22 mai 2008
22 ! VITRY EN MAI...
À 10 heures, nous nous sommes rassemblés pour la première fois devant la Maison des Syndicats et des Associations, l’Espace Lucien Herr. D’habitude on part du parking des Indes, ou de la Place d’Armes. Pendant de longues minutes, chaque organisation a déballé ses drapeaux, distribué ses casquettes, ses autocollants, ses demi-feuilles imprimées de slogans aux participants de CALCIA, SMP-SALZGITTER, ARCELOR-MITTAL, TRICOFLEX, NOBEL AUTOMOTIVE, VÊTIMARCHÉ, LECICO, ITMLI, KADANT, JOHAR, Le Centre Hospitalier Général, les communaux… De part et d’autre du cortège en formation, les véhicules de la gendarmerie: 2 voitures légères et un fourgon, où les gradés sondaient l’atmosphère. L’Inspecteur des Renseignements Généraux se faisait répéter le parcours et les lieux de dépôt des motions par les 3 responsables locaux de la CGT, de la CFDT et de FO. Puis, nous avons demandé à la banderole de prendre la tête accompagnée des 3 secrétaires des UL, et aux rangs qui suivaient de se former en occupant toute la largeur de la rue par lignes de 5… La manif s’est alors ordonnée, puis ébranlée, pour défiler durant une heure et demie. Nous avons parcouru la rue du pont. Au passage devant la permanence UMP, des huées et des sifflets ont retenti. Et nous avons lancé les slogans… Les plus souvent repris, sur tout le parcours ont été: la dette c’est eux qui la font ! La retraite c’est eux qui la défont ! Fillon partout, