le Petit Matin : J’vous rappelle qu’il est impératif de travailler plus pour gagner plus !

Che Guevara, pour vous, c’est plutôt…?
□ A: Un ami du peuple même si bon c’est vrai que bon… en même temps, on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs.
□ B: Un mec extra, j’ai tous ces disques !
□ C: Un agent de la C.I.A. infiltré qu’est parti en sucette, point.

Que signifie 1789 selon vous ?
□ A: Un tête à tête manqué, on fera mieux la prochaine fois !
□ B: Je sais pas, moi j’suis plutôt accro à la 1664.
□ C: Une honte pour la France, on en serait sûrement pas là si l’on avait laissé l’ordre naturel des choses suivre son cours.

L’état actuel du monde vous laisse à penser que…?
□ A: Qu’il serait plus facile de se tirer une balle tout de suite.
□ B: Si les ricains n’étaient pas là, bah on s’rait tous en Germanie !
□ C: Pas de chance ! La prochaine fois peut-être ! Après tout, on a que ce qu’on mérite.

Vous avez le plus de A:

Vous êtes un révolutionnaire en puissance. Vous avez tout compris de ce qui se trame. À vous, on ne vous la fait pas ! En prenant les rennes du combat, vous serez un leader charismatique et mènerez le peuple à la victoire, mais de chez vous. Vous serez sûrement d’accord, on ne peut pas se permettre de gâcher un tel cerveau à faire le mariole sur des barricades.

Vous avez le plus de B:Vous êtes un révolutionnaire en sommeil. On a besoin de gens comme vous. Vous allez vite monter en grade et arriver en première ligne. Vous aurez les joies de goûter le prix du sang et des larmes avant tout les autres. Alors, à qui qu’on dit merci hein ?

Vous avez le plus de C: Vous êtes un révolutionnaire libéral. Et il en faut des gens comme vous : contre qui pourrions-nous gueuler si vous ne remplissiez cet office? Vous êtes opiniâtre, œuvrez en silence pour le meilleur des mondes possibles et ça, on ne peut pas vous dire le contraire, vous changez bel et bien le monde !

Test adapté à partir de celui réalisé par le directeur de « Social Traître ».

Social Traitre n°3 paraitra en juin 2008.


La version papier du fanzine (collector) est disponible sur simple demande mail:

social.traitre@yahoo.fr

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IL FAUT AUSSI FAIRE ECHEC A L'IMPERIALISME EUROPEEN !

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RASSEMBLEMENT MARDI 1° JUILLET CONTRE LA DIRECTIVE DE LA HONTE DE L'UE

Contre la directive de la honte de l'Union Européenne : soyons solidaires de l'Amérique Latine !

Après l'adoption le 18 juin 2008 par l'Union Européenne de la directive de la honte, une vague de protestations sans précédent a été lancée par un certain nombre de chefs d'État de pays d'Amérique Latine: Bolivie, Venezuela, Équateur, Brésil, Uruguay, Pérou, Chili, Cuba, Argentine, Mexique......

Rappelons que cette directive européenne autorise désormais l’enfermement généralisé et l’emprisonnement sans jugement de 18 mois des ressortissants étrangers, l’institutionnalisation d’une forme de bannissement par la mise en place d’une clause de non-retour pendant cinq ans dans les territoires européens, l’autorisation d’expulsion d’enfants en parfaite violation avec les dispositions de la convention internationale des droits de l’enfant, sans compter l’autorisation d’expulsion des femmes enceintes et de personnes victimes de tortures.

Le Président équatorien Rafael Correa a prôné «un front commun pour protester contre la directive de la honte"». Le Président vénézuelien Hugo Chavez a menacé de ne plus fournir de pétrole aux pays européens qui appliqueraient la nouvelle loi de l'Union européenne sur l'expulsion des immigrés sans papiers. Le Président bolivien Evo Morales Ayma a appelé les pays africains et latino-américains à combattre la directive qui "porte atteinte à la vie et aux droits des personnes" et à mener une campagne internationale afin de retourner la situation.

Cette réaction massive est une donnée nouvelle: des dirigeants n'acceptent plus la vision dominatrice et méprisante de l'Occident ; ils n'acceptent plus que leurs ressortissants et plus généralement les migrants soient considérés comme un «objet corvéable et jetable» ; ils veulent qu'ils soient un sujet de droits, de respect et de dignité. Pour eux l'immigration est un révélateur des injustices et des inégalités dans le monde, des déchirures dictées par la loi du plus fort et l'intérêt de l'argent. Ils réclament un monde plus juste et plus solidaire. Leur colère est notre colère, elle constitue un encouragement précieux pour tous les défenseurs des droits de l'Homme qui en France et en Europe se mobilisent contre cette directive et les désastres qu'elle va générer.

Ils ont décidé de lancer une campagne internationale à l'occasion du sommet du Mercosur, le marché commun sud-américain, (Marché Commun du Sud, Mercado Común del Sur) qui se réunira le 1er juillet prochain à Tucuman en Argentine.

Les organisations soussignées, qui luttent en France contre les politiques qui bafouent les droits des migrants, tiennent à exprimer leur entière solidarité avec les initiatives des Présidents d'Amérique Latine réunis à Tucuman.

