LE MERLE MOQUEUR

C'est mon avis et je le partage !

17 novembre 2008

LA CFDT ET F. CHÉRÈQUE, EN PRIVÉ...

Extrait du livre de Jacques Cotta, « Riches et presque décomplexés » (Fayard), p 125.

Source: http://www.collectifdu29mai.org/Un-doc-choc-sur-une-conference-de.html

Compte rendu de la rencontre organisée le 27 mars 2007, entre leader de la centrale et le cercle patronal « ETHIC », dirigé par Mme Sophie de Menthon.

Extrait du livre de Jacques Cotta, « Riches et presque décomplexés » (Fayard), p 125.

CHREQUEQuelques jours après le petit-déjeuner en compagnie de deux cents membres d'Ethic et de François Bayrou, mon téléphone sonnait. On me demandait si je désirais participer à un remake, cette fois-ci au Cercle interallié et en compagnie de François Chérèque. Le leader de la CFDT face à des patrons déterminés à la veille de la présidentielle sur des thèmes sociaux, politiques et économiques ne pouvait laisser indifférent. Mais une mauvaise surprise m'attendait, la veille dudit petit-déjeuner: un contrordre fut donné dans des termes qui ne pouvaient qu'aiguiser ma curiosité:

- Sophie de Menthon vous fait dire que si cela ne tenait qu'à elle il n'y aurait pas de problème, mais c'est M. Chérèque qui pose comme condition l'absence de tout journaliste.
- Même en demeurant discret?

- Même, nous sommes désolés. Il nous a dit que c'était une condition absolue à sa venue.

Le lendemain matin, je décide de passer outre. Je gravis les marches du Cercle interallié, passe le petit perron de l'entrée surmonté d'une imposante et néanmoins gracieuse marquise, ignore un valet de pied en jaquette noire et gilet rouge et pénètre dans le petit salon réservé pour le leader de la CFDT. Étonnement de la secrétaire d'Ethic préposée aux badges, air confus de ma part, incompréhension feinte pour obtenir enfin l'autorisation de m'installer dans un coin de la salle avec engagement strict de ne pas piper mot.

Devant une assistance très réduite comparée à celle venue assister à la prestation du leader de l'UDF, Sophie de Menthon accueille l'invité:

- Cher François Chérèque, c'est un grand plaisir. Mais laissez-moi vous dire, à vous qui avez eu par le passé le courage de soutenir des réformes difficiles, que je déplore l'absence de la presse. Vous auriez dû au contraire médiatiser au maximum cet événement, vu l'importance de votre discours.
- Merci de m'accueillir. Et commençons donc par la presse. J'ai demandé à ce qu'elle ne soit pas présente car j'ai décidé de vous parler franchement, sans détour, directement. Entre nous, sans journalistes, ce sera plus simple!
- Pour nous confier des secrets? plaisante la salle.

Je connaissais la connivence qui peut exister entre les partenaires sociaux. «Les réunions à répétition rapprochent», dit-on. Mais là, il s'agit de tout autre chose. François Chérèque promet le discours de la vérité comme s'il se trouvait dans une réunion de famille qu'il ne faudrait pas perturber.

Durant une heure, je vais de surprise en surprise. Le leader de la CFDT réserve à ses hôtes très satisfaits un discours des plus politiques. «L'économie est poussive» et «le premier des problèmes concerne l'investissement» car nous «n'avons pas décliné les objectifs de Lisbonne».
- Plus clairement? demande Sophie de Menthon.
- Les réformes de la recherche, des régimes sociaux, des retraites, de l'assurance-maladie, de la santé, des hôpitaux n'ont pas été accomplies.

En une phrase, François Chérèque fait siennes l'ensemble des mesures qui ont pesé dans le vote négatif du peuple français le 29 mai 2005. Mais qu'importe, la salle communie.
Il aborde ensuite «l'organisation du marché du travail», «l'existence de la précarité», mais aussi d'une «trop grande rigidité pour les entreprises». Il dénonce le développement de la sous-traitance comme «facteur d'augmentation des inégalités».

- D'inégalité pour qui? demande un curieux dans la salle.

J'attends une réponse syndicale. Surprise!

- Pour les petites entreprises, répond du tac au tac le leader de la CFDT.Je me tourne vers mon voisin de table:
- Je croyais qu'il parlait des employés. Pour un syndicaliste il est assez ouvert, non?
- Oui, mais si les entreprises ne vont pas bien, les employés non plus. Ce qui compte, c'est l'entreprise, et lui, il a compris!

Au micro, François Chérèque en est à la dénonciation de «la culture du conflit», condamne «la CGT qui pousse à la grève dans les ports de Marseille», ou «FO qui fait la loi chez les communaux», «la nécessité d'y imposer une CFDT qui aujourd'hui y a des problèmes».

- Comment? questionne Sophie de Menthon.

- Par tous les moyens!

- Je suis troublée, vous reprenez nos positions, que nous exprimons publiquement, intervient la présidente d'Ethic.

Galvanisé, Chérèque annonce la nécessité de «faire évoluer le contrat de travail», de ne «pas opposer la flexibilité à la rigidité», de réaffirmer «l'attachement à l'Europe» alors que «nous avons mis le drapeau bleu blanc rouge le jour anniversaire du traité de Rome, ce qui était lamentable».
- Reste la méthode? demande Sophie de Menthon.

