LE MERLE MOQUEUR

C'est mon avis et je le partage !

28 février 2009

BETANCOURT: LE MOMENT DE L'ADDITION...

Dans la jungle, Ingrid Betancourt "nous volait la nourriture"  AP|26.02.2009|17:43

1_FAMILLE_BETANCOURT2_SAINTE_BETANCOURT 3_DRAPEAU_FARC 4_BETANCOURT___BOURREAU_URIBE_COLOMBIELIVRE | Après leur libération dans la jungle colombienne, trois ex-otages des FARC publient un livre dans lequel ils racontent leurs cinq ans et demi de captivité et égratignent au passage leur compagne Ingrid Betancourt. 

Keith Stansell, Thomas Howes et Marc Gonsalves menaient une opération anti-drogue en Colombie pour le compte de l’armée américaine via la société Northrop Grumman Corp lorsqu’ils ont été enlevés en février 2003. Dans "Out of Captivity", publié jeudi par Harper Collins aux Etats-Unis, ils évoquent leurs 1.967 jours de captivité aux mains des FARC: les longues marches dans la jungle, les journées enfermés dans des cages, la peur constante d’être tués, et, pour finir, leur libération par l’armée colombienne le 2 juillet dernier.

Mais ils n’épargnent pas non plus Ingrid Betancourt, notamment Keith Stansell, 44 ans, qui la décrit comme hautaine et égoïste, et affirme qu’elle volait de la nourriture, gardait pour elle les rares livres disponibles, et qu’elle a même mis leur vie en danger en disant aux guérilleros que les trois hommes étaient des agents de la CIA. "Je l’ai regardée essayer de prendre le contrôle du camp avec une arrogance incontrôlable", a raconté mercredi Keith Stansell dans un entretien téléphonique à l’Associated Press. "Certains des gardiens nous traitaient mieux qu’elle ne le faisait".

Pas de réaction

Ni la Franco-colombienne ni ses proches n’ont répondu aux sollicitations de l’AP pour réagir à ces allégations. En revanche, l’ancien sénateur colombien, Luis Eladio Perez, lui aussi otage des FARC, a affirmé à l’AP qu’Ingrid Betancourt n’avait jamais dit aux guérilleros que les Américains étaient des agents de la CIA. Il s’est refusé à tout autre commentaire avant d’avoir lu le livre.

Dans "Out of Captivity", les trois auteurs se relaient tout au long de 457 pages pour raconter leur histoire. S’ils partagent la grande majorité des opinions de Stansell, Thomas Howes et Marc Gonsalves sont, néanmoins, un peu plus nuancés dans leur jugement sur Ingrid Betancourt. Dans le livre et lors d’entretiens avec l’AP, ils ont affirmé ne pas avoir de rancune, tout en concédant que les conflits entre otages étaient fréquents. "On était littéralement dans des camps de concentration", a dit Gonsalves. "On avait à peine la place pour respirer".

Expérience traumatisante

Il est rare pour un ancien otage de critiquer publiquement une personne ayant partagé avec lui une expérience si intense et traumatisante, explique le Dr Keron Fletcher, psychiatre britannique ayant pris en charge plusieurs ex-otages du Liban à leur libération il y a une vingtaine d’années. "Qu’un homme soit si agressif, c’est assez inhabituel", souligne-t-il, précisant que les gens qui ont vécu un tel traumatisme "ont tendance à garder pour eux les problèmes qu’ils ont eus avec les autres, et à faire tout leur possible pour se soutenir entre eux".

Dans la jungle, les otages étaient en compétition pour un endroit où dormir, les maigres rations de nourriture, et le seul dictionnaire espagnol-anglais disponible, selon le livre. Et quand Gonsalves, a noué une tendre amitié avec Ingrid Betancourt, la jalousie a gagné les autres prisonniers mâles. "C’est une femme dure", explique Gonsalves, 36 ans, qui a expliqué rester en contact par téléphone et courriers électroniques avec l’ancienne sénatrice. "Elle ne rendait pas la vie facile aux guérilleros".
En octobre dernier, Ingrid Betancourt avait annoncé qu’elle avait l’intention de s’isoler en 2009 pour tenter d’écrire un livre sur son épreuve dans la jungle colombienne.

