27 janvier 2009
PROTEGEZ MOI DE MES AMIS; MES ENNEMIS JE M'EN CHARGE !
Lundi 19 janvier 2009
Dans la lutte de classe au PCF, qui pense que "Staline avait raison"?
« T'as beau être millionnaire, ou le champion du monde des poids lourds, tu sers quelqu'un, ça peut être le diable, ça peut être le Seigneur, mais tu sers quelqu'un »
Bob Dylan, qui croit en Dieu, mais qui comme John Cassavetes n'a jamais oublié que la lutte des classes existe.
T'as beau être dans l'appareil du PCF, derrière ton bureau, devant des journalistes, tu sers une classe, c'est peut être le prolétariat, c'est peut être la bourgeoisie, mais tu sers une classe.
Bien entendu cette vision manichéenne et qui chez le protest-singer américain cultive une ambigüité politico-religieuse bien caractéristique de la nation américaine sera récusée par ceux qui sont ... au service de la bourgeoisie, et l'argument sera d'ailleurs imparable : nous qui avions défendu au congrès du PCF le troisième texte, et particulièrement les "voyous" du Quinzième (sic), les "nationaux bolcheviques" de Vénissieux (sic), les "intégristes" du Vingtième (sic) nous sommes au service du démon (qu'El Diablo nous pardonne de marcher sur ses plates-bandes), dont chacun sait qu'il s'est incarné au vingtième siècle dans l'enveloppe mortelle de Joseph Staline.
Je n'exagère pas, des refondateurs « historiques » du PCF réunis dans l’une de leurs sinécures ont commenté ainsi l'élection des camarades élus au CN sur la liste d'André Gerin : " ils sont sur la ligne « Staline avait raison »" (sic). On peut penser qu'un tel niveau de bêtise ne mérite aucun commentaire. On peut penser qu'il faut commenter au contraire de tels propos prononcés en public par des gens qui se prennent pour des intellectuels et des dirigeants, pour qu'ils ne l'emportent pas en paradis.
Ce qui est manichéen chez Bob Dylan et dans la tradition anarcho-syndicaliste dont il est un faible écho doit être compris de manière dialectique. Le PCF est une institution concrète dans la société française et non un parti abstrait qui regrouperait, par exemple, des petits bourgeois qui sont du même avis sur le bœuf aux hormones. Le PCF comme la société contient donc des contradictions réelles , dont une contradiction principale qui tient à sa base sociologique et à sa stratégie de front qui est restée la même depuis 1935. Une contradiction entre les partisans et les adversaires du socialisme qui divise le parti sur une base de classe et qui est devenu principale puis antagonique un peu avant la fin du "socialisme réel" avec lequel il a maintenu la solidarité jusqu’au bout (et par un vieux truc stalinien, c'est Maxime Gremetz qui a dû endosser au premier congrès qui a suivi la chute du mur le rapport de dénégation qui niait ridiculement tout lien du PCF à la réalité de l’Union Soviétique).
Le PCF transformé mais pas liquidé par la mutation de Robert Hue est à présent scindé en deux camps de force à peu près égale, mais cela ne se lit pas clairement dans les votes, contrairement à la situation italienne. La vraie-fausse opposition menée par Marie- Pierre Vieu n'a pour but que de donner le change, tout en accélérant la carrière de celle-ci et de quelques camarades qui ont été écartés du sérail pour des raisons d'animosité personnelle à leur encontre. Les « mutants » font de plus en plus clairement le choix inspiré par Gorbatchev –Porteur-de –Vuitton, celui de la disparation du PCF, et certains cherchent à négocier le maintien de leur pouvoir personnel au sein d'une Gauche social-démocrate qui prendrait la place laissée vacante, croient-ils ingénument, par la dérive sociale libérale du PS. D'autres se bornent à accomplir jusqu'au bout ce qui est devenu leur tâche historique: liquider la représentation autonome de la classe ouvrière dans le champ politique française, et par extension, par exemplarité, dans le monde, parfois en utilisant un discours gauchiste qui prétend sauver la visée communiste en abandonnant la construction du socialisme (nous ne parlerons pas de la variante Eltsinienne, qui veut vivre sur la bête le plus longtemps possible, même si on peut en soupçonner l’existence). Les deux tiers de l'appareil national sont sur cette ligne, avec parfois de grandes variantes tactiques. La base du PCF reste majoritairement attachée à un parti de classe, suivant le rapport inverse, deux contre un, même si elle ne le conçoit plus comme avant garde révolutionnaire, mais c'est déjà trop pour les « mutants ».