Alors le président de la CFDT parle de «représentativité». Il a déjà rencontré à plusieurs reprises «les conseillers de Sarkozy et le candidat lui-même» avec qui ils sont «plutôt tombés d'accord». Il faut «reconnaître les syndicats dans les entreprises», et non plus au niveau national indépendamment des élections à la base.
- Atomiser l'interlocuteur, c'est ça qu'il faut, me glisse à l'oreille mon voisin attentif.

François Chérèque, comme s'il lui répondait en écho, développe l'exemple de Renault. «S'il n'y a pas de licenciement», c'est uniquement parce que «les ouvriers prennent aujourd'hui les jours qui correspondent aux 35 heures de 2008». À l'inverse, à Sandouville, «la production est à flux tendu», donc «ils font 42 heures par semaine».
- En discutant à la base, la flexibilité s'organise et s'impose d'elle-même.
- Pourquoi, avec ce discours, êtes-vous au premier rang dans les manifestations?
- J'ai manifesté contre le CPE car le ministre avait été ridicule dans la forme. Mais sur le fond, nous sommes bien sûr d'accord pour revoir le contrat de travail.

Dans la salle on est au bord de l'applaudir.
- Votre différence n'est pas assez marquée avec la CGT, insiste Sophie. Même si Thibault est assez positif, il existe des possibilités de débordement.
- Sur le terrain, c'est parfois compliqué, mais plus on va vers l'entreprise, je vous le répète, plus les salariés acceptent tout cela. Prenez l'accord Bosch sur le temps de travail. II y a 200 accords du même type, mais personne n'en parle. Laissons les choses se faire dans les entreprises, il y a une adaptation!
- Vous avez des priorités?
- La protection sociale sera le gros morceau. Il faut finir le travail sur les retraites après ce qui a été commencé sur les régimes spéciaux. Puis reconnaître que les CDD en lieu et place des CDI, c'est trop paralysant. Donc redistribuer vers l'assurance chômage qui sera plus sollicitée. Enfin, la sous-traitance, dossier difficile...
- Pas tant que cela, intervient un des vingt membres d'Ethic installé dans la salle.
- Si, par exemple, prenez Airbus. À vous je le dis : l'État n'a pas à mettre un sou. Il faut faire à Airbus ce qui a été fait à Boeing! Augmenter et développer la sous-traitance et mettre tout cela en concurrence.
- Mais vous y êtes arrivé sur les retraites? C'était bien plus chaud, non?

Le leader syndicaliste en serait presque à bicher.
- Vous accepteriez d'être ministre du Travail de Nicolas Sarkozy ou de Ségolène Royal?
- Non, je suis beaucoup plus utile à la place que j'occupe. Je peux faire de la pédagogie. Ségolène a compris sur les retraites, par exemple, et elle n'est plus pour l'abrogation de la loi Fillon. En mettant la gauche face à ses contradictions, on aboutit au discours de Villepinte où la candidate socialiste fait de la dette sa priorité et reconnaît l'économie de marché. Mais pour cela, il faut être là où je suis.
- Puisqu'on est entre nous, vous voterez pour qui?
- Je peux vous dire que nous avons vu tous les candidats, outre l'extrême droite ou l'extrême gauche. Surtout les deux principaux et Buffet par respect pour elle et aussi parce que sur des notions comme la flexisécurité, elle serait sans aucun doute d'accord. D'ailleurs, l'extrême gauche a aussi fait un pas. Elle reconnaît le marché et la décentralisation.
- Vraiment?
- Mais oui, Arlette a pris un coup de vieux, vous savez!

Dans la salle on s'esclaffe.
- Vous voyez bien le mal que j'aurais eu si la presse avait été présente.
- Pour qui voteriez-vous donc? insiste Sophie de Menthon.
- Nous ne donnons jamais de consigne à la CFDT.
- En privé?
- Sarkozy nous a présenté un calendrier pour les réformes et moi et ça me va très bien. On s'y met dès juillet.
Sourire de Sophie de Menthon et satisfaction de la salle.

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PETIT, PETIT, PETIT...

sarkozy_petit_president" Que peut-il ? Tout.

Qu'a-t-il fait ? Rien.

Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l'Europe peut-être.
Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire.
Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est le mouvement perpétuel ;

mais, hélas ! cette roue tourne à vide.
L'homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux.
Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir.
Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort.
Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse.
Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise.
On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue !
Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé "

Victor HUGO, dans ' Napoléon, le petit ' (Réédité chez Actes Sud). Comme quoi l'arrogance des parvenus arrivistes se perpétue à travers les âges.

Transmis par Pédro DA NOBREGA

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AUTOPSIE D'UN CONGRES À REIMS...

a_puni_36d45Normal que le MERLE MOQUEUR se préoccupe de donner l'avis d'un "régional de l'étape" sur « l’événement du week End ». Et autant dire les choses qui ne furent dites par personne d’autre dans le grand concert de la pensée unique globalisée ...

Car force est de constater que la couverture médiatique de ce congrès de Reims fut inversement proportionnelle, en importance, à l’intérêt que ressentaient les français (12% selon le baromètre de Paris-Match).

La seule chose qui compte pour l’opinion publique, c’était de savoir si le PS allait être capable de réduire l’écart croissant entre ce qu’il exprime par rapport à la constitutionnalisation du libéralisme à l’échelle européenne (les français avaient dit « non » à 55%) et au changement en profondeur souhaité par 67% (BVA, le 17/10/2008) du système économique.