Sur La Tribune de Genève http://www.tdg.ch/actu/monde/ et sur http://www.24heures.ch/

Transmis par NOSE DE CHAMPAGNE

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23 février 2009

Mobilisation du 19 mars 2009

Appel des organisations syndicales CFTC, CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

Nicolas_passe_a_la_teleLa forte mobilisation du 29 janvier a conduit le président de la République à annoncer à l’occasion de la rencontre avec les partenaires sociaux, le 18 février, une légère inflexion sociale à son plan de relance. En réponse à une partie des revendications avancées par les organisations syndicales, des mesures sont annoncées, des processus de concertation sont proposés sur le partage de la valeur ajoutée et des profits, un fonds d’investissement social est programmé.

Les organisations syndicales CFTC, CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA considèrent que les mesures sont trop parcellaires pour modifier le cap économique de la politique gouvernementale. Par ailleurs le Président a refusé catégoriquement d’augmenter le Smic, de modifier sa politique d’emploi dans les fonctions publiques et de revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires… A cela s’ajoutent l’attitude dogmatique du patronat et son refus d’assumer ses responsabilités.

La crise nécessite des réponses d’une toute autre portée. Les effets de la crise économique et financière s’accentuent et accroissent les inquiétudes des salariés. La recrudescence des suppressions d’emploi, d’utilisation du chômage partiel, contribuent à amplifier la récession et pèsent lourd sur le pouvoir d’achat qui se dégrade.

Tout ceci conduit les organisations syndicales à poursuivre la mobilisation. Elles appellent à poursuivre les actions engagées dans les secteurs professionnels.

Elles confirment la journée de mobilisation interprofessionnelle du 19 mars 2009 qui donnera lieu à des grèves et des manifestations dans tout le pays.

En prolongement de leur déclaration commune du 5 janvier 2009, elles appellent leurs syndicats et les salariés, les demandeurs d’emploi, les retraités, à faire entendre au gouvernement comme aux responsables patronaux et employeurs leurs revendications :

- défendre l’emploi privé et public ;
- lutter contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales ;
- exiger des politiques de rémunération qui assurent le maintien du pouvoir d’achat des salariés, des chômeurs et des retraités et réduisent les inégalités ;
- défendre le cadre collectif et solidaire de la protection sociale, des services publics de qualité.

Elles expriment leur solidarité et leur soutien aux salariés des DOM et à leurs organisations syndicales et appellent gouvernement et patronat à répondre positivement aux revendications posées.

Elles conviennent de se réunir à nouveau le 20 mars 2009 à 8h00.

Publié le lundi 23 février 2009 sur le site de la cgt et transmis par NOSE DE CHAMPAGNE.

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20 février 2009

DES ACTES CONCRETS CONTRE LES EFFETS DE LA CRISE !

Vitry-le-François, le 12 Février 2009

     Le Secrétaire général de l’Union Locale CGT

                            à

Monsieur le Sous-Préfet de Vitry-le-François

Hôtel de la Sous-Préfecture, rue Maître Edmé,

51300 VITRY-LE-FRANCOIS

Objet: Amortir d’urgence les effets de la crise dans le Pays Vitryat.

Monsieur le Sous-Préfet de Vitry-le-François,

La Commission Exécutive de notre Union Locale CGT s’est réunie ce jour, 12 février 2009. Elle a fait le point des derniers développements de la crise dans le Pays Vitryat. Elle constate que dans un premier temps plus de 300 intérimaires ou CDD ont été jetés à la rue. Dans une seconde phase, c’est sur les RTT et autres congés que le ralentissement de l’économie a été amorti. Heureusement qu’il y a eu la Loi sur les 35 heures ! Les entreprises préparent maintenant une 3ème vague de mesures plus graves de conséquences pour le potentiel industriel dans le Pays Vitryat. Le patronat des grandes entreprises locales profite de la crise pour tenter de pousser l’avantage et de restructurer. La CE de l’UL CGT  constate que l’appel du 29 janvier demeure sans écho. Aujourd’hui, la crise produit des effets dévastateurs pour les familles et il y a grand besoin de solidarité.   

