PAR DESSUS LE MARCHE...

 

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Nous, militants Front de Gauche  Vitryats (un peu moins d'une dizaine de personnes), nous allons depuis 3 semaines au contact de la population.

Durant 2 semaines, nous avons diffusé notre "4 pages" contre l'austérité et sur la vérité concernant le prétendu "coût du travail". Il fait la clarté sur le coût réel dont on ne parle pas, surtout pas: le coût du capital.

Cette semaine, nous avons commencé la distribution de notre bulletin-programme (N°01), tout en continuant de faire signer nos pétitions pour une fiscalité plus juste, et donc contre la TVA.

Il est difficile d'imaginer la rareté des refus et la volonté farouche des gens de participer à quelque chose qui puisse empêcher le mauvais coup supplémentaire du passage de la TVA à 20% au 1er janvier 2014. Si nos édiles locaux ne perçoivent pas ce sentiment, comment le Président de la République engoncé dans les ors des palais nationaux pourrait-il le percevoir ?

À la sortie des écoles auprès des parents des élèves, au Hamois par exemple ce jeudi 12 décembre, les mères de famille ne se sont pas faites prier pour noircir de leur participation nos listes de pétition...

Chaque jeudi donc, de 9 à 11h30 sur le marché, nous rencontrons par dizaines voire par centaines des gens modestes, ruraux  et urbains: retraités et pensionnés, salariés et femmes au foyer venues faire leurs courses...

Dans les échanges, nous mesurons le formidable rejet et la déception amère, le sentiment de trahison même, à l'égard  de ceux qui nous gouvernent, l'exaspération qui progresse et pourrait se transformer en tsunami politique si l'on n'y prend garde.

Nous percevons aussi la lucidité, quand on nous dit aussi, comme ce jeudi matin: "on ne va pas quand même remettre Sarkozy !"... Et nous comprenons la difficulté de notre tâche lorsque ceux-là ajoutent qu'ils ne savent plus pour qui voter, ni si çà sert encore à quelque chose.

Bien sûr, nous répondons que nous, nous savons que nous voterons Front de Gauche. Mais c'est pour nous entendre rétorquer: "oui, mais vous voulez vous allier avec Monsieur Bouquet !". C'est là que réside tout l'effort d'information pour rappeler quelles sont les compétences de la collectivité locale, par rapport à celles de l'Etat.

Pour notre part, nous nous engageons à ne pas nous taire, ne pas accepter de "filtres", si d'aventure nous sommes élu-e-s dans une majorité composée, avec des forces qui ne pensent pas sur tous les sujets comme nous. Nous nous engageons à rendre compte et à faire trancher les contentieux par les vitryats en dernier ressort.

Nous poursuivons donc notre campagne, comme nous la poursuivrons encore après les élections, pour montrer aux gens qu'il faut en finir avec la délégation de pouvoir; qu'il faut rester mobilisés. La démocratie élective est bien insuffisante et peut toujours se scléroser  au contact de la "culture de pouvoir", la preuve. La démocratie directe  est selon nous indispensable pour que notre démocratie ne soit pas cul de jatte et qu'elle marche sur ses 2 jambes.

Pendant qu'Anna (W) et moi étions au Centre ville, Jean, Michel et les autres, étaient à Super-U et faisaient le même travail. D'autres iront au Centre Leclerc...

Nous allons très bientôt nous réunir pour réfléchir à une initiative au cours de laquelle nous remettrons les centaines de signatures déjà récoltées pour une fiscalité garantissant un autre partage des richesses.

Par ailleurs, ayant déjà reçu par 2 fois le signal de nos éventuels partenaires à venir négocier notre participation à la municipalité future, nous allons également faire le point à ce sujet. Particulièrement, nous voulons rappeler que la taille et la gabelle furent des éléments déclencheurs des événements de 1789 qui débutèrent par la réunion des Etats Généraux et débouchèrent sur la Grande Révolution Française.

Nos partenaires qui acceptent la hausse de la TVA à 20% le 1er janvier 2014 devraient se souvenir du sort qui fut fait aux fermiers généraux ! Il se pourrait que pour une fois Jean-Luc Mélenchon ait raison de dire que nous sommes en 1788 !

NOSE DE CHAMPAGNE.