Or, l’observation du rapport des forces dans le PS montre qu’en 2005, les socialistes votaient « oui » au TCE; en 2007, ils étaient 80% à souhaiter être représentés à l’élection présidentielle par un candidat social-démocrate (du type Royal - 60% - ou DSK - 20%), tandis que le vote interne du 06/11/2008 montrait que le rapport se maintenait à 79% (motions Royal - 29% - Delanoé - 25% et Aubry - 25%).

Quant à la gauche, Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez avait par avance jeté l’éponge devant l’évolution défavorable de la tendance: à Dijon en 2003, c’était 33,21%; au Mans en 2005, c’était 44,8% pour finir à moins de 20% avec Benoît Hamon en 2008.

Le sort en est donc joué: ce n’est plus du côté du PS qu’il faut compter pour une alternative au système pourtant en faillite à l’échelle du Monde…

Alors qui ? Quoi ? Comment ?

Là est la question.

NOSE DE CHAMPAGNE.

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15 novembre 2008

TRIBUNE D’ANDRE GERIN DANS L’HUMA DU 14/11/2008

1094628_1392856_90a8eUn appel aux communistes : Faisons respecter le vote des 29 et 30 octobre


« Le choix des communistes risque d'être remis en cause. Bafouant nos statuts qui constituent notre loi commune, une partie de l'équipe dirigeante se livre à des tentatives multiples pour dévoyer le vote des adhérents. Alors même que certains d'entre eux ont voté la base commune, lors de la réunion du conseil national du 5 septembre, ils tentent de forcer le passage pour changer le nom du PCF. Ils sont capables de dire tout et son contraire en trichant, la main sur le cœur.

Faire respecter le choix des adhérents est essentiel pour que le 34ème congrès soit un congrès exceptionnel qui scelle l'unité des communistes. C'est une exigence si l'on veut rétablir la confiance ! Depuis plusieurs congrès, la base militante se sent méprisée. En ne respectant pas son expression, on ouvrirait la porte à la paralysie, au déchirement et à l'éclatement.

Qu'une partie de la direction continue d'être favorable à la création d'une nouvelle force politique n'est pas en soi choquant. En revanche que cette frange fasse semblant d'ignorer que l'immense majorité des communistes veut préserver un PCF autonome et tente de lui imposer un autre choix : là, je dis attention, danger de division. Battus par les militants de base, ces dirigeants n'acceptent pas le verdict des adhérents et leur dénie le droit
à la souveraineté.

En choisissant de ne pas présenter de texte alternatif, alors qu'ils sont en désaccord avec l'orientation de la base commune qui affirme la nécessité du PCF, les camarades qui se prononcent pour une autre formation politique ont cherché à camoufler derrière l'abstention, le non vote, le vote blanc ou nul, le fait qu'ils sont minoritaires. L'assemblée générale des communistes, en décembre 2007, était claire sur ce point. En jouant la confusion au moment où la lame de fond de la crise financière s'apprête à déferler sur notre peuple, ils portent une lourde responsabilité. C'est le moment où jamais de parler clair et de serrer les coudes. De faire preuve d'esprit de responsabilité. L'heure n'est vraiment pas aux petits calculs personnels et aux querelles de chapelle. Nous devons faire corps avec les adhérents, avec tous les communistes.

Il faut mettre en échec les opérations de recomposition politique auxquelles se prêtent des dirigeants du PCF de plusieurs sensibilités. Ces manœuvres visent à paralyser le Parti communiste français, à dévaloriser son action. Entre ceux qui veulent participer à une refondation de la gauche, à un grand parti de gauche, à un nouveau parti à côté du PS et ceux qui lorgnent vers un nouveau PS à la Mélenchon, il est de plus en plus évident qu'il y a un point commun : écarter durablement du paysage le PCF comme force politique nationale,
écarter durablement la force politique qui veut le renversement du capitalisme.

Soyons clairs : le vote sur les textes indique un réel mécontentement des communistes qui ne se retrouvent pas dans la base commune. Mais le résultat du scrutin, notamment, au regard du vote au précédent congrès, la progression des textes alternatifs qui veulent le renforcement politique et idéologique du PCF, indique nettement dans quel sens ils veulent aller. Après le vote des textes, le Parti communiste français doit entrer dans le vif du congrès avec les assemblées de cellules, là où elles existent, les conférences de section et départementales, enfin le congrès par lui-même.

C'est le moment de mettre en oeuvre des pratiques démocratiques inédites que tous les communistes appellent de leurs vœux. L'exemple devrait venir d'en haut. Je crois que c'est peine perdue. C'est à la base d'avoir le dernier mots. Car ces pratiques doivent respecter les statuts, ce qui n'empêche pas de proposer des modifications que le congrès pourrait entériner. Nous devons veiller, sans parler d'arithmétique, que le choix des communistes se reflète dans les conférences et le congrès. L'élection des délégations à chaque niveau doit requérir toute notre attention. De la façon dont elles seront constituées dépend la qualité démocratique du congrès.

Deux critères sont essentiels :
- il faut encourager au maximum l'élection de camarades issus des milieux populaires et du monde du travail, implantés parmi eux. Cela suppose du volontarisme. La vie politique française, le comportement des élites agissent comme des repoussoirs. Le traumatisme des années Jospin est loin d'être résorbé chez les
militants les plus touchés par les agressions du capitalisme.