La Commission Exécutive de notre Union Locale vous demande la mise en place urgente d’une cellule de crise. L’objet de cette structure provisoire, qui compterait des représentants de l’État (sous-préfet), des collectivités locales et des salariés (syndicats), serait d’être une interface chargée de négocier des solutions d’attente entre les salariés en intérim, en CDD ou en CDI touchés par le chômage partiel du fait de la crise et:

-> les organismes bancaires, qui risquent d’exiger des agios lors des opérations ajournées sur les comptes clients ;

-> les organismes logeurs pour faire face aux risques de reprise des expulsions le 15 mars, et pour geler les hausses de loyers et de charges;

-> les fournisseurs d’énergie (électricité, gaz) ;

-> les entreprises, pour limiter au maximum les répercussions (chômage partiel, plans sociaux) de la crise sur l’emploi. La CGT exige que toutes les mesures soient prises pour rendre le chômage plus coûteux que l’emploi.

Cette structure de crise devrait s’adosser au Comité de Revitalisation du Sud Marnais, mis en place en mars 2006 et actuellement en sommeil quasiment depuis cette même  date, alors que des licenciements collectifs ont eu lieu chez Cristal-Union à Sermaize, chez Vêti-Marché, chez Hozelock TRICOFLEX à Vitry-le-François et que de nouveaux plans menacent chez NOBEL et SMP, pour plus de 320 salariés.

Monsieur le Sous-Préfet, nous nous sommes rencontrés le 29 janvier, durant un mouvement social en développement. Nous avons eu le sentiment que vous n’étiez pas insensible à nos appels alors que la situation n’avait pas encore révélé tous ses dangers potentiels.

Nous avons le souci de formuler des propositions constructives. Nous pensons que la situation mérite à la fois sérieux et célérité. Nous souhaitons donc que des mesures concrètes et efficaces permettent très rapidement de prendre en compte à la source les effets dévastateurs de cette crise dont les salariés ne portent aucune responsabilité.

Dans l’attente, veuillez agréer, Monsieur le Sous-Préfet l’expression de nos respectueuses salutations syndicales,

Jean-Jacques POIGNANT.

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10 février 2009

19 MARS 2009 : « POUR QUI SONT CES SERPENTS QUI SIFFLENT SUR NOS TETES ?»

Manif090129_12À la suite de la décision de l’Intersyndicale nationale d’appeler à une nouvelle journée d’action le 19 mars 2009, certains crient à la trahison et lancent avec dérision « et pourquoi pas en 2012 » ! Ils opposent la base « prête » à tout et le sommet décidé à rien !

Je veux dire ici ce que j’en pense. Opposer base et sommet, c'est si facile, et çà mène à ... quoi, au fait. La dénonciation d'une trahison du peuple par les élites... Encore !!! Bref, une analyse qui débouche tout droit sur les dé-mobilisations au lieu du contraire souhaité...

Faire croire que « le sommet » veut empêcher « la base » de s’exprimer et d’entrer en lutte, c’est caricatural et c’est faux. Car, notre CGT n'a jamais opposé sommet et base. Les syndicats sont libres de décider l'action. Le "sommet" - si sommet il y a - ne fournit qu'un cadre général à une mobilisation d'ampleur nationale. Y faire entrer les actions d'entreprises ou de services, les actions locales, les "petits" ruisseaux qui font les grandes rivières populaires, c'est cela notre boulot de syndicalistes.

Faire croire qu'on aurait pu organiser une suite du 29/01 d'au moins aussi grande ampleur sans la CFDT me paraît une erreur. Et ne pas tenir compte que la CFDT - son Union de la Fonction Publique avait déjà donné le ton d'une suite assurée au 29/01 - est dans le front syndical, en faisant la fine bouche, me semble encore plus dommageable.

Aurait-on préféré absolument avoir un front sans la CFDT ? Nous avons été assez fort pour maintenir et développer le front syndical malgré les coups de boutoir du nain. C'est un acquis à mesurer à sa juste valeur !
Quel plaisir pour les Copé (porte parole du gouvernement) et autre Saint-Jeours (du MEDEF), avec Yves Calvi hier soir sur la 2, s'ils avaient pu mettre dans la figure de Maryse Dumas la défection de la CFDT !

Moi je suis pour une analyse responsable. Et une analyse responsable, quand on voit les plans sociaux chez Tricoflex, Nobel, Fantoni, etc. se développer, s'étendre et le chômage partiel progresser chez SMP, JST, etc. s’aggraver, c'est de se dire que la bataille qui se livre là est une bataille qui demande une mobilisation durable, une mobilisation large, si on veut gagner. Elle demande, pour remobiliser, une réflexion approfondie et partagée sur la nature de la crise et les moyens d’en sortir…

La Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et peut-être d'autres demain, sont des exemples, pas des modèles. Ils sont exemplaires en ce qu'ils présentent des fronts larges et sur la durée. Si on veut faire de leurs formes de lutte un modèle, alors appuyons sur le bouton et regardons ce qui se passe... et appelez-moi pour dire ce que vous constatez ! C'est pas encore demain la veille du grand soir !

Un autre élément doit nécessairement être soigneusement examiné dans l’analyse : c’est que l'appel d'hier fait référence à la plate-forme du 5 janvier... Cette plate-forme présente un contenu revendicaif anti-crise de la plus haute importance, je dirai même capital !
Alors voilà, moi, j'en ai un peu assez de ces manières de s'insulter toujours avant de chercher à comprendre.

Car les mêmes qui dénoncent la trahison font référence à l'article du Monde qui informe sur les "2 lignes qui s'opposaient" avant la négociation intersyndicale nationale: les durs qui voulaient dès le 09/02 décider une action mi-mars et les autres qui voulaient attendre les résultats du sommet du 18/02 avec l’omni-président... J'avais compris que « la ligne dure » l'emporte... Mais bon !

Par ailleurs, lorsque je lis que Bernard Thibault se couche devant ou avec François Chérèque, il faut tout de même faire preuve d'un peu de décence et prendre le temps de lire le texte de la lettre que Bernard adresse à François Chérèque (justement), à Laurence Parisot (ME-R-DEF), à Jean-François Roubaud (CGPME) et à Pierre Martin (UPA) pour faire valoir le droit d'opposition de la CGT à l'accord sur l'assurance chômage... Je n'en dirai pas plus !

Mais pour toutes ces raisons, je n’écrirai pas au Bureau Confédéral et à Bernard THIBAULT pour leur donner une leçon de syndicalisme, au nom de mes 40 années d’engagement militant !

En toute fraternitude, 

NOSE DE CHAMPAGNE

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Les syndicats annoncent une nouvelle journée d'action nationale le 19 mars (Paris, 09/02/2009 - AFP 21H07)

09 février 2009

sur Orange-Actualités

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VITRY_CHOMDU_2009Les syndicats ont décidé d'appeler les salariés français à une nouvelle journée d'action nationale le jeudi 19 mars, pour faire suite à leur mobilisation du 29 janvier, ont indiqué les huit confédérations réunies lundi soir à Paris.

Les syndicats considèrent que le "sommet social" du 18 février à l'Elysée, annoncé la semaine dernière par Nicolas Sarkozy, est "un élément important", mais regrettent que le président de la République maintienne "pour l'essentiel ses orientations", ont indiqué les huit organisations dans une déclaration commune, lue par le secrétaire général de la FSU Gérard Aschieri à l'issue d'une réunion de près de trois heures.

Les organisations syndicales "attendent du rendez-vous du 18 février des réponses concrètes", et d'autre part, elles jugent "indispensable" de "maintenir la pression dans l'unité d'action", ajoutent les syndicats dans leur texte commun.

"Elles décident d'une nouvelle journée d'action interprofessionnelle le 19 mars" dont les modalités (grève, manifestation..) ne sont pas encore fixées. Les modalités seront définies "en fonction des résultats de la réunion du 18 février" a précisé Maryse Dumas (CGT). Les annonces gouvernementales face à la crise "restent loin des attentes et des exigences de la mobilisation du 29 janvier et de la déclaration intersyndicale du 5 janvier" ajoute le texte commun.

Les huit confédérations qui avaient appelé à la journée d'action du 29 janvier (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Unsa et Solidaires), marquée par des manifestations massives (entre un et 2,5 millions de personnes), s'étaient réunies pour mettre sur pied une stratégie commune face à la politique gouvernementale sur le pouvoir d'achat et la lutte contre le chômage.

Après les annonces de Nicolas Sarkozy la semaine dernière et l'annonce du "sommet social" de l'Elysée, les syndicats avaient souligné que "les salariés sont les premières victimes de la crise" et réclamé que le plan de relance gouvernemental, axé sur des aides publiques à l'investissement, soit complété par des mesures de soutien à la consommation.

Transmis par NOSE DE CHAMPAGNE

CONSTRUIRE...

Demain 10 février à 18 heures, à Vitry-le-François, l'Intersyndicale des Unions locales se réunit pour faire le bilan du 29/01 et pour prendre en compte les décisions de l'Intersyndicale nationale d'aujourd'hui...