Elles appellent dans cet esprit à un rassemblement au Parvis des Droits de l'Homme à Paris le mardi 1° juillet à 18 h pour une mobilisation internationale contre la directive européenne sur l'immigration.

signataires: Action Enfants des Andes; AMF; ATMF; Argentins de l'Étranger; AIPDRDA (Association Interafricaine pour la Promotion et la Défense des Droits des Réfugiés et Demandeurs d'Asile); Cercle Bolivarien de Paris; Collectif de solidarité avec la Bolivie; Conseil pro-bolivien; FTCR; MRAP; PCF; PRS; UTIT .

Publié sur son site par le

Cercle Bolivarien de Paris

dans : Activités

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27 juin 2008

GRAFFITIS ET AFFICHES DETOURNEES...

GRAFFITIS_1GRAFFITIS_4AFFICHE_DETOURNEE_1 LULU_DIAGONALE Vous vous demandez peut-être pourquoi avoir associé ces 3 photos dans ce sujet posté ici, aujourd'hui...

C'est pourtant simple: ce matin, je promenais mon chien Lulu entre le Lycée, la mairie et le canal de la Marne à la Saône à peu près à hauteur du port de commerce et du port de plaisance, à Vitry-le-François. Je pensais que les rumeurs de la vie sociale, si tendue dans notre cité en ce moment, seraient un court laps de temps mises entre parenthèses.

Erreur ! Comme vous voyez, sur le mur du Lycée et sur le mur de ce particulier le long du canal, la bêtise raciste et la barbarie discrimante humaine se sont rappelées à notre bon souvenir !

Un peu plus loin, ruelle du bac, cette affiche détournée montre tout de même que certains ont retenu un nom, cette année. Mais il n'était peut-être pas nécessaire de l'associer à ce monde des affaires que Moquet combattait... Admettons qu'on puisse en rire.

Mon Lulu est passé avec un air suprêmement dédaigneux... Finalement, en philosophe, il me rappelait certainement que ... "l'homme est un loup pour l'homme" !

NOSE DE CHAMPAGNE

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18 juin 2008

VITRY: LES FORCES VIVES RELEVENT LA TÊTE !

jn16_002 Çà avait failli mal commencer: lorsque je suis arrivé au rassemblement devant la Maison des Syndicats-Espace Lucien Herr, le responsable des gendarmes m’avait apostrophé, annonçant en me montrant les camarades en train de se regrouper qu’il était « là pour assurer l’ordre public et non pas notre sécurité »… Le ton a monté entre nous et j’ai dénoncé avec force l’assimilation des syndicalistes et des casseurs du week-end… Le commissaire des renseignements généraux, s’est montré quant à lui particulièrement discret.

De plus, hier soir et encore ce matin, les camarades, des entreprises appelaient pour demander si nous maintenions la manifestation… Le résultat, c’est que nous nous retrouvions à une petite cinquantaine à se demander si çà valait le coup de poursuivre. Nous avons pris la décision de faire les prises de parole de la CGT et de la CFDT dès le point de départ au lieu de les prononcer avant la dispersion en fin de manifestation…

Peu à peu, nous nous sommes retrouvés environ 80 et nous avions l’air moins ridicules. Puis les 30 camarades de CALCIA sont arrivés en chasubles jaune fluo avec le logo CGT et les drapeaux, bientôt suivis des 40 de NOBEL-Automotive groupés derrière leur délégué notre camarade Christophe MUNIER. La manifestation était sauvée et nous pouvions parcourir le trajet déposé sans honte, avec des manifestants venus de JOHAR, KADANT-LAMORT, ITMLI Base de Luxémont, La Poste, SMP, FANTONI, ARCELOR, l’AAPA, le CHG, TRICOFLEX, Les communaux, CALCIA et NOBEL-Automotive.

Les camarades de CALCIA ont mis en œuvre la sonorisation et j’ai fait la déclaration suivante au titre de la CGT:

« Cher-e-s ami-e-s et camarades,

Nous sommes ici rassemblé-e-s pour défendre nos droits, chèrement acquis à vivre notre vie qui ne peut pas être réduite au travail à perpétuité: nous défendons nos 35 heures et notre retraite. Nous sommes ici rassemblé-e-s avec la CGT, la CFDT, FO et le CAS, parce qu’après ce qui s’est passé dans notre ville, nous voulons affirmer bien haut que nous sommes ici des forces d’espoir venues exiger des choses simples:

vivre dignement de notre travail pendant la durée de la carrière active, et

vivre dignement pendant notre retraite bien méritée, sans craindre la misère.

Nous sommes ici, uni-e-s, pour dire que nous faisons un choix de société:

nous refusons les trafics et les violences;

nous voulons que chacun dispose d’un travail qui lui permette de partager avec les autres les richesses qu’il ou elle produit;

nous voulons défendre notre droit et notre temps de vivre sans être asservi-e-s jusqu’à la fin de nos jours au travail.