- l'affirmation majoritaire des communistes en faveur du maintien de l'existence du PCF doit se refléter dans les délégations, en ayant le souci d'une réelle représentativité des différentes approches et conceptions du devenir du PCF. C'est la garantie d'un débat franc, loyal, fructueux. C'est la garantie d'élire des directions ayant une réelle légitimité, sous peine de tri sélectif qui écarte des adhérents. C'est la logique de l'appareil étouffant la voix plurielle des communistes.

S'il est un terrain sur lequel le PCF doit innover, c'est bien celui-là. Il faut en finir avec les pratiques de secret, de cooptation, de préparation opaque des élections. La question des directions doit devenir pleinement partie prenante du débat démocratique au sein du parti. Nous ne devons plus craindre l'expression des individualités encore moins les fuir ou les étouffer dans les carcans bureaucratiques. Le communisme du XXIème siècle
revendique le droit à la personnalité, à l'originalité, à la différence, au non-alignement. Il faut absolument sortir d'une logique de « plus petit dénominateur commun » et promouvoir des cadres qui, tout en restant liés étroitement au parti, savent exprimer leur point de vue et prendre des risques politiques.

Il nous revient de porter dans la situation actuelle, plus que jamais, les couleurs du Parti communiste français et de dire aux gens que l'on veut une société communiste pour remplacer ce capitalisme destructeur. Annonçons donc la couleur. Je pense d'ailleurs que cette idée manque dans le document de base commune et s'il y a une chose que je partage avec les autres contributions, c'est que l'on ne peut laisser cette base commune dans son état actuel, qu'elle a besoin d'être revue pour appeler à du communisme tout de suite, à une démocratisation du PCF avec une direction qui anime et dynamise, avec des dirigeants de terrain travaillant au rassemblement, aux luttes, pour des avancées politiques et pour l'émancipation humaine.

Pour les communistes de France, c'est l'heure de vérité. Nous devons faire respecter le vote des 29 et 30 octobre 2008. Je crois, comme le dit Henri Malberg dans son livre :

« Parce que le Parti communiste a de l'avenir » qu'il faut refuser le pari de l'échec ou de l'immobilisme. L'heure est à l'unité des communistes dans l'action.

Vénissieux, jeudi 13 novembre 2008,

Par André GERIN, Membre du conseil national du PCF,
Maire de Vénissieux, Député communiste du Rhône. »

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12 novembre 2008

SALUT JACKIE !

JACKIE_PERLOT_PORTRAITJackie PERLOT était un ouvrier d'Arthur Martin (Tutur, comme il aimait dire), militant communiste rémois. Il était également un militant tout terrain de la CGT, franc et direct. Il avait assumé de très nombreuses responsabilités. Il avait lourdement payé ses engagements au service des salariés et des populations modestes, lorsque les revers électoraux avaient touché notre parti. Jamais il n'a rechigné et montré de l'amertume.

Jackie est mort le 9 novembre, à l'âge de 68 ans, après quelques semaines d'un cancer foudroyant.

Un petit parcours de la vie et des responsabilités de Jackie permet de bien mesurer la gravité de cette perte pour nous, ses camarades.

Il avait été maire-adjoint de Reims (de 1977 à 1983) dans la municipalité de Claude Lamblin. Lorsque la municipalité communiste fut battue en 1983, il s'est retrouvé simple conseiller municipal d'opposition (de 1983 à 1989) et, boycotté partout par le patronat revanchard, il n'a pu retrouver pour vivre qu'un emploi de "plongeur" à la cantine de la CAS d'EDF, emploi qu'il conservera jusqu'à sa retraite. 

Jackie avait été secrétaire de l'UD CGT de la Marne de 1970 à 1977 et il était devenu secrétaire général de l'UL CGT de Reims-Ouest de 1992 à 2007. Au moment de nous quitter, il était encore un conseiller prud'homal CGT très actif.

Jamais Jackie n'a occupé un poste de responsable avec le sentiment qu'il lui était dû. Toujours, il était là, avec ses coups de gueule et son rire tonitruant, chaudement fraternel, solidaire et disponible.

Jackie, c'était un modèle de militant politique et syndical opiniâtre et efficace. Il était modeste et pourtant tellement instruit et intelligent: l'exemple même de ce que l'ouvrier peut devenir avec l'aide de son syndicat et de son parti, dans le dévouement à l'intérêt général. À l'intelligence de l'esprit, il alliait l'intelligence du coeur. C'était un sensible...

Jackie, permets-moi de dire comme je suis fier de t'avoir cotoyé et d'avoir souvent partagé tes réflexions sur l'évolution du monde et de notre parti, lorsque nous finissions tard le soir, les permanences toi de ton UL et moi du SDEN de la Marne...

Tu as terminé de parcourir ton chemin. Mais tu nous aide toujours à accomplir le nôtre.

NOSE DE CHAMPAGNE

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09 novembre 2008

BARACK OBAMA 44° PRESIDENT DES ETATS-UNIS

OBAMACeci représente la réaction d’André Gérin au communiqué officiel du PCF.

J'ai pris connaissance du communiqué de la direction du Parti communiste français saluant l'élection d'Obama. Je le trouve ridicule et affligeant.

La victoire de Barack Obama est historique depuis 1945. C'est une révolution psychologique importante dans la lutte contre le racisme. C'est le rejet sans appel de la politique de Bush et le désaveu de l'ultra conservatisme depuis les années Reagan. Ce sursaut civique peut être prometteur.

