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La résignation et la peur font des ravages chez les salariés de "la faïencerie" au point de paralyser même les réflexes d'autodéfense. Mais la peur n'évite pas le danger, comme on l'a vu chez SUCRE-UNION à Sermaize-les-Bains !

La peur et la résignation sont d'autant plus fortes que les pouvoirs publics ont joué là-dessus, préfecture, sous-préfecture comme commissaire au "redressement" productif pour notre département. Leur message, a contrario de toutes les expériences passées faites par les salariés aux "quatre coins de l'hexagone", était le suivant: le moindre bruit serait défavorable, car il ferait fuire tout repreneur !

 

Donc, pas de vague, ni des salariés, ni du syndicat CGT (pourtant majoritaire), mais tournant le dos aux orientations locales comme nationales de la CGT. Le syndicat dans l'entreprise a fait la sourde oreille aux salariés inquiets et désinformés, comme à l'Union Locale CGT, ou à d'autres organisations syndicales: nous souhaitions la mise en place d'une procédure d'alerte économique de la DUP, avec nomination d'un expert. FO était prête à suivre...

 

Le résultat de tout cela sera peut être connu demain jeudi 31 octobre 2013: le tribunal de commerce devant statuer sur les propositions en présence. Il reste évident que le coût de cette journée sera élevé: les effectifs, aux dires du gérant actuel Monsieur Pagazani: "les gens chôment la moitié du temps, il faudrait donc supprimer la moitié des emplois...". Mais l'entreprise intéresse-t-elle un éventuel repreneur pour son potentiel productif, ou pour ses brevets et ses clients ? Auquel cas, le prix à payer serait encore plus lourd.

 

Pour ne pas avoir joué son rôle dans la crise, la DUP pourrait bien disparaître. Les IRP se réduiraient alors à une poignée de DP. L'Union Locale CGT est bien décidée à en informer les salariés elle-même.

 

NOSE DE CHAMPAGNE.