Je le sais, c'est moi qui ai lancé les invitations.
Nous prendrons le temps, entre autres, d'examiner les points qui pourraient être mis en discussion le 18 février avec le gouvernement...

Nous savons que, suite à la réunion d'aujourd'hui, l'intersyndicale se revoit le 26 février pour définir les modalités de la journée d'action du 19 mars. Ils ont bien raison...

Car dans la perspective, ce que des camarades oublient un peu vite, il y a les 3 zones qui entrent dans un processus de congés scolaires...
Cela a incontestablement des retentissements sur la mobilisation au moins dans la fonction publique...

Il n'est pas question, le 19/03 de faire en dessous du 29/01 ! Et çà, çà se prépare. Ma CE d'UL qui se tient jeudi aura a mesurer les conséquences du ralentissement très fort de l'activité sur notre bassin d'emploi. L'annonce du PSE sur NOBEL (+ de 450 salariés), entre autres, mais il y a aussi chez JST, chez SMP, etc. de graves perspectives de chômage technique alors que jusque là on "éclusait" les RTT...

Croyez-vous que çà n'a pas d'influence sur la mobilisation ? Donc, le 19/03 il faut plus de 2,5 millions de manifestants. Pour çà, il faut élargir, il faut expliquer plus en profondeur, il faut travailler sur la nature et le sens de la crise, sur les moyens d'en sortir...

Il y a donc du temps, le temps nécessaire et à ne pas gâcher, pour bien préparer et réussir le 19/03. Il faut construire. Nous nous en sommes donné les moyens, donc je suis satisfait, pour ma part de la décision prise. Dès maintenant, il faut préparer la suite.

NOSE

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07 février 2009

« … POUR DIRE AUX MORTS QUE, MÊME EUX, ILS N’ONT PAS LE DROIT D’ÊTRE ICI » : LA PALESTINE À REIMS LE 4 FEVRIER…

Photo019J’ai ouvert les yeux sur le Monde et commencé à militer en 1968. Le Vietnam, l’Afrique du Sud de l’Apartheid, l’Irlande coupée en deux et déjà la Palestine, ensanglantaient nos pancartes. Cette année, j’ai 60 ans. Sans que les autres sujets soient parfaitement et totalement réglés, plus de 40 ans après, je le dis avec émotion, la Palestine demeure tragiquement à l’ordre de mes jours. C’est pour çà que j’ai parcouru les 2 fois plus de 80 kilomètres d’une route incertaine (au retour, dans la nuit, sur Reims et alentours, çà glissait un peu) et que j’ai tenu à être présent à cette initiative qui honore notre Parti communiste Français, et particulièrement la fédération de la Marne et la section de Reims.

Il y avait du beau monde dans l’amphi 8 de la Fac de droits située dans cet immense quartier Croix Rouge en travaux. Plus de 250 participants occupaient les gradins, parmi lesquels on pouvait reconnaître Claude LAMBLIN, ancien maire de Reims ; Karine JARRY, Présidente du Groupe communiste au Conseil Régional de Champagne-Ardenne ; Karim MELOUKI, Maire-Adjoint communiste de Reims ; Jean-Pierre LANGLET, Secrétaire général de l’Union départementale CGT de la Marne ; Patricia LE CORVIC, Présidente de la fédération marnaise du Secours Populaire Français ; des responsables de l’UNEF ; ainsi que de nombreux responsables associatifs, culturels et cultuels… 

Photo023À la tribune avaient pris place notamment Cédric LATUADA, Secrétaire de la fédération marnaise du PCF ; Hind KHOURY, Déléguée générale de la Palestine en France ; Jean-Claude MEYER, représentant le Président de l’Union Juive Française pour la Paix ; Bernard RAVENEL, Président de l’Association France-Palestine ; Pierre BARBANCEY, grand reporter du  Journal L’Humanité  à Gaza pendant l’offensive ; Fernand TUIL, Président de l’Association des Villes Françaises Jumelées avec les Camps de Réfugiés Palestiniens ; et Eric MOREL, Secrétaire de la Section PCF de Reims. 