Reste la question clé : qui a le pouvoir, qui va décider du sort des États-Unis ? Plus de la moitié de la campagne d'Obama a été financée par le grand capital financier et ses lobbies. Le système politique américain qui mélange le fric et le show-business est pourri jusqu'à la moelle. Comment croire qu'il pourrait être en mesure, aujourd'hui, d'arrêter le rouleau compresseur du capitalisme du désastre ?

Les relations des USA avec le monde vont-elles changer ? Connaîtra-t-on la fin de l'embargo contre Cuba, la fin des guerres en Irak et en Afghanistan, la mise en oeuvre de nouveaux rapports avec l'Amérique latine ?

La crise du capitalisme financier ouvre une nouvelle donne. Le président Sarkozy qui se présente comme le plus fidèle héritier de Reagan, Thatcher, Bush, essaie de récupérer la victoire d'Obama. Ne soyons pas dupes.

La seule question qui vaille est de savoir si les forces progressistes, les forces révolutionnaires, avec le mouvement populaire aux USA sauront imposer d'autres choix que la gestion du capitalisme. C'est un long chemin pour le peuple américain. Raison de plus pour changer de modèle de société en France et pour construire le communisme du XXIème siècle.

André GERIN, Député du PCF, le 06/11/2008.

J'ai rendu compte de cette position qui me paraît la seule raisonnable. En effet, le combat a été difficile pour les démocrates et en particulier toutes les mouvances colorées, pour en finir avec la dynastie BUSCH et ces si peu "républicains". Mais il est aussi évident que la prise du pouvoir est la chose la plus facile. La force de l'espoir l'a permis.

L'issue du combat pour conserver le pouvoir va dépendre de l'ampleur des déceptions auxquelles seront soumis les populations américaines. Le complexe militaro-industriel ne semble pas inquiet du redéploiement plus ou moins précoce des troupes d'Irak en Afghanistan... Voyez le ralliement de Colin POWELL !

Quelle politique en Amérique latine ?

Par ailleurs, quelle est la position d'Obama sur les services publics, sur la fiscalité, sur la mise en place d'une véritable sécurité sociale ?

Quelle position sur les équilibres monétaires à l'échelle mondiale et le rôle du dollar ?

Et sur la peine de mort ? Mummia Abu Jamal sera-t-il enfin libéré ?

Que de flou dans le programme d'Obama !

NOSE DE CHAMPAGNE

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LETTRE D’ANDRE GÉRIN À MARIE-GEORGE BUFFET: RESPECTER LE CHOIX DES COMMUNISTES !

 

Marie_George_Buffet ANDRE_GERINLa dernière communication de Marie-George BUFFET mérite à cvoup sûr qu'on l'examine et qu'on l'étudie sérieusement, sans chercher à lui faire dire autre chose que ce qu'elle dit. C'est une question d'efficacité et d'honnêteté, et d'honnêteté et d'efficacité... Voyez ce que je veux dire ! Donc ce texte est en consultation sur LE PIGEON BLEU...

Par contre, le traitement à réserver à MGB ne peut pas être un traitement privilégié. Dans ce cas, la lettre d'André GERIN à Marie-George doit également être prise pour ce qu'elle est. Et ce texte est donc en consultation ici.

NOSE DE CHAMPAGNE

Le 8 novembre 2008

Chère Marie-George,

J'aimerais que l'on mette les points sur les « i » au prochain conseil national du 19 novembre. Le choix des communistes risque d'être remis en cause. Bafouant nos statuts qui constituent notre loi commune, une partie de l'équipe dirigeante se livre à des tentatives multiples pour dévoyer le vote des adhérents. Faire respecter leur choix est essentiel pour que le 34ème congrès soit un congrès exceptionnel qui scelle l'unité des communistes. C'est une exigence si l'on veut rétablir la confiance !

Qu'une partie de la direction continue d'être favorable à la création d'une nouvelle force politique n'est pas en soi choquant. En revanche que cette frange fasse semblant d'ignorer que l'immense majorité des communistes veut préserver un PCF autonome et tente de lui imposer un autre choix : là, je dis attention, danger de division. Depuis plusieurs congrès, la base militante se sent méprisée. En ne respectant pas son expression, on ouvrirait la porte à la paralysie, au déchirement et à l'éclatement.

En choisissant de ne pas présenter de texte alternatif, alors qu'ils sont en désaccord avec l'orientation de la base commune qui affirme la nécessité du PCF, les camarades qui se prononcent pour une autre formation politique ont cherché à camoufler derrière l'abstention, le non vote, le vote blanc ou nul, le fait qu'ils sont minoritaires. L'assemblée générale des communistes, en décembre 2007, était claire sur ce point. En jouant la confusion au moment où la lame de fond de la crise financière s'apprête à déferler sur notre peuple, ils portent une lourde responsabilité. C'est le moment où jamais de parler clair et de serrer les coudes. De faire preuve d'esprit de responsabilité. L'heure n'est vraiment pas aux petits calculs personnels et aux querelles de chapelle. Nous devons faire corps avec les adhérents, avec tous les communistes.

Soyons clairs : le vote sur les textes indique un réel mécontentement des communistes qui ne se retrouvent pas dans la base commune. Mais le résultat du scrutin, notamment, au regard du vote au précédent congrès, la progression des textes alternatifs qui veulent le renforcement politique et idéologique du PCF, indique nettement dans quel sens ils veulent aller. Après le vote des textes, le Parti Communiste Français doit entrer dans le vif du congrès avec les assemblées de cellules, là où elles existent, les conférences de section et départementales, enfin le congrès par lui-même.