Nous sommes déterminés à défendre ces droits en affirmant la force de la solidarité entre les jeunes et les anciens, entre les femmes et les hommes, entre les actifs, les chômeurs et les retraités, contre la violence aveugle qui sert les puissants qui veulent nous garder sous leur contrôle, pour nous exploiter toujours plus et plus longtemps, contre la violence qui rend encore plus précaire la vie des plus précaires.

Nous sommes des forces de vie en lutte contre les forces de mort, et c’est à renforcer les solidarités que nous appelons les habitants de tous les quartiers, qui sont le plus souvent des salariés de toutes les entreprises et services de notre agglomération, pour construire un autre avenir, fait de justice et de fraternité.

Nous sommes ici parce que ceux qui parlent de dialogue social refusent de nous entendre; parce que, pendant qu’ils disent la main sur le cœur qu’ils respecteront nos droits, ils négocient à Bruxelles la remise en cause de notre temps de vivre en permettant d’imposer 65, voire 78 heures de travail hebdomadaire, à la seule condition que chaque jour le ou la salariée dispose de 11 heures de repos consécutives. Si vous calculez, cela nous fait revenir au XIX° siècle, au temps où l’on travaillait 11 heures, voire 13 heures par jour ! C’est çà être moderne ? Le droit aux 8 heures a été gagné en France en 1919 ! Voyez l’ampleur de la régression !

Nous sommes donc ici, uni-e-s pour exiger le respect des syndicats et des acquis sociaux, la fin des coups tordus des Xavier Bertrand, François Fillon, Nicolas Sarkozy et consorts, contre notre législation du travail.

Nous sommes ici pour dire que les revendications que nous posions le 22 mai restent posées. Contre l’insolence du MEDEF, des PDG des groupes du CAC 40 et des grands actionnaires, contre l’impunité des trafiquants de la bourse qui nous volent notre vie, le combat syndical, les organisations syndicales, sont la seule alternative, la seule solution pour se défendre et revendiquer.

Ensemble, calmement, résolument, nous exigeons nos droits à la retraite et le respect de nos 35 heures; ensemble, calmement, résolument, nous savons que notre pays a les moyens de les garantir et nous dénonçons ici les mensonges déversés massivement quotidiennement sur le fait que les français seraient ceux qui travaillent le moins alors que nous sommes dans l’exacte moyenne des pays les plus développés à une moyenne de 36 heures par semaine et que les heures que nous travaillons sont les plus productives du monde, au point que les investisseurs ont fait de notre pays le 2° du monde pour les investissements…

Ensemble, nous allons défiler aujourd’hui et nous continuerons , avec vous, à dire que dans le choix « la bourse ou la vie », nous choisissons la vie ! ».

À la suite de cette intervention, Francis BROCHEREUX, pour la CFDT a donné lecture de la motion que nous remettrons au Député Charles DE COURSON (LNC) et au Sous-Préfet. C’est la même motion que celle qui a été déposé partout dans 130 ville de France, accompagnée de plus de 500 mille manifestants.

Nous avons parcouru la ville jusqu’à la Place d’Armes, où nous avons reçus la proposition du Sous-Préfet d’être immédiatement reçus par lui, sous réserve de conclure prématurément la manifestation. Mise au courant de la manœuvre, la manifestation a fait un sort à la proposition et poussé jusqu’à la Place Leclerc, par la Grande rue de Vaux. Là, nous avons occupé le carrefour où convergent six artères, distribuant des tracts aux automobilistes et chauffeurs de poids lourds et argumentant sur l’arnaque du coût des carburants… Après, une halte de 10 minutes, nous avons repris le chemin pour déposer notre motion à la permanence du Député, puis à la Sous-Préfecture. Là, le Sous-Préfet nous a reçu et nous avons réclamé le respect du dialogue social ainsi que le châtiment des casseurs. Nous lui avons affirmé que nous étions aujourd’hui mobilisés pour ne pas abandonner le terrain aux bandes et aux trafics mafieux…

Nous avons ensuite rejoint nos camarades et avons repris vers la Place d’Armes par la rue Aristide Briand. Là, nous avons appelé à la vigilance contre les mauvais coups de l’été et nous avons décidé la dispersion. Il était midi et nous avons fait vivre une manifestation pleine d’ardeur.

Demain, il faudra faire face à la liquidation de VÊTIMARCHE et mettre en place le plan de défense des intérêts des salariées. À chaque jour suffit sa peine: nous avons fait aussi bien que le 22 mai, dans de très mauvaises conditions de départ. Dans la Marne aujourd’hui, il n’y a eu que 3000 manifestants au total. Mais le combat continue.

NOSE DE CHAMPAGNE.

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15 juin 2008

INSECURITES…

VITRY_BR_LE On a eu Sarkozy ministre du budget (mot anglais, provenant du mot français "bougette"), puis des finances... et on a la dette !

On a eu Sarkozy ministre de la police et de l’intérieur, aujourd’hui Président comme Poutine, et on a l’insécurité !