Et pourtant, pas la moindre ombre d’un journaliste ou d’un pigiste pour le quotidien régional d’information qui a pour nom « L’UNION » …

1. Hind KHOURY a été la première intervenante.

C’est une petite bonne femme,  chrétienne, d’allure jeune et toute de noire vêtue. Il se dégage de sa personne une vitalité et une sensibilité débordantes. Elle est née le 12 juin 1953 à Bethléem. Elle est économiste, diplômée de Bir Zeit (Ramallah), puis de l’Université américaine de Beyrouth. Elle a participé à la 1ère Intifada, puis suivi une formation en Business Management à l’antenne de Beer Sheva (Israël) de l’Université américaine de Boston, tout en travaillant pour le PNUD/ONU. En 2005, elle devient ministre de l’Autorité palestinienne dans le Gouvernement de Mahmoud ABBAS. Elle succède comme Déléguée Générale de la Palestine en France, en mars 2006,  à Leïla CHAHID, elle-même  promue à Bruxelles auprès de la Communauté Européenne.

Elle introduit ainsi son propos : « Lorsqu’ Israël bombarde nos cimetières, c’est pour dire aux morts que, même eux, ils n’ont pas le droit d’être ici. Vous comprenez pourquoi ils bombardent nos écoles, nos hôpitaux, nos infrastructures, nos mosquées, nos églises… »

Pourtant, Arafat a fait le pari du processus de paix, il y a maintenant 20 ans, pour reconstruire une humanité palestinienne dans seulement 22% de la Palestine historique. Ce projet politique est soutenu par 57 pays arabes ou musulmans.

Mais cette décision de compromis ne nous a apporté, depuis, que du malheur, avec les colonies, les raids incessants de Tsahal, etc. C’est contre cela que s’est dressé le Hamas. C’est cela qu’il refuse.

Les élections israéliennes se payent sur le sang palestinien et les exactions de l’armée d’Israël, la 4ème plus puissante du monde.

La réalité, aujourd’hui, c’est qu’Israël (6,5 millions d’habitants, soit le 101ème rang mondial ; avec un PNB au 51ème rang) veut organiser et maintenir la division entre les palestiniens pour justifier qu’elle n’a pas d’interlocuteur.

Hind KHOURY interpelle alors : « Que fait l’Europe ? que fait le monde ? » L’impunité israélienne reste totale depuis plus de 60 ans. Les investissements européens, les infrastructures financées en Palestine par l’Europe sont régulièrement et systématiquement détruits. Où est le droit international ?

C’est à ces questions qu’il faut répondre. C’est la base de toute avancée du processus de paix.

L’Europe est le plus grand partenaire économique d’Israël – alors que les USA sont son plus grand partenaire militaire. Il faut que l’Europe fasse pression à partir de ce levier économique.

C’est ce conflit qui nourrit le terrorisme et le « choc des civilisations ». Le résoudre, c’est en finir avec le terrorisme.

Nous palestiniens, nous avons besoin de la paix ; nous voulons la paix. Il faut que les palestiniens puissent voter et décider eux-mêmes de leur avenir ; Il y a 4 millions de palestiniens en Cisjordanie + 1 million en Israël + 1,5 million à Gaza. C’est maintenant, en 2009, qu’il faut que les choses avancent.

Car nous en sommes à la 7ème  guerre d’Israël contre les palestiniens. Nous sommes à un tournant : une 8ème guerre aurait des conséquences mondiales terribles. Nous sommes en présence d’un conflit régional qui implique toutes les grandes puissances, y compris la France. Cela peut dégénérer. Il y a une stratégie pour contenir la montée de la Chine et ses besoins énergétiques.

L’Europe qui est responsable du génocide des juifs lors de la 2ème Guerre Mondiale est aujourd’hui responsable des massacres contre les palestiniens. Il faut qu’elle se décide à peser de tout son poids sur Israël pour imposer la paix.

2. Bernard RAVENEL (AFPS).

Il montre que nous avons, nous en France et en Europe, une tâche indispensable à mener :

-                      faire pression sur la communauté européenne pour suspendre l’accord d’échange et d’association avec Israël, tant que l’Etat palestinien viable et respecté ne pourra pas s’installer ;

-                      rétablir la vérité contre la propagande éhontée répandue sur les causse du conflit. Ce n’est pas vrai que ce qui se joue au Proche-Orient est une guerre contre le terrorisme ;

-                      instruire les gens sur la réalité de l’histoire du Proche-Orient. Il faut absolument mettre en évidence la nature coloniale du conflit, le rôle que joue Israël dans cette région du Monde, dans les géo - stratégies occidentales ;

-                      aller sur place, dans un cadre d’étude ou de tourisme solidaire, en Palestine, pour initier des projets et contribuer à une protection internationale du peuple palestinien. 