C'est le moment de mettre en œuvre des pratiques démocratiques inédites que tous les communistes appellent de leurs vœux. Ces pratiques doivent respecter les statuts, ce qui n'empêche pas de proposer des modifications que le congrès pourrait entériner. Nous devons veiller, sans parler d'arithmétique, que le choix des communistes se reflète dans les conférences et le congrès. L'élection des délégations à chaque niveau doit requérir toute notre attention. De la façon dont elles seront constituées dépend la qualité démocratique du congrès.

Deux critères sont essentiels :

- il faut encourager au maximum l'élection de camarades issus des milieux populaires et du monde du travail, implantés parmi eux. Cela suppose du volontarisme. La vie politique française, le comportement des élites agissent comme des repoussoirs. Le traumatisme des années Jospin est loin d'être résorbé chez les militants les plus touchés par les agressions du capitalisme.

- l'affirmation majoritaire des communistes en faveur du maintien de l'existence du PCF doit se refléter dans les délégations, en ayant le souci d'une réelle représentativité des différentes approches et conceptions du devenir du PCF. C'est la garantie d'un débat franc, loyal, fructueux. C'est la garantie d'élire des directions ayant une réelle légitimité, sous peine de tri sélectif qui écarte des adhérents. C'est la logique de l'appareil étouffant la voix plurielle des communistes.

S'il est un terrain sur lequel le PCF doit innover, c'est bien celui-là. Il faut en finir avec les pratiques de secret, de cooptation, de préparation opaque des élections. La question des directions doit devenir pleinement partie prenante du débat démocratique au sein du parti. Nous ne devons plus craindre l'expression des individualités encore moins les fuir ou les étouffer dans les carcans bureaucratiques. Le communisme du XXIème siècle revendique le droit à la personnalité, à l'originalité, à la différence, au non-alignement. Il faut absolument sortir d'une logique de « plus petit dénominateur commun » et promouvoir des cadres qui, tout en restant liés étroitement au parti, savent exprimer leur point de vue et prendre des risques politiques.

Quiconque est candidat à quelque poste que ce soit, proposé par lui-même, par une direction sortante ou par un groupe de communistes, doit clairement s'afficher devant l'ensemble des communistes. L'ambition doit être conçue non comme un péché, mais comme un levier.

Pour un bon déroulement du débat démocratique concernant les dirigeants, tu dois dire sans délai si tu es candidate ou non à ta succession. Dans la foulée, les successeurs potentiels doivent se déclarer.

Le caractère collectif des directions est une originalité historique du Parti Communiste Français. Le bureau politique, quand il existait, était à la fois une force de réflexion et une force de frappe formidables. Il faut revenir à un exécutif d'une quinzaine de membres composés de militants ayant des conceptions diverses, capables d'assumer cette diversité et surtout ayant envie de porter leur parti aux avant-postes de la lutte des classes.

Le conseil national doit être le parlement du parti, sa plus haute autorité politique. Pour retrouver une légitimité qu'il a complètement perdue, notamment avec un absentéisme qui touche largement plus de la moitié de ses membres. Il faut prendre une mesure marquante et modifier les statuts en ce sens avec l'élection des membres du Conseil National au suffrage direct de l'ensemble des adhérents.

Il nous revient de porter dans la situation actuelle, plus que jamais, les couleurs du Parti communiste français et de dire aux gens que l'on veut une société communiste pour remplacer ce capitalisme destructeur. Annonçons donc la couleur. Je pense d'ailleurs que cette idée manque dans le document de base commune et s'il y a une chose que je partage avec les autres contributions, c'est que l'on ne peut laisser cette base commune dans son état actuel, qu'elle a besoin d'être revue pour appeler à du communisme tout de suite, à une démocratisation du PCF avec une direction qui anime et dynamise, avec des dirigeants de terrain travaillant au rassemblement, aux luttes, pour des avancées politiques et pour l'émancipation humaine.

Henri Malberg vient de publier un livre qui tombe fort à propos. Bravo et merci Henri pour ton courage, ta lucidité.

André GERIN

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POMME-POMME-POMME-POMME ! ICI L’OMBRE… LE MERLE PARLE AUX PIGEONS...

versailles_peuple

Toute une première période, allant de la rentrée de septembre à cette fin de semaine marquée par le congrès départemental de l’USR-CGT de la Marne m’a littéralement « bouffé ». Je prends donc un peu de temps, ce week-end avant de m'immerger dans « la dernière ligne droite » qui nous conduit aux élections prud'homales du 03 décembre.
J'ai suivi les nombreux échanges sur « Le Pigeon Bleu », qui tournent autour de l’enjeu du 34° Congrès et de l’avenir du Parti Communiste Français. Par ailleurs, un débat a lieu sur les perspectives ouvertes ou fermées par le Congrès de Reims du Parti Socialiste, le vote préalable de ses militants et la sortie consécutive de Mélenchon et Dolez, hors des rangs d’un parti qu’ils estiment à la dérive. À mon tour , je vais vous donner mon sentiment aussi librement que vous donnez le vôtre ou que vous faites part de vos doutes.

A.

Des camarades se demandent comment se fait-il qu'on ne parle plus du PC ? D' autres répondent que c'est qu'il n'a plus de "pouvoir de nuisance" et je pense qu’ils ont raison.
Mais c'est sur le pourquoi de l'absence de pouvoir de nuisance que j'ai un avis différent. Ce n'est pas une question de score électoral. Car pour l'instant, même avec un peu plus de 5%, Besancenot n'a, lui non plus, aucun pouvoir de nuisance sur ce strict terrain… Et pourtant...