À Vitry-le-François, championne de Champagne du chômage et de la mal vie, la gendarmerie a remplacé le commissariat de police. On a un système de surveillance vidéo qui filme à grands frais les méfaits plutôt que de les prévenir. On a la police municipale qui passe plus de temps à donner des procès verbaux aux petits vieux pour stationnement ou pour avoir circulé à 5 à l’heure dans la rue du marché, qu’à effectuer un vrai travail de proximité dans les quartiers. Ceux-là circulent à petite vitesse dans les quartiers au volant de leurs voitures tricolores bariolées sans jamais se préoccuper de ce que pourrait être un vrai travail efficace au service de la sécurité des citoyens… Leur passage n’empêche pas qu’on puisse franchir une clôture d’un mètre vingt et voler 4 vélos cadenassés aux portes de nos chambres, au petit matin, l'été…

On a aussi des individus en casquettes qui circulent au volant de puissantes « allemandes » aux vitres fumées aux abords du lycée ou des collèges, qui s’arrêtent parfois au milieu de la chaussée en bloquant la circulation pour bavarder avec des « confrères » venus en sens inverse ou qui viennent s’insulter dans les quartiers comme le mien, le Grand Parc (entre la Haute Borne et Le Hamois) à la tombée de la nuit…

On a eu la révolte des quartiers à l’automne 2005 (et 12 voitures brûlées) et on vient de connaître une nuit d’émeute du samedi 14 à 22 heures au dimanche 15 juin 2008 au matin, avec un bilan démesuré pour une ville de 15 mille habitants: 1 mort, 9 blessés, 60 véhicules brûlés dont 1 camion semi-remorque, un hypermarché Super-U partiellement touché par l’incendie ! Il a fallu 70 gendarmes et 30 pompiers pour assurer le contrôle de trois grands quartiers pauvres aux extrémités de la ville: Le Désert et Rome Saint-Charles (3500 habitants) d’un côté et Le Hamois (4000 habitants) de l’autre. Dans ces quartiers, la précarité mine tous les rapports humains et les « solutions individuelles » sévissent via un certain nombre de trafics traduits de temps en temps dans le journal par l’annonce de démantèlements de réseaux de drogues...

Cette nuit, c’est un jeune de 20 ans (20 ans, c'est tôt pour mourir !) qui a été exécuté d’une balle dans la tête à l’entrée de la Zup du Hamois. Les gendarmes venus arrêter l’assassin ont ensuite été pris à partie. C’est insupportable ! Insupportable la fin brutale et arbitraire d’un jeune de 20 ans ! Insupportable la prétention de groupes punitifs s’opposant aux forces de l’ordre venues arrêter l’assassin ! Insupportable que l’on puisse penser imposer impunément le règne barbare de la force aveugle…

Mais comment en est-on arrivé là ? Que se passe-t-il dans les familles pour que l’éducation des enfants connaissent pareil épilogue ? Que se passe-t-il, dans les collèges sensible ou de ZEP, dans notre ville, pour que les règles qui permettent de « vivre ensemble » soient aussi peu partagées ? Que se passe-t-il dans les lycées de notre ville enfin, pour que la violence seule soit envisagée comme la clef qui ouvre les portes d’un avenir aussi incertain et fragile ?

Les trop longues années de frustration doivent céder la place à la seule construction des solidarités capables d’ouvrir sur une société plus juste et fraternelle.

NOSE DE CHAMPAGNE

 

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11 juin 2008

BOLIVIE: 20 000 PERSONNES ATTAQUENT L’AMBASSADE DES ETATS-UNIS...

EVO_MORALES Avec les poings levés, plus de vingt mille boliviens ont cerné hier l'Ambassade des États-Unis à La Paz et ont essayé de prendre l'édifice par la force. Le mot d’ordre était unique : "Justice, justice, justice". Les mouvements aymaras de El Alto se sont mobilisés très tôt dans la capitale pour conspuer l'asile politique que le gouvernement des États-Unis a accordé à Carlos Sanchez Berzaín, la main droite de l'ex-président Gonzalo Sánchez de Lozada et un des principaux responsables , selon la Justice bolivienne, des morts de 68 personnes lors du dénommé Octobre Noir (Guerre du gaz).

Malgré les critiques réitérées des mouvements sociaux contre les politiques étasuniennes dans le pays, hier c'était la première fois que l'ambassade nord-américaine a été la cible d'une manifestation massive. Avant que les manifestants arrivent au siège diplomatique, un cordon policier de 200 effectifs et deux camions antiémeutes défendaient l'édifice.

"Nous voulons que la police se retire, nous n'assumons pas la responsabilité s'il y a un affrontement, parce que nous pouvons brûler l'ambassade", prévenait dans l'après-midi Edgar Mora, dirigeant de l'organisation radicale Comité Civique Populaire, une organisation proche du MAS.

Les manifestants étaient décidés à prendre l'ambassade et à baisser le drapeau étasunien qui flambe dans le milieu de la cour. On voulait nous venger pour la décision de Washington d'octroyer l' asile politique à l'ex-ministre de la Défense Sanchez Berzain. Cela fait plusieurs mois, le gouvernement d'Evo Morales et la Cour Suprême essaient d'obtenir l'extradition de Berzaín et son ancien chef, Sanchez de Lozada. Les deux se sont réfugiés aux États-Unis après avoir fui au milieu de la nuit et après avoir abandonné le gouvernement. Derrière eux ils laissaient 68 morts et une crise politique.