3. Fernand TUIL (AVFJCRP).

Le but est de protéger des populations plusieurs fois martyrisées et vivant dans une extrême précarité.

Bien que ce mouvement a acquis maintenant une ampleur certaine, il faut multiplier encore et encore ces parrainages.

Y travailler c’est donner un caractère concret et efficace à la solidarité, parce que çà lui donne un caractère plus permanent, organisé et proche du terrain.

4. Jean-Claude MEYER (UJFP).

Il dénonce avec force l’escroquerie du CRIJF (Centre Représentatif des Institutions Juives de France) qui prétend monopoliser la représentation des juifs de France, et qui encourage le communautarisme . Il déclare : « C’est un hold- up permanent contre la mémoire juive. »

Il précise : l’UJFP n’appartient pas au CRIJF. Puis, il demande s’il y un journaliste de L’UNION dans la salle… Il constate cette absence et il fustige la presse française dans son ensemble, parce qu’elle ne rend ni compte à Gaza, durant les opérations de guerre de Tsahal, ni en France sur les manifestations de centaines de milliers de gens en solidarité avec les populations bombardées.

Il rappelle qu’en 1948, dès sa formation, l’Etat d’Israël s’était rendu coupable d’épuration ethnique : 800 000 palestiniens, un peuple essentiellement de petits agriculteurs, avaient été chassés de leurs terres. La conscience européenne s’en était alors parfaitement accommodée.  « Israël, c’est la mauvaise conscience de l’Europe ».

Actuellement, la marine française qui avait été sollicitée à des fins humanitaires avec un navire équipé d’un hôpital de campagne, a envoyé une frégate. Savez-vous à quoi elle sert ? Elle participe au blocus de Gaza !

Il appelle à boycotter les produits « Carmel » (avocats), « Jaffa » (oranges, pamplemousses, etc.) et « Jaffaden » (jus de fruits pressés)…

5. Pierre BARBANCEY (L’Humanité).

D’allure jeune et avec une carrure d’ athlète, il est habillé de jeans et son keffieh déplié sur les épaules lui sert d’écharpe. Il dénonce avec véhémence les orateurs présents « qui n’ont pas voulu faire état qu’un seul journal français a rendu compte et dit la vérité sur l’agression de Gaza depuis le 1er jour : le journal de Jaurès : L’Humanité. » Pour sa part, et sous les applaudissements de la salle, il est là aussi pour l’affirmer bien haut.

Il fait distribuer des papillons d’abonnement à L’Huma et pose la question de ce qu’il adviendra des luttes  populaires et progressistes dans ce pays si par malheur L’Huma venait à disparaître…

Puis il ajoute que ce que nous venons de vivre, ce n’est pas vrai, ce n’est pas une guerre. Parce que qu’une guerre, çà suppose deux peuples et deux  armées qui s’affrontent. Là, on a d’un côté un peuple avec une armée surpuissante, et de l’autre, un peuple quasiment à mains nues.

En tant que l’un des rares journalistes grands reporters occidentaux présents pendant les bombardements, je peux témoigner qu’Israël et tous ses clients en armements ont testé des armes nouvelles sur les populations gazaouites.

Et il cite entre autres le phosphore blanc. Il explique les dégâts sanitaires sur les victimes humaines, mais aussi sur les territoires touchés. Il rappelle qu’il fait l’objet d’une interdiction offensive par l’ONU. Il précise encore que cet élément peut rester actif et brûler dès la mise à l’air libre, pendant plusieurs siècles…

6. Echanges avec le public.

-                      Une délégation de Jeunes Socialistes de Reims salue l’initiative du Parti communiste. Ils mettent en cause la frilosité de leur propre  parti sur le sujet de Gaza et des droits du Peuple Palestinien. Cependant ils soulignent leur crainte de voir importer en France un conflit communautariste.

-                      Patricia LE CORVIC, Présidente du Secours Populaire Français pour la fédération de la Marne, remercie à son tour pour cette initiative. Elle montre la nécessité de mener de paire la solidarité dans ses aspects politiques et la solidarité dans ses aspects humanitaires. Elle informe donc sur l’initiative de Djamel DEBOUZE intitulée « Un avion pour Gaza ». Djamel a confié l’opération au savoir faire du SPF. Déjà 2 avions ont pu atteindre leur destination. Cependant, les besoins sont aussi immenses que les détresses à secourir. Elle appelle donc à la générosité.