Si notre parti n'a plus de pouvoir de nuisance, c'est qu'il n'est plus lisible sur son projet d'une part, et d'autre part qu'il n'a plus de force pour le porter d'autre part.
Trop de camarades se focalisent sur "une gauche perdue". Mais une gauche de gauche ne peut exister que, d'abord, si le PCF existe et s'exprime. Le rôle des communistes n'est donc pas de "refonder la gauche", mais de reconstruire leur parti.

Cela suppose avant tout un projet basé sur :
1). le partage solidaire de la richesse produite;
2). la solidarité entre toutes les couches sociales travailleuses spoliées;
3). la solidarité internationale et la coopération avec tous les peuples contre toute tentative
d'instaurer à quelque niveau que ce soit, et dans quelque région du monde que ce soit, la "fameuse" concurrence libre et non-faussée.

Cela suppose aussi un parti - une organisation communiste - une force autogestionnaire proche des gens réels, dans les entreprises et dans les quartiers, porteuse de ce projet et le faisant vivre au quotidien dans les solidarités de proximité.

Et cela conditionne une existence et un développement qui permettent alors de construire des alliances significatives, d'abord ponctuelles, puis, peu à peu, plus stratégiques en vue d'une union populaire et une conquête du pouvoir par cette union populaire, sans confiscation
d'aucun parti et donc aucun risque d'appropriation bureaucratique.

J'espère n'être pas trop long. Ce que j'exprime là a conditionné fondamentalement ma coopération et mon soutien au texte 3 soumis à la consultation des communistes pour le 34° Congrès. C'est aussi ce que je ne trouve ni dans le texte 1 ni dans le texte 2. Et c’est enfin ce que l'état actuel du parti ne m'a en aucun cas permis de discuter dans le cadre de la préparation du congrès, tant la déliquescence actuelle du parti est avancée. C'est aussi pourquoi, comme les bolcheviques dans le POSDR, tout en étant opposé aux tendances, j'ai accepté de m'engager dans un processus qui doit permettre de sauver la colonne vertébrale du parti pour lui permettre de retrouver des muscles dans le combat quotidien, après la phase transitoire dans laquelle nous sommes encore.

Les batailles d'écurie ne m'intéressent pas. Elles n'intéressent pas non plus André Gérin, contrairement à ce que travestissent plus ou moins consciemment des camarades.

B.

"Où qu'on soit, il y a toujours une petite lumière qui brille...", dit un camarade à la nouvelle du divorce de Jean-Luc Mélanchon et de Marc Dolez d’avec le Parti Socialiste. Il est vrai que cette réaction d’honnêteté rassure et fait du bien dans le contexte des mœurs habituelles du microcosme politique actuel.

Mais plus fondamentalement, revenons à la stratégie. Est-ce que le départ de « Méluche » et Dolez est plus significatif pour le PS que le départ d'Elodie Tuaillon et
le "Mouton noir" hors du PCF ? Sans vouloir offenser ou affliger personne, je pense que non.
À mon avis une construction du type "Die linke" n’est pas actuellement possible en France. Ce sera forcément autre chose, car il faut d’abord que le parti socialiste boucle le cycle qu’il a enclenché et qui le conduit à une gouvernance conjointe avec une partie des forces de droite. Pour exemple, est-ce que Chevènement a réussi à constituer une alternative
aux dérives du PS ? non ! Donc, quelque part, bis repetita…

Mais cette question des éléments, extérieurs à notre parti, constitutifs d’une nouvelle gauche ce n’est pas notre problème à nous communistes. Simplement, pour ma part, j'ai infiniment de sympathie pour ces gens qui finissent par reconnaître la réalité d'une situation qui perdure
tout de même depuis le 29 mai 2005 et qui finissent par se résoudre à la prendre en compte ...

Faire ami-ami avec eux ne me pose pas de problème. Me fondre avec eux pour prendre place dans leur galère ? C’est non ! Je reste dans la galère communiste, décidément, délibérément, au nom de Gracchus Babeuf, de Marx, Engels, Jaurès, Lénine, Luxembourg,
Liebknecht, Thaelmann, Guy Mocquet, Fabien, Ho Chi Minh,
Mao Tse Toung, Patrice Lumumba, Amilcar Cabral, Che Guevara, Fidel Castro, etc. La saga communiste se poursuivra au moins autant que se poursuivront les luttes contre la domination de la classe capitaliste parasitaire sur toutes les autres, à l'échelle mondiale. Le communisme, même avec toutes ses erreurs parfois sanglantes, toutes ses faillites, tous ses tâtonnements, toutes ses hésitations, toute la patience qu'il demande, reste la jeunesse du monde à naître, la promesse d’un monde nouveau... Pour moi, c’est la question fondamentale. Et jusqu'à ce qu’elle s'éteigne pour moi au bout de mon chemin moi, c'est la petite lumière qui brille et éclaire ma vie.

NOSE DE CHAMPAGNE

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04 novembre 2008

LE PROGRAMME DE L’UMP: « CREVEZ AU BOULOT ! »

ManifRetraites080329_04_siteILS OSENT FAIRE PASSER LA RETRAITE À 70 ANS… EN CATIMINI, DANS LA NUIT DE VENDREDI 31 OCTOBRE À SAMEDI 1ER NOVEMBRE 2008 !

