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Je l'ai dit dans ma 1ère intervention, la situation est extrêmement complexe et il est donc parfaitement difficile de dégager une orientation qui fasse évidence.

Les communistes ont donc eu à y réfléchir et ont tenu, dans le respect de la feuille de route qu'ils se sont donnés il y a plusieurs mois déjà, un conseil national sur ces élections municipales de 2014. Il est difficile de concentrer leur réflexion dans un mot d'ordre sans perdre beaucoup de sa richesse... Mais ici, il faut tout de même tenter le coup, d'autant que Jean-Luc Mélenchon exerce une pression un peu insupportable, étant résolument décidé à "cliver" en toute occasion et quels que soient les risques.

Nous sommes tiraillés entre deux pôles:

- d'une part la volonté de nous opposer et de résister à la politique antisociale (voir le PLF et le PLFSS 2014) mise en oeuvre par le gouvernement du PS et ses alliés EELV, MRC et PRG, en privilégiant une autonomie intégrale confinant à l'isolement;

- d'autre part la nécessité vitale de barrer la route à la droite et à l'extrême droite, dans les exécutifs municipaux.

Pour ma part, je souscris pleinement à l'orientation choisie qui évite le simplisme dogmatique. Il faut tenir compte des situations locales et se retrouver dans les cas de figure suivants:

1) lorsque le maire sortant est issu d'une formation de la gauche, même si ce n'est pas un parti participant au Front de Gauche, il faut que nous ayons l'ambition de le faire réélire sur un programme plus favorable aux populations , avec des élus Front de Gauche plus nombreux;

2) lorsque la majorité sortante est de droite, la compétition est ouverte et le Front de Gauche  doit se montrer le meilleur conquérant pour de nouvelles positions plus favorables aux salariés et leurs familles.

C'est ce que j'ai compris de "L'Appel aux citoyens à s'emparer des élections municipales". Et je ne vois pas, dans cet appel, la moindre entorse à l'existence et à l'avenir du Front de Gauche, que dénoncent pourtant JL Mélenchon et ses groupies, sans doute pour occuper l'espace médiatique au détriment du respect des composantes du Front de Gauche. 

Il me semble dans ce cadre, qu'il soit possible sans lancer d'exclusive, de répondre aux attentes des électeurs aux municipales, révélées par le sondage TNS-SOFRES des 13-16 août 2013. Je le livre ci-dessous.

La priorité N°1 va à l'emploi et au développement économique avec 45%; la N°2 au niveau des impôts locaux avec 43%. La préoccupation (seulement, malgré le battage médiatique) N°3 concerne la sécurité avec 37% (un peu plus de 1 sur 3), tandis que la N°4 vise la circulation et le stationnement ( qui ne posent pas vraiement de problème en dehors des grandes villes ou des "métropoles"). La préoccupation N°5 qui fait une percée avec 22% fait apparaître le logement et nous oblige à nous intéresser particulièrement à l'état et aux évolutions du logement social. Viennent ensuite, en N°6 les ordures ménagères et les espaces verts avec 17%; en N°7 les aides aux défavorisés (l'aide sociale) avec 15% et en N°8 l'aide aux familles avec 12%... Si JL Mélenchon pense qu'il n'y a pas de motifs de rassemblement sur cette base, il faut tout de suite abandonner l'idée de Front de Gauche et passer à autre chose.

Je reviendrai prochainement en position 3 sur tout cela. À ciao pour se revoir un autre jour bientôt,

NOSE DE CHAMPAGNE