Les familles des victimes de ce fatidique octobre 2003 ont demandé hier justice. Au cri de : "Bolivie libre OUI, colonie yankee NON!", des milliers de manifestants se sont affrontés à la police, qui a répondu avec des coups et des gaz lacrymogènes. Le bilan, à l'heure du bouclage de cette édition, était de trois blessés. Dans la nuit, quand la situation s'était calmée, l'ambassade a diffusé un communiqué remerciant la protection de la police et désirant que les relations entre les "deux peuples" s'améliorent rapidement (sic).

Pagina/12 (Argentine), 10 juin 2008.

Traduit par http://amerikenlutte.free.fr

J’ai repris cette information car elle présente, pour moi, l’intérêt de mesurer que le peuple Bolivien ne s’en laisse pas compter et qu’il est capable de disputer l’initiative aux forces réactionnaires qui tentent la partition du pays.

NOSE DE CHAMPAGNE

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07 juin 2008

LE 17 JUIN, PROLONGER LE 22 MAI 2008 !

VETI_2 Le 22 mai, dans mon intervention au nom de la CGT, j'avais situé les enjeux de l'action dans laquelle nous étions engagés. Cette action appelait une mobilisation durable et croissante. Ce qui justifiait alors le combat revendicatif mérite donc encore de trouver son prolongement le 17 juin. Le 29 mai, dans ce même processus durable, en délégation (voir sur cette page, l'article qui relate l'événement) CGT-CFDT-FO, nous avons rencontré le député LNC de notre circonscription. Je vous livre ci-dessous la teneur de mon intervention.

"Tout d’abord, bravo à toutes celles et tous ceux qui sont ici et qui ont compris l’importance d’être ensemble CGT-CFDT et FO, mobilisés et en lutte dès aujourd’hui.

L’histoire sociale, c’est l’histoire de la lutte du capital et du travail. Pour le capital, toujours plus; pour le travail, toujours moins ! Les charges, le coût du travail, etc. Vous connaissez ! Le paquet fiscal de 15 milliards d’euros pour les riches; l’allongement de la durée des cotisations, et les franchises médicales pour les salariés actifs et retraités !Depuis toujours, la lutte du camp du travail contre celui du capital, c’est la lutte pour des salaires décents et la lutte pour limiter la durée du travail. Tout se tient ! La lutte pour diminuer la durée du travail, c’est la lutte pour limiter:

la durée quotidienne du travail

à 10 heures, mais chez A.G.Net les femmes sont contraintes jusqu’à 11 heures par jour pour des salaires de misère;

La durée hebdomadaire du travail

à 35 heures, mais Devedjian nous assure aujourd’hui qu’il faut lui porter le coup de grâce (admirez l’élégance du vocabulaire !);

La durée de la carrière

qui était de 37,5 ans pour tous (public-privé) jusqu’en 1993, mais étendue à 40 ans depuis 2003, et qu’ils veulent porter à 41 ans en 2008, pour atteindre 42, 43, 45 ans ! De Balladur en Raffarin et en Fillon, Ie MEDEF et l’UMP veulent faire disparaître le droit à la retraite à 60 ans et le faire reculer à 65 ans et plus, sinon abolir toute référence butoir !

Comme les progrès scientifiques et techniques ont permis l’allongement de la durée de la vie, ils veulent nous voler notre vie en nous obligeant à travailler pour leurs seuls profits plus longtemps... Mais ils sont incapables, déjà, de garantir 40 ans d’activité à ceux qui travaillent, comme chez VÊTI MARCHE qui projette de jeter les salariées du magasin à la rue fin juin ! Pourtant, en moyenne en France, on prend sa retraite entre 57 et 58 ans, quand on la prend en moyenne peu après 58 ans en Europe. Et cela sans tenir compte que la France est le 2° pays au monde pour la rentabilité des capitaux et pour la productivité du travail… Regardez les résultats des 40 entreprises du CAC 40 ! Alors, vous comprendrez pourquoi on ne peut pas croire à leurs larmes de crocodiles !

« Le poids de la dette » nous disent-ils ! Mais si la France a une dette de 1150 milliards d’euros, pourquoi ne dire jamais qu’elle a aussi des avoirs à hauteur de 1600 milliards d’euros et donc un solde positif de 450 milliards d’euros ? Eux qui se croient importants, nous prennent-ils à ce point pour des ignorants, que nous ne sachions comment fonctionne un budget, notre propre budget ! Et cette dette dont ils parlent, qui en est responsable ?

Le déficit public a été porté à 3,5% du PIB entre 1993 et 1995, et le Secrétaire d’état au budget était un certain… Nicolas Sarkozy !

En 2004, lorsque le déficit a atteint 3,7% et passé le cap des 1000 milliards d’euros, le Ministre des finances d’alors était un certain… Nicolas Sarkozy !

En 2006, le déficit de la Sécu était de 11,6 milliards d’euros, mais le gouvernement avait pourtant offert 23,6 milliards d’euros au MEDEF et au patronat; le déficit du budget annuel de l’état approchait 50 milliards d’euros, mais 65 milliards d’euros de cadeaux avaient été accordés aux patrons !