-                      J’ai eu donc droit en dernier à la parole. J’ai remercié le parti pour cette initiative. Les mots indignés  se pressaient à mes lèvres et il fallait faire court. J’ai d’abord rappelé qu’une chose impensable pour une conscience occidentale s’était produite en Palestine, alors qu’on ne parle ici que de  « l’otage Guilat Shalit » : 11 000 palestiniens hommes, vieux, femmes et enfants ont été fait prisonniers et croupissent actuellement dans 128 prisons israéliennes insalubres. Mais scandale insupportable entre tous, 41 parlementaires palestiniens ont été capturés chez eux et sont détenus par Israël !                        Puis, j’ai posé cette question à Hind KHOURY : « même si çà heurte nos consciences laïques - mais çà heurtait déjà celle de Mammoud DARWISCH – ne pensez-vous pas que le Hamas, comme le Hezbollah au Sud Liban, a gagné sa place de membre authentique dans la Résistance Palestinienne, à égalité avec toute autre composante de cette Résistance Palestinienne ?

-                      Hind KHOURY m’a simplement répondu : « Le Hamas fait partie intégrante de la famille palestinienne ».

NOSE DE CHAMPAGNE.

NB : La première photo illustrant l’article, c’est la villa « demoiselle » appartenant au groupe Wranken-Pommery ; la seconde photo représente la tribune de la soirée dans l’amphi 8 de la Fac de droit.

Que ceux qui ont de meilleurs clichés me jettent la première pierre et nous les fassent parvenir avec leurs noms pour les citer.

Merci.

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06 février 2009

BLA, BLA, BLA... ET LES EPINARDS

LORENICOLAS... J’étais aux Prud'hommes cet après-midi pour défendre l’employée d'une société de nettoyage à 55H 25 par mois et dont le patron refuse de lui payer le forfait horaire auquel il est contractuellement engagé depuis 5 ans (puisqu'on ne peut pas remonter au-delà !). Il y en a pour environ 3900 €… Rien à côté des 6000 € mensuels de Monsieur K !!!

De plus, le patron en question n’est venu ni à la conciliation mi octobre 2008, ni au bureau de jugement aujourd’hui. L’affaire est reportée au 3 avril !!! C’est leur respect de la justice à ces employeurs là…


J'ai pris connaissance des propos de Monsieur S. qui faisait son show sur les TV choisies, hier soir. Trois choses en ressortent:

1). il n'a pas donné, mais prêté, l'argent de l'état et il va faire 5,38% de bénéfices par an dès 2009, alors que les caisses sont vides !!! Où iront ces bénéfices ?
2). il ne touche pas à la TVA qui rapporte une part essentielle des ressources au budget de l'état, mais il touche à la taxe professionnelle qui ne lui appartient pas puisqu'elle va aux collectivités locales. Il donne 8 milliards d'€ de mieux aux patrons, qu'il sort d'une cagnotte qui ne lui appartient pas !!!

3). Il aimerait que la règle des 3 X 1/3 s'applique: dont 1/3 pour les salaires et 1/3 pour les investissements... Mais il ne fera rien pour que çà devienne réalité... Et il convoque les "partenaires sociaux" à partir du 18 février !!! Bla-bla-bla... Ça met pas de beurre dans les épinards.


Pendant ce temps, hier, chez NOBEL-AUTOMOTIVE à Vitry-le-François, nos camarades prenaient connaissance, après les 200 intérimaires et CDD virés en novembre, d'un PSE de 80 licenciements (CDI) et d'un chômage technique de 1 j/ 5j pendant 3 mois sur l'ensemble de l'usine qui emploie encore 460 personnes !

En quoi, le discours de Monsieur S. change quoique ce soit à la vie quotidienne des français ?
En rien !!!  Les raisons du 29 janvier demeurent entières, et même plus depuis hier soir !
Nos revendications sont plus justifiées que jamais, pour répondre à Monsieur S. qui prétend: "je ne peux pas dire aux actionnaires pour le coup ne délocalisez plus, re-localisez"... Mais qui répond sans sourciller aux salariés... d'attendre.
J'enrage !

NOSE DE CHAMPAGNE, le 06 février 2009

Posté par NOSE 2 CHAMPAGNE à 20:10 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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