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 Depuis un mois, Marcel - mon petit têtard - vivait au ralenti et il maigrissait... Il occupait beaucoup le couvercle de mon ordinateur ces derniers temps, pour que je sois avec lui... Ce dimanche sa situation s'est brutalement détériorée et il a fait plusieurs malaises: le coeur et la respiration s'emballaient de manière désordonnée... Lundi soir, il a fait sa dernière sortie dans le jardin... Mais mardi matin, impossible de lui faire prendre son indispensable médicament... Nous avons dû nous résoudre à le conduire, Chantal et moi, chez le vétérinaire de l'Esplanade de Strasbourg.

Très fatigué, il a été ausculté attentivement et doucement. Le deuxième poumon était presque totalement engorgé aussi et à quelques heures près, il risquait de mourir en s'étouffant, en se noyant... Nous avons voulu lui épargner çà. Nous l'avons embrassé et la vétérinaire lui a fait une piqûre pour l'endormir doucement. Une fois que nous avons été sûrs qu'il était le plus détendu possible, la vétérinaire a procédé avec notre accord à l'injection léthale: nous t'avons pleuré avec tant de chagrin, Marcel !

Marcel nous a quitté à 10h20 hier matin, et déjà il nous manque à tous beaucoup. C'était un beau chat sensible et intelligent. Il y a presque 9 ans, il était arrivé décharné et balaffré chez nous et il s'y était installé, trouvant le lait et le jambon à son goût. Il avait alors bénéficié de l'ascenceur social de sa nouvelle maison... Il avait un sens certain ou un certain sens de ses responsabilités, puisqu'étant le moins costaud des 4 chats de la maison, c'est tout de même lui qui y jouait le rôle de chef de "la meute". Tous ses frères, à commencer par Fanfan, l'ont recherché toute la journée d'hier. Quelqu'un - Marcel - leur manquait, comme à nous... Marcel est maintenant au pays des rêves, en compagnie de ses chiens Lulu et Hector qui l'avaient précédé.  

Anna W, notre amie et camarade, m'a confié hier soir un petit poème écrit pour lui.

"Au paradis des chats, il n'y a jamais de mensonge

La vie s'est arrêtée, le temps d'un songe.

Tu t'en vas doucement, vers un ailleurs

Où je ne suis pas, j'ai mal et je pleure

Mais je te sais apaisé et sans souffrance

Tu rejoins le pays de ton enfance.

Je me souviens de ton tendre regard

Quand nos routes se croisaient par hasard

La douceur de ta fourrure soyeuse

J'y glissais mes doigts, j'étais heureuse

Tes ronronnements de béatitude

remplissaient ma triste solitude.

Ta tête posée au creux de mon cou

Ta petite patte posée sur ma joue

Tu savais me consoler des drames

Tu venais pour me lécher les larmes.

Petite boule de poils, mon gros chat

De ma drôle de vie tu es le pacha

La mort t'emporte très loin de moi

Mais le paradis des chats moi j'y crois."

 

Merci Anna (W) pour cette douce évocation de notre compagnon...

 

NOSE DE CHAMPAGNE