En 2007, les 40 entreprises du CAC 40 ont enregistré (toutes charges et impôts déduits) 92 milliards d’euros de profits, soit près de 6 millions de SMIC pour 1 an !

Vraiment, s’il y avait une seule raison - mais il y en a beaucoup plus - pour laquelle on ne peut pas accepter aujourd’hui l’allongement à 41 ans de cotisations, c’est la situation faite aux femmes: elles subissent 80% des temps partiels imposés; elles sont les premières frappées par le chômage, et une très forte proportion d’entre elles n’aura jamais accès à la retraite à taux plein ! Voilà donc, cher-e-s ami-e-s et camarades, pourquoi aujourd’hui nous entamons une nouvelle étape de ce combat qui vient de loin et qui doit continuer ! Donc, tous ensemble, on continue !"

On ne comprendrait pas que les raisons qui nous ont rassemblés les 22 et 29 mai soient oubliées le 17 juin pour quelque prétexte que ce soit. Et ces jours-ci, on l'entend bien, les prétextes ne manquent pas ! C'est ce que je dis dans mon appel aux UL partenaires de la CFDT et de FO pour organiser ensemble le 17 juin. D'autant qu'aux retraites, la plateforme d'appel s'est étendue à la défense des 35 heures ! Il en va, pour tous les salariés, de la crédibilité du syndicalisme.

NOSE DE CHAMPAGNE

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NOTRE DELEGATION INTERSYNDICALE CHEZ LE DEPUTE, JEUDI 29 MAI 2008

my20_006 Notre délégation est composée du Représentant FO des Communaux de Vitry, de Daniel ALEX de la CFDT et de J-Jacques POIGNANT pour la CGT. Monsieur De Courson nous accueille avec un retard de plus d’un quart d’heure… Il a devant lui, sur son bureau, la motion intersyndicale CGT-CFDT-FO déposée le 22 mai 2008 chez le Sous-Préfet, le Maire et le Député. Elle comporte les 6 points de la déclaration intersyndicale du 30 avril à Paris: niveau des retraites, garantie du droit à 60 ans, durée de cotisation, pénibilité, financement, réduction des inégalités hommes-femmes… C’est le député qui choisit l’ordre des revendications.

1. Pénibilité:

Je rappelle que la Loi Fillon de 2003 prévoyait une négociation et un accord sur ce thème. Or l’ensemble des syndicats déplore les blocages du patronat.

Le député commence d’entrée de jeu son entreprise de division des syndicats présents en exposant à sa façon les positions respectives des syndicats. « La CFDT est très attachée à cet aspect et a fait le plus grand nombre de propositions… La CGT dit non à tout… Les autres syndicats ont des positions variées » !

Il nous expose son point de vue: « le blocage vient d’une mauvaise méthode de négociation, organisée branche par branche… ». Il nous informe que la semaine dernière un rapport suggère de calquer la réflexion sur la pénibilité sur l’étude des maladies professionnelles. Il précise qu’il est très difficile de tenir compte de l’extrême variabilité des carrières et des individus, même à conditions identiques.

Nous, représentants syndicaux, protestons ensemble contre l’assimilation pénibilité-maladies professionnelles. Pour la CGT, j’illustre par le cas de tel ouvrier qui a fait 33 ans de 3X8 et effectué des gestes répétitifs usant son organisme sans que la médecine du travail reconnaisse la maladie professionnelle...

Le député revient à la notion de pénibilité à partir de la situation des mineurs ! « Il n’y a plus de mineurs. Les mineurs effectuaient un métier pénible. On ne peut pas considérer que ce soit le cas d’un instituteur… »

Nous opposons à cette vision celle de métiers pénibles, répétitifs et astreignants, avec le stress qui peut aller jusqu’à tuer chez Renault.

2. Droit à 60 ans:

Le député prétend que « ce n’est pas en cause ». Nous lui opposons que Madame Parisot a fait en une année 3 déclarations: la première en début d’année pour souhaiter de porter le droit à la retraite à 61 ans; la seconde pour demander à 62 ans, et il y a quelques jours pour demander que ce soit à 63,5 ans.

Il répond « Ce n’est pas Madame Parisot qui décide, mais le Parlement ».

Je lui rappelle que Madame Parisot obtient beaucoup de ce qu’elle demande à ce Gouvernement.

3. Garantie et niveau:

Le député estime que « Fillon lui-même reconnaît que le système mis en place n’est pas adapté et laisse se creuser des retards qui peuvent aussi bien se produire dans un sens que dans l’autre ». Il faut modifier le système d’indexation. Précisément, les syndicats demande la ré-indexation des retraites sur les salaires...

D. Alex rappelle que les augmentations de retraite ne couvrent même pas la moitié de la hausse officielle des prix.

Le député dénonce les « privilèges des fonctionnaires » (?!) Il souhaite en finir avec un système inégalitaire public/privé. Il rêve d’un grand régime général pour tous.

Je lui réponds que nous ne pouvons qu’être d’accord sur ce principe qui était celui du CNR mais que nous redoutons que ce soit fait sur des bases régressives. Le CNR voulait une 2° étape de la protection sociale où nous serions passés à une couverture 100% (maladies et retraites).