Il ne faut pas cependant mépriser le camp de la bourgeoisie au PCF : il utilise un schéma idéologique éprouvé, qui était déjà correctement identifié par Lénine dans Que Faire en 1903 : le parti est "au service des gens", et cette évolution était préparée avant la mutation et avant la chute de l'URSS. Cette confusion entre action politique et action syndicale, puis avec la confusion qui s'installe et le recul de la conscience de classe et de la politique, cette montée du caritatif et de l'humanitaire aboutit paradoxalement à structurer un parti de plus en plus éloigné "des gens" parce que ce qui compte au premier chef pour conserver de l'influence c'est de pouvoir rendre service, et comme on ne peut pas rendre service à tout le monde, pouvoir se constituer des clientèles. Certes un parti d'élu ne peut pas se dispenser de rendre service, mais le désarmement idéologique laisse le champ libre à un réformisme de plus ne plus incolore, qui en vient à justifier n'importe quel reniement, et à un activisme populiste où l'on se met avec empressement à la traine des soi-disant mouvements sociaux qui ne sont que de petits appareils spécialisés communautarisés.
Si on n'a plus de théorie on n'a en effet rien à répondre ni aux intégristes, ni aux apôtres petits bourgeois de l'idéologie du désir.
L’embrigadement par la bourgeoisie est une tendance constante qui est liée aux opportunités de carrière qu'elle propose à tous ceux qui se font connaître en s’opposant (le secret de la réussite, c'est la révolte - jusqu'à un certain point!), et qui doit être combattue, sans être pour autant nous mettre à diaboliser à notre tour, par exemple par l’utilisation de termes issus du champ sémantique de la trahison, ou du registre animalier de la haine. Pouvoir arracher une subvention, savoir utiliser le parlement, ce n'est en rien négligeable. L''économisme critiqué par Lénine en 1903 ne doit pas être confondu avec l'économie elle même qui justifiait pour lui un retour partiel au capitalisme en 1921. Mais il faut savoir que ces actions ne mériteront les éloges des médias dominants que si elles indiquent la possibilité de récupérer et à terme de rendre inoffensif l'action du parti du prolétariat.
Nous sommes dans un antagonisme politique assimilable aux conditions d’une guerre d’usure prolongée. Les groupes issus de la Coordination Communiste ont pensé au contraire qu’ils pouvaient dans le contexte du triomphe momentané du capitalisme de marché contre attaquer tout de suite, sur des terrains choisis par l’adversaire, la guerre de Yougoslavie par exemple).
Attention au folklore : l’aura diabolique du PCF attire certains jeunes gens qui lèvent le poing et arborent des T-shirt soviétiques pendant un an ou deux, et qui se font embobiner à la première occasion par les vieux routiers.
Et où ranger dans ce champ le réseau ANR, autour de l’ancienne cellule économie du parti? On y trouve en fait une sorte de tendance « dengiste » du PCF, du nom de Deng Xiao Ping, promoteur du socialisme de marché qui a succédé à l’ère maoïste en Chine. Ils reflètent la même hésitation et les mêmes contradictions qui traversent les partis communistes au pouvoir, et maîtres du jeu, au Viet- Nam et surtout en Chine. Ils restent sincèrement attachés au parti, et leur statut théorique dans un champ dominé par l’ultra libéralisme de Von Hayek où même les keynésiens ont du mal à survivre est lié au maintien d’un parti structuré par une théorie définissable. Alors que les philosophes néo althussériens ont préféré accompagner la dérive postmoderne de Paris VIII où ils ont complètement dépéri.
« La lutte des classes dans le PCF » ne pourra pas se faire en suivant les méthodes du passé. Le Parti Communiste (bolcheviques) de Russie avait cru se renforcer en s’épurant des opportunistes, mais en restant sous l’emprise d’un idéalisme naïf qui croit pouvoir sonder les reins et les cœurs, et, comme le PRCF croit encore pouvoir le faire aujourd’hui, distinguer les vrai communistes des faux comme jésus séparait le bon grain de l’ivraie. L’opportuniste ayant toujours une longueur d’avance sur les plus sincères au moment des retournements tactiques inévitables dans la vie réelle, il ne faut pas chercher à l’éliminer. Il faut l’utiliser comme baromètre. Il faut obtenir graduellement pour la reconstruction d’un PCF ouvrier, marxiste et révolutionnaire une hégémonie telle dans le parti qu’ils s’en iront d’eux-mêmes, ou changeront leur fusil d’épaule. D’ailleurs ceux qui aujourd’hui sont tentés par la mentalité qui s’exprime par la pratique de l’exclusion et dont la dernière victime est Maxime Gremetz, ce sont les éléments du noyau dur du groupe dirigeant autour de Buffet et Laurent, ceux qui refusent toute représentation à l’exécutif des communistes qui se sont prononcés pour le texte 3, comme ils leur avaient interdît le débat et les colonnes de l’Huma pendant la préparation du congrès. Pour ce qui est des méthodes, ce n’est donc pas nous qui pensons que « Staline avait raison ».
Gilles QUESTIAUX, 19/01/2009
Extrait ce 27 janvier 2009, après consultation du blog « Réveil communiste ». J'approuve ce commentaire de GQ.
Comme on peut voir, certaine(s) « sensibilité(s) » représentées au CN du PCF font preuve d’un respect extraordinaire des camarades, leurs camarades ! Je suis signataire et soutien du texte 3 et bien que non représenté en proportion du courant que je soutenais, je respecte tous mes camarades.
Ce genre de travers - l'étiquetage généralisant et bouc-émissairisant - c'est le risque des tendances. J'ai refusé ce système jusqu'à ce qu'il ne soit plus possible de rester sur le bord de la route à regarder le défilé passer. Mais c'est un système qui reste stérilisant.
On voit bien chez un certain nombre des camarades qui nous étiquettent, qu'ils le font à partir de leurs "propres" turpitudes, il faudrait pourtant qu’ils gardent un peu de dignité ou qu’ils se décident à quitter le navire. On ne peut pas continuer à travailler ensemble si c’est pour prendre plus de coups par nos « amis » que par nos adversaires.
NOSE DE CHAMPAGNE
18 janvier 2009
LE 29, POUR NE PAS PAYER LEUR CRISE - Déclaration commune mardi 13 janvier 2009 en Intersyndicale à Vitry-le-François -






PAYS VITRYAT : TOUS ENSEMBLE, LE
29 JANVIER 2009 CONTRE LA CRISE !
- Déclaration commune mardi 13 janvier 2009 en Intersyndicale à Vitry-le-François -
La crise économique et financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils ne sont pas responsables, les salariés, demandeurs d’emploi et retraités, sont les première victimes de cette crise. Elle menace l’avenir des jeunes dont les lycées sont sacrifiés, met à mal la cohésion sociale et les solidarités : elle accroît les inégalités et les risques de précarité. Les lois du marché ne peuvent pas régler ces problèmes. Il ne suffira pas d’attribuer encore 360 milliards d’€uros aux banques et aux entreprises qui ont déjà englouti 4000 milliards d’€uros pris à la masse salariale au bénéfice des actionnaires depuis 1983 en France et d’accroître notre dette publique. la politique de bas salaires a conduit à cette situation. Considérant qu’il est de leur responsabilité d’agir en commun, dès le 29 janvier 2009, pour obtenir des mesures favorables aux salariés, les organisations syndicales CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC, FO, FSU, Solidaires, UNSA au niveau national, et CGT, CFDT, FO, CGC-CFE, FSU, CAL sur le plan local, ont décidé d’interpeller les entreprises, le patronat et l’État. Comme un individu qui marche sur ses 2 jambes, surmonter la crise implique un 2° volet de mesures urgentes en faveur de l’emploi, des rémunérations et des politiques publiques intégrées dans une politique de relance économique.
1. Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique :
-> Ne pas utiliser la crise pour faire pression sur les sous-traitants et fournisseurs, sur l’emploi des salariés, en bloquant les rémunérations, en augmentant la durée du travail, en se débarrassant des travailleurs temporaires en intérim ou en CDD (plus de 150 jetés à la rue sur la ZI de Vitry-Marolles) ;
-> Responsabiliser le Comité de Revitalisation du Bassin de la Marne-Sud (L.1233-84 etc. Code du Travail) ;
-> Cesser de brader les services publics (TI, EDF, GDF, Ecole, Hôpital, etc.) pour qu’ils répondent aux besoins de la société et de la population. Il faut les moyens : renoncer aux 30000 suppressions de 2009.
2. Améliorer le pouvoir d’achat et réduire les inégalités :
-> Les exigences des actionnaires au détriment des producteurs salariés ont conduit à l’accroissement des inégalités. Les discussions salariales doivent assurer le maintien du pouvoir d’achat et réduire les inégalités ;
-> les allègements de cotisations sociales doivent être conditionnées à la conclusion de ces accords.
3. Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat :
-> Relancer par la consommation ; une politique du logement social ; développer la protection sociale ;
-> des investissements publics et privés durables et des aides accordées de manière ciblées, faisant l’objet de contreparties et de contrôle démocratique.
4. Préserver et améliorer les garanties collectives :
-> retirer la proposition de loi sur le travail le dimanche ;
-> respecter le dialogue social, particulièrement sur ce qui touche à la réglementation du travail ; remplacer la RGPP par des réformes porteuses de progrès social.
5. Réglementer la sphère financière internationale :
-> Mettre un terme à la spéculation et aux paradis fiscaux, encadrer les mouvements de capitaux, avec l’aide de l’Union Européenne ; Imposer le respect des droits fondamentaux et des normes internationales de l’OIT ;
-> L’aide publique au développement doit être améliorée, demande du mouvement syndical international.
DÉBRAYAGES 2H MINIMUM DE 10 à 12 PARTOUT
RASSEMBLEMENT À 10H ROND POINT DU LYCEE !
17 janvier 2009
GAZA, LA BATAILLE MÉDIATIQUE ET "LA TRÊVE"...
Cela les soulagerait tellement de leur lâcheté de s’en être remis sans broncher réellement aux communiqués de Tsahal, que les médias sont actuellement en train de développer un écran de fumée sur le thème d’un cessez le feu unilatéral par Israël. Si peu de journalistes occidentaux ont été voir la réalité de la guerre faite aux civils palestiniens sur le terrain !
Croyez-vous qu’ils se soient pris à penser que « l’ouverture du feu » avait été tout aussi unilatérale le 27 décembre 2008 ?
Le principal intérêt, pour Israël, dans ce rideau de fumée, c’est de tenter de faire oublier qu’aujourd’hui- même 60 palestiniens ont été tués à Gaza, dont 55 enfants et 160 personnes ont été blessées dont certaines grièvement. C’est de faire l’impasse sur le bilan épouvantable suivant :
-> 1203 tués, dont 410 enfants, 108 femmes, 165 policiers civils, une centaine de personnes âgées, d’une part ;
-> 5320 blessés dont plus de 500 sont dans un état critique ;
-> 476 millions de dollars de destructions dans les infrastructures.
C’est aussi tenter de faire oublier, lorsqu’on nous parle sans cesse des 2 ou 3 israéliens - tel Gilad Shahit - prisonniers du Hamas, les 11600 palestiniens prisonniers dans 28 prisons israéliennes insalubres ?
Qui parle des 350 enfants incarcérés parmi eux ?
Qui parle de ces 290 palestiniens prisonniers depuis plus de 15 ans ; 11 depuis plus de 25 ans ; 2 - de la famille Al-Barghouthi - depuis plus de 30 ans ?
Qui parle de ces 41 députés du Conseil Législatif Palestinien (dont le Président du Conseil Législatif lui-même) , capturés et incarcérés sans accusation et sans jugement, en dépit de leur immunité parlementaire ?
Car lorsqu’ Israël s’affranchit de la légalité internationale, il ne fait pas semblant ni parcimonieusement ! Voyez les bombardements d'hôpitaux, d'ambulances, d'écoles, de mosquées, et de bâtiments sous contrôle de l'ONU et dûment signalés !
C'est là tout ce que nos médias de honte nous cachent.
Mais les chars et les soldats israéliens, même si les avions israéliens prennent la pause, eux, ils restent dans la bande de Gaza et la souveraineté Palestinienne n’est pas restaurée.
NOSE DE CHAMPAGNE
ILS SONT PARTOUT !
Y aura-t-il bientôt des charters réservés aux joueurs de basket pro ? L'idéologie identitaire n'est-elle pas en train de faire des petits ?
Dans la page (15) "Sports" de l'édition du mercredi 14 janvier 2009 de "L'UNION", "L'invité du mercredi" est Francis CHARNEUX. Je ne le connais pas et je n'ai rien contre lui. Je croyais même que c'était quelqu'un de bien, tant sa réputation est bonne. Je m'intéresse moyennement au basket, juste pour voir des matches, de temps à autres; tous les jeux olympiques, à peu près...
Francis CHARNEUX, donc, est entraineur de l'équipe de basket de Recy, petite bourgade quasiment aux portes de Châlons en Champagne. Son équipe évolue en "Nationale 2". Et il donne ce jour là, une entrevue (traduction littérale de l'anglais "interview") à Nicolas ROY, sur une demi-page... Jusque là rien à dire, n'est-ce pas.
L'avant-dernière question à laquelle il répond est la suivante: "Superviseur en LNB, vous avez eu l'occasion de voir plusieurs matches cette saison. Quel regard portez-vous sur le basket français et ses maux ?" Moi je ne savais pas que le basket français pouvait être malade. Mais c'est la réponse qui me fait penser que oui, finalement, il pourrait bien être malade.
Francis CHARNEUX répond:"il y a bien trop de joueurs étrangers et surtout non-européens. Avec cette ouverture, on n'a pas gagné plus de titres. Ils ont une culture basket qui n'est pas la nôtre et qui pose des problèmes. Il faut former nos propres joueurs afin de trouver une identité à la française. Je pense que c'est ainsi qu'on aura une équipe nationale plus compétitive..."
J'aurais aimé que F. Charneux développe son idée des problèmes que pose la culture du basket des joueurs étrangers de l'équipe de France. C'est peut-être pour une prochaine éventuelle interview, le temps que le poison des mots distillés face son office dans l'esprit des lecteurs...
Va-t-il falloir installer une succursale sportive du "ministère à l'immigration, à l'identité nationale et au développement solidaire" dans les clubs de basket de France et de Navarre, avec un appendice aérien ad hoc, pour la purification du basket national ?
Si les équipes nationales n'ont plus rien à voir avec la Nation, c'est bien dommage. Mais je pense que cela a plus à voir avec la gangrène par l'argent que tout autre type de pureté ethnique. Je n'aurais jamais pensé que le basket m'eût convié à ce genre de réflexion. C'est dire qu'un mal profond ronge notre pays...
NOSE DE CHAMPAGNE
Fereydoun MOSHIRI (1926-2000)
Je ne veux pas mourir
Je ne veux pas mourir, auprès de qui faut-il le réclamer ? Où faut-il le clamer ? Sous quelle voûte, Sur quel mont ? Pour que le tourment de cette tristesse investisse chaque élément Où faut-il le clamer? L'air est rempli de silence et le seuil de justice distant La terre est sourde, et le ciel aveugle Je ne veux pas mourir, auprès de qui faut-il le réclamer ? Laid ou fascinant Élevé ou abaissant J'aime des milliers de fois Ce monde passager, ici-bas Plus que l'autre, après le trépas. Bien que sur mon épaule, le fardeau de la tristesse épuisante Et, tout mon être, poussiéreux des difficultés des temps Je ne veux pas me détacher de cet ici Mon corps est pris dans les filets de l'Amour des êtres, bons et généreux Mon cœur, avec des centaines de milliers de fils, S'est attaché à ce peuple, A ce soleil, cette lune A cette terre, cette eau ... En voulant rester vivant, je ne veux pas prolonger une vie simplement (manger et dormir) Je ne peux observer le monde perdu, triste et affligeant Je n'ai pas envie de fleurs, vin et instrument Le monde est malade, souffrant Il ne sera pas juste si on ne l'allège pas de ses peines Pendant les deux jours que l'on passe à son chevet Je ne veux pas mourir pour apprendre ce qu'est aimer aux êtres humains Je veux rester pour élever et faire briller la justice Pour porter sur un piédestal la Raison et la gentillesse, pour toujours Et parsemer des fleurs aux pieds des meilleurs lendemains Quel monde , quel destin ! Un monde rempli des fleurs, de la musique, de la lumière et de l'Amour ! Je ne veux pas mourir, ô Dieu ! Ô Ciel ! Ô Nuit ! Je ne veux pas Je ne veux pas Je ne veux pas En suis-je contraint ?(publié dans "Ah ! Pluie", en 1988)
La culture est quelque chose d'universel qui a pour fonction de reconnaître l'humanité dans chaque partie de l'humanité. Elle est un pont, un véritable échange, un va et vient entre l'Orient et l'Occident, entre le Nord et le Sud (N-O-S-E !!!); une vraie liberté des hommes, et entre les hommes, qu'ils fassent partie de ce que certains croient pouvoir identifier comme "le" monde civilisé et les autres, que ces mêmes croient pouvoir identifier comme des "barbares"... Ce qui leur permet alors de se comporter comme de vrais barbares, ainsi qu'on les voit à l'oeuvre à Gaza, ou au Liban-Sud, ou en Irak (haut lieu de culture et d'histoire de l'humanité - c'est là que fut inventé, 2 millénaires avant le temps présent (ce temps des "droits de l'homme" - le Code d'Hamourabi), ou en Afghanistan, etc.
À travers une série de fenêtres sur la culture orientale (poésies marocaine, algérienne, tunisienne, palestinienne, turque, iranienne, etc. je veux dire à la soldatesque que c'est cette humanité là qu'ils assassinent.
Je veux leur crier à ma façon que la civilisation, c'est précisément ceux qu'ils assassinent qui la portent.
La culture, c'est la vie qui résiste à leur tyranie.
NOSE DE CHAMPAGNE
16 janvier 2009

TRIBULATIONS D'UN RÊVEUR ATTITRÉ
Ce n’est pas une affaire d’épaules
ni de biceps
que le fardeau du monde
Ceux qui viennent à le porter
sont souvent les plus frêles
Eux aussi sont sujets à la peur
au doute
au découragement
et en arrivent parfois à maudire
l’Idée ou le Rêve splendides
qui les ont exposés
au feu de la géhenne
Mais s’ils plient
ils ne rompent pas
et quand par malheur fréquent
on les coupe et mutile
ces roseaux humains
savent que leurs corps lardés
par la traîtrise
deviendront autant de flûtes
que des bergers de l’éveil emboucheront
pour capter
et convoyer jusqu’aux étoiles
la symphonie de la résistance
Abdellatif LAÂBI,
auteur de ce poème est le plus grand poète marocain contemporain.
Transmis par
NOSE DE CHAMPAGNE
(né à Casablanca)
GAZA: AVEC ADELINE HAZAN, MAIRE DE REIMS...
C'est pas si souvent. Je ne boude donc pas ma satisfaction de me trouver en accord avec la déclaration d'Adeline HAZAN Maire de Reims, à propos des événements à Gaza, après la manifestation du 10 janvier 2009.
Je m'empresse donc de la publier ici...
NOSE DE CHAMPAGNE
"Communiqué d’Adeline HAZAN, maire de Reims
Que les armes se taisent !
La situation d’urgence humanitaire et les pertes humaines dénombrées à Gaza sont inacceptables. L’escalade de violence met en danger toute la région.
A l’instar de nombreux citoyens rémois, je souhaite exprimer ma solidarité avec les populations civiles concernées et mon impatience de voir la communauté internationale se donner les moyens d’une paix durable au Proche-Orient.
Le 26 janvier, je proposerai au Conseil municipal de participer à l’effort humanitaire en versant une subvention aux associations internationales actives dans les hôpitaux de la région. La Ville de Reims s’engagera également dans une politique de coopération décentralisée dans la région.
Maire de tous les Rémois, je veillerai à ce que la cohésion de notre ville soit préservée. L’histoire de la population de Reims a été douloureusement marquée par les guerres. Attachée à cultiver cette mémoire, la municipalité soutient tous ceux et toutes celles qui s’engagent en faveur de la paix."
14 janvier 2009
POESIE ALGERIENNE AU SERVICE DE LA PAIX...