Sarkozy c'est le mal en tout dans ce pays. Il gouverne pour 2 % des privilégiés, ses amis du Fouquet's, les banquiers, et les gros capitalistes, pour les 500 premières familles qui s'en mettent plein les poches. Il prétendait être le président du "pouvoir d'achat", et "aller chercher la croissance avec les dents". En fait, il faisait l'apologie des prêts hypothécaires, des produits dérivés, de la déréglementation tout azimut, et nous a amené en pleine récession.
Le monde de Sarkozy implose dans une crise géante, son idéologie éclate dans un tsunami mondial, les conséquences de ses choix nous mènent à la déroute, le chômage ré augmente, les pauvres s'appauvrissent, les salaires sont bloqués mais les profits continuent d'augmenter massivement, la spéculation continue de plus belle.
Et voilà qu'il veut nous imposer la retraite à 70 ans !
Il veut nous ramener au 19 ème siècle, avant le code du travail, avant la journée de 10 h, avant le SMIC ; il privatise la Sécu, ferme les hôpitaux, détruit l'école publique, affaiblit nos équipements collectifs, nos banlieues en plein effondrement, il fait reculer les derniers services publics qui fonctionnent, la SNCF (ou il n'y a plus les investissements ni les personnels suffisants) l'EDF-GDF (les prix augmentent de façon injustifiés pour les seules exigences des nouveaux actionnaires), La Poste (ou le manque de personnel et de moyens devient un véritable sabotage).
De même qu'ils ont "re-codifié" secrètement, dans le dos du Parlement, un nouveau code du travail entré en oeuvre pour la plus grande joie du Medef depuis le 1er mai 2008, ils profitent de la loi LFSS (qui décide en 8 jours, dans le dos du Parlement de toute notre protection sociale) pour glisser un "cavalier parlementaire", sans débat, en force, qui impose la retraite à 70 ans.
Quand on sait que les Français continuent de travailler en moyenne, dans les faits, dans la vie réelle, 37 annuités, quand on sait que deux français sur trois sont sans emploi à partir de 57 ans, quand on sait que 2 maladies sur 5 sont dues au travail à partir de 55 ans, et 3 sur 5 à partir de 60 ans... toute prétention à reculer l'âge de la retraite n'aboutit qu'à plonger des millions de retraités dans la misère, ou à faire reculer l'espérance de vie...
Défendons la retraite à 60 ans à taux plein, calculée sur les 10 meilleures années, indexée sur les salaires, elle est totalement légitime après une vie de travail, c'est un des instruments de redistribution des richesses qui existent, énormes, dans ce pays, elle peut être financée parfaitement par les cotisations sociales patronales et salariées !
Et menons campagne pour empêcher les ravages du pouvoir, de l'idéologie, des coups de force de Sarkozy, il a été battu en mars 2008, il est minoritaire en dépit de ses médias, il gouverne contre tout le peuple et cela nous mène à l'explosion sociale !

Gérard FILOCHE, Inspecteur du travail.

Posté par NOSE 2 CHAMPAGNE à 10:55 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 novembre 2008

PAUV' PETITE FILLE RICHE !

UHEMMEPOUETTE_POUETTE

Les temps sont durs, ma p'tite dame... C'est ce dont nous fait part Monsieur Jean-Marc GERARD, secrétaire de la 5° circonscription UMP de la Marne, depuis son magnifique pas de porte avec vitrine rue du Pont à Vitry-le-François, dans la livraison de ce jour du quotidien régional "L'Union", sous la signature de Stéphanie Gruss.

Pensez donc, ce loft sarkozien coûte la modique somme de 9000 € annuels, avec 7800 € rien que pour le loyer. Dommage que Madame Boutin ne puisse rien pour de tels locataires, en l'occurence... Avec près de 180 adhérents, çà fait tout de même en moyenne 45 € de loyer pour chaque adhérent !  À la recherche d'une solution raisonnable, ils ont été jusqu'à envisager un PACS de leur permanence et de la permanence LNC de notre député Charles-Amédée De Courson Du Buisson...   

Quand on pense que les unions locales des organisations syndicales, qui elles, sont utiles aux gens de la circonscription (comme la CGT qui a reçu 170 visiteurs depuis le 15 janvier 2008, venus lui poser le problème de leur misère), n'ont pas des budgets équivalents à la moitié de celui de cette UMP !!! M'enfin, bon... passons !

Monsieur Gérard nous confie ses projets d'activité militante d'autofinancement pour maintenir le pavillon haut avec une autre permanence, moins kitch: comme "la vente de muguet"... L'effort est louable, n'est-ce pas ? Mais encore, "il mise essentiellement sur les dons des particuliers..." Alors là, cher compagnon, est-ce là ce que vous entendez par "auto-financement" ? Non, bien sûr... car il ajoute qu'il mise également sur des dons "des entreprises" !!!

Frottez-vous les yeux bonnes gens ! Les entreprises seraient donc sollicitées pour verser écot à l'UMP ! Elles qui n'ont pas ni assez d'altruisme ni assez d'argent pour rémunérer les vitryats à plus de 79% de la moyenne départementale !

Cela ne vous laisse pas rêveur ? Moi si ! Ne serait-ce qu'oser caresser cette idée ! Nous vivons réellement des temps bien difficiles !

NOSE DE CHAMPAGNE

Posté par NOSE 2 CHAMPAGNE à 22:41 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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