Le député rétorque que le CNR pouvait promettre, mais qu’aucune majorité parlementaire n’aurait accepté cette aventure. Il indique perfidement aux 2 autres membres de la délégation: « n’écoutez pas ceux qui vous promettent tout ! »

4. Durée de cotisation:

Le député rappelle que la Loi Fillon de 2003 indexait « très justement » la durée de cotisation à l’espérance de vie. Il rappelle que celle-ci ne cesse de s’allonger… Il estime normal le processus de réactualisation de la durée tous les 4 ans.

Je lui rappelle que l’ensemble des syndicats refuse cette mesure tant que la question du travail des seniors (plus de 50 ans) n’est pas résolue. La mesure, n’a actuellement que l’intérêt de diminuer les droits des salariés et de renforcer les inégalités hommes-femmes.

Il nous demande de faire des propositions.

Nous suggérons des conditions de travail modulées avec des cessations progressives d’activité et la valorisation de l’ expérience des seniors…

5. Financement:

Nous trouvons là quelques points d’accord, notamment sur l’élargissement de l’assiette, la taxation des stock-options (cette mesure ayant été proposée par la Cour des Comptes dont notre député est un haut fonctionnaire salarié), la réduction des niches sociales…

Le député indique que « les mesures prises dans la Loi Fillon de 2003 ne couvrent que le 1/3 des besoins… »

Je précise que le rapport du C.O.R. mentionne des besoins de 25 milliards d’€uros d’ici 2020 , ce qui représenterait alors 1% de PIB. J’indique que c’est à la fois beaucoup et peu et que cela peut faire l’objet d’un débat avec la Nation sur la répartition des fruits du travail…

6. Inégalités homme-femme:

Le député minimise la question en l’abordant par l’angle de la réversion.

Je lui coupe la parole pour lui dire que la question de l’inégalité de traitement homme/femme vient de bien plus loin, dans la carrière-même des femmes: elles subissent les temps partiels imposés, ont de plus en plus difficilement des carrières complètes et ce d’autant plus à chaque allongement de la durée de cotisation...

Le député aborde ensuite sur la question des bonifications pour enfant en disant son aspiration à une véritable politique de la famille…

CONCLUSION:

Durant cette rencontre, le député nous a parlé de son grand intérêt pour l’histoire sociale de notre pays et montré son mépris en nous considérant comme des ignorants, y compris dans ce domaine: l’histoire sociale. Il part du principe que lui il sait, et que nous nous ne savons pas. Nous sommes pour lui d’obscurs syndicalistes. Il a très peu écouté nos arguments et les a le plus souvent rejetés ou ignorés. Il s’est beaucoup écouté lui-même.

En fin de rencontre, le député m’a « gentiment conseillé »: « il faudrait que la CGT soit plus ouverte, au lieu de se comporter toujours comme un bloc conservateur. Elle ne s’en porterait que mieux !».

Je lui ai assuré que nous allions bien et qu’en ce qui concerne notre image nous nous en occupons. Depuis 1895 ses amis la présentent comme ringarde ou dangereuse sans jamais accepter notre existence. Pourtant nous sommes toujours là… » Devant cet incroyable inversement des rôles et des réalité, je lui ai rappelé que nous étions ici parce que nos organisations veulent négocier et que c’est le Gouvernement qu’il soutient qui refuse la négociation sérieuse en nous imposant des sujets « non négociables ».

Bref, on peut se demander si ce genre de réunion présente un intérêt quelconque. Nous pourrions nous contenter dorénavant de déposer nos documents (motions, pétitions, etc.) et de surveiller les votes du député à l’assemblée. Le débat avec lui ne sert à rien d’autre qu’à nous faire perdre du temps: notre mission c’est de présenter les revendications, pas de lui demander de les valider.

NOSE DE CHAMPAGNE

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Posté par NOSE 2 CHAMPAGNE à 14:53 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 mai 2008

22 ! VITRY EN MAI...

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À 10 heures, nous nous sommes rassemblés pour la première fois devant la Maison des Syndicats et des Associations, l’Espace Lucien Herr. D’habitude on part du parking des Indes, ou de la Place d’Armes. Pendant de longues minutes, chaque organisation a déballé ses drapeaux, distribué ses casquettes, ses autocollants, ses demi-feuilles imprimées de slogans aux participants de CALCIA, SMP-SALZGITTER, ARCELOR-MITTAL, TRICOFLEX, NOBEL AUTOMOTIVE, VÊTIMARCHÉ, LECICO, ITMLI, KADANT, JOHAR, Le Centre Hospitalier Général, les communaux… De part et d’autre du cortège en formation, les véhicules de la gendarmerie: 2 voitures légères et un fourgon, où les gradés sondaient l’atmosphère. L’Inspecteur des Renseignements Généraux se faisait répéter le parcours et les lieux de dépôt des motions par les 3 responsables locaux de la CGT, de la CFDT et de FO. Puis, nous avons demandé à la banderole de prendre la tête accompagnée des 3 secrétaires des UL, et aux rangs qui suivaient de se former en occupant toute la largeur de la rue par lignes de 5… La manif s’est alors ordonnée, puis ébranlée, pour défiler durant une heure et demie.