Rêves en désordre
Je rêve d'îlots rieurs et de criques ombragées
Je rêve de cités verdoyantes silencieuses la nuit
Je rêve de villages blancs bleus sans trachome
Je rêve de fleuves profonds sagement paresseux
Je rêve de protection pour les forêts convalescentes
Je rêve de sources annonciatrices de cerisaies
Je rêve de vagues blondes éclaboussant les pylônes
Je rêve de derricks couleur de premier mai
Je rêve de dentelles langoureuses sur les pistes brûlées
Je rêve d'usines fuselées et de mains adroites
Je rêve de bibliothèques cosmiques au clair de lune
Je rêve de réfectoires fresques méditerranéennes
Je rêve de tuiles rouge au sommet du Chélia
Je rêve de rideaux froncés aux vitres de mes tribus
Je rêve d'un commutateur ivoire par pièce
Je rêve d'une pièce claire par enfant
Je rêve d'une table transparente par famille
Je rêve d'une nappe fleurie par table
Je rêve de pouvoirs d'achat élégants
Je rêve de fiancées délivrées des transactions secrètes
Je rêve de couples harmonieusement accordés
Je rêve d'hommes équilibrés en présence de la femme
Je rêve de femmes à l'aise en présence de l'homme
Je rêve de danses rythmiques sur les stades
Et de paysannes chaussées de cuir spectatrices
Je rêve de tournois géométriques inter-lycées
Je rêve de joutes oratoires entre les crêtes et les vallées
Je rêve de concerts l'été dans des jardins suspendus
Je rêve de marchés persans modernisés
Pour chacun selon ses besoins
Je rêve de mon peuple valeureux cultivé bon
Je rêve de mon pays sans tortures sans prisons
Je scrute de mes yeux myopes mes rêves dans ma prison
Bachir Hadj Al
GAZA: ILS ONT FRANCHI LE MUR DU SANG !

Au 19° jour de l'holocauste à Gaza, il ne s'agit pas de faire un décompte morbide qui n'a pas précisément d'intérêt...
Il s'agit seulement d'interpeller la conscience des peuples du monde contre les crimes perpétrés en leur nom par les gouvernements ou des "autorités" diverses et variées.
C'est malheureusement aujourd'hui qu'on franchira le "mur du sang" avec plus d'un millier de tués et près de 5000 blessés. Selon l'AFP, à 13H07 à Gaza, le Docteur Hassanein déplorait 985 tués (dont 292 enfants et 95 femmes).
Il faut que çà cesse ! Pour cela tous les moyens sont bons pour dire "stop !". C'est pourquoi j'ai un peu emprunté à Pablo Neruda. Il me le pardonnera, ou ses "ayants droits".
"Généraux de Tsahal
Traîtres:
Regardez ces maisons mortes
Regardez Gaza blessée.
Mais de chaque maison sort un métal
ardent
En guise de fleurs,
mais de chaque blessure de Palestine
sort la Palestine,
mais de chaque enfant mort sort un fusil
avec des yeux,
mais de chaque crime naissent des balles
qui trouveront un jour la place
de votre coeur.
Vous demandez pourquoi la poésie
ne parle pas du songe, des feuilles,
de grands volcans et de pays natal ?
Venez voir le sang dans les rues,
venez voir
le sang dans les rues,
venez voir le sang
dans les rues !"
NOSE DE CHAMPAGNE
CESARE BATTISTI BIENTOT LIBRE ?
La Justice triomphe donc finalement ? La Justice brésilienne, en l’occurrence, oui… Pas la nôtre, qui s’apprêtait à livrer Cesare à Silvio et ses Berlusconasses.
Un communiqué de France Info (voir http://www.France-info.com/ à 08H 52) nous informe que le Gouvernement brésilien de Lula accorde le statut de « réfugié politique » à Cesare BATTISTI.
Souvenons-nous que Cesare, aujourd’hui âgé de 55 ans, avait trouvé refuge en 1981 en France, faisant confiance à la parole de l’Etat, délivrée par François MITTERRAND. Il avait fui en 2004, alors que le Gouvernement du Président CHIRAC s’était parjuré. Sa cavale avait pris fin lorsqu’il avait été capturé en 2007 à Rio de Janeiro.
J’ai toujours soutenu les amis de Cesare luttant pour faire reconnaître ses droits (notamment
A un procès équitable) et en particulier Fred Vargas qui a mené une lutte efficace et sans concession aux liberticides. J’ai signé, dès le début, la pétition en faveur de Cesare BATTISTI et j’ai adressé mon obole à l’époque à BELLACIAO, alors que la parole n’y était pas encore garrottée.
Je suis soulagé pour Cesare que les parjures n’aient pas gain de cause et que les fascistes qui gravitent autour de Berlusconi n’obtiennent pas la satisfaction de le torturer. C'est encore un succès solidaire, après la libération de Marina PETRELLA...
Cependant, restons vigilant car le pouvoir italien et "gladio" n'ont pas épuisé leurs capacités de nuisances...
NOSE DE CHAMPAGNE