Nous avons parcouru la rue du pont. Au passage devant la permanence UMP, des huées et des sifflets ont retenti. Et nous avons lancé les slogans… Les plus souvent repris, sur tout le parcours ont été:

la dette c’est eux qui la font ! La retraite c’est eux qui la défont !

Fillon partout, Sarko partout, retraite nulle part !

Ne perdons pas notre vie à la gagner !

Du pognon pour les retraites, pas pour les stock-options !

On n’a pas le tempérament aux retraites raplapla !

Retraités oui, maltraités non !

Sarko, si tu savais, ta retraite où on t’la met... !

Traversée de la Place d’Armes et parcours de la rue Aristide Briand, puis rue Maître Edmé et arrêt devant la sous-préfecture. L’intersyndicale est entrée pour déposer une motion à la secrétaire générale des lieux, mais le sous-préfet a tenu à nous recevoir lui-même. Il nous a assuré qu’il transmettrait cette motion exigeant l’ouverture de vraies négociations sans préalable du genre « tel point n’est pas négociable ».

Nous avons rendu compte de cette rapide délégation et effectué les prises de parole. La CGT a insisté sur les mensonges au sujet de la dette, sur l’argent qui existe et sur la situation faite aux femmes. La CFDT a assuré que « le camarade de la CGT a dit la vérité… ». FO a rappelé les différentes étapes des attaques contre nos retraites...

Nous sommes repartis, débouchant place de l’Hôtel de Ville. Nous y avons été reçus par un Adjoint au Maire qui nous a assuré du soutien de la nouvelle Municipalité… Nous avons repris le défilé jusqu’à la permanence du député Charles-Amédée De Courson Du Buisson (extrême centre du LNC). Le « malheureux » (aux dires de ses assistants parlementaires) était à l’Assemblée Nationale pour le vote sur la réforme des institutions et ne rentrerait que vers 23 heures. « Il travaille beaucoup ». Nous avons répondu que nous étions prêts à le rencontrer à 1 ou 2 heures du matin si nécessaire et que «  l’essentiel n’est pas de travailler beaucoup mais de travailler bien »… Nous avons rejoint la Place d’Armes, où nous nous sommes arrêtés et donné pour mission d’amplifier la mobilisation dans les entreprises et les services pour nous retrouver très bientôt et plus nombreux. Puis nous nous sommes dispersés. Nous étions 150 dans la capitale du Perthois, tandis qu’ils étaient 650 à Châlons-en- Champagne, plus de 1000 à Épernay et 3500 à Reims: près de 5500 marnais en colère… Comme partie de moins d’un centième de la population nationale, nous étions donc sûrs que l’objectif de 500 mille manifestants dans les rues serait pulvérisé. Nous avions raison: les syndicats ont annoncé 700 mille alors que la police minimisait, comme d’habitude, à 300 mille.

Dans la manifestation, les militants de la CGT ont recueilli 349 signatures sur la pétition reprenant les propositions de la CGT pour les retraites.

Nous avons vécu une belle journée. Nous sommes prêts, très vite, à en construire d’autres !

NOSE DE CHAMPAGNE

Posté par NOSE 2 CHAMPAGNE à 23:24 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

FATOUMATA ET MON CHER TRESOR...

Riches

À ma permanence des consommateurs-salariés CGT, cet après-midi à Châlons, j’ai reçu une dame de 40 ans qui en paraissait au moins 50. Elle s’appelait, Fatoumata dirons-nous, et travaillait pour 420 euros mensuels dans une entreprise de nettoyage et d’entretien de locaux à temps partiels, complété dans une autre entreprise de même nature pour 310 euros…

Un jour de mars, faisant ses courses en vitesse entre 2 services, elle s’est stationnée pour 5 minutes sur un emplacement réservé aux handicapés. C'est pas bien et elle a été verbalisée: le Trésor Public lui a réclamé 375 € !

Vivant avec des ressources limitées, elle a réglé 75 € le 21 mars, 100 le 11 avril, 100 le 8 mai… et le 16 mai, Trésor Public a actionné un cabinet d’huissiers qui a réclamé 230, 02 € à cette dame, sous peine de « saisie-vente de votre mobilier, saisie, enlèvement, puis vente de votre véhicule, saisie de vos comptes bancaires, salaires ou revenus » ! Et ce matin 21 mai, Fatoumata a payé le reliquat de 100 € ...

Affolée, elle n’a rien trouvé d’autre que venir cet après-midi à notre permanence, à l’UL de Châlons-en-Champagne, adhérer à la CGT et demander notre aide.

Nous avons immédiatement téléphoné au cabinet d’huissiers et fait ramener à 30,02 € la somme demandée à Fatoumata. Et nous allons demander pour elle et par écrit, une remise gracieuse pour cette pénalité au Trésor Public.

Qu’est-ce que ç’aurait été si Fatoumata avait fait passer, comme certains des 843 fuyards et 2,5 milliards d’euros des grandes fortunes, la frontière salvatrice des rigueurs de notre cher Trésor !

NOSE DE CHAMPAGNE

Posté par NOSE 2 CHAMPAGNE à 00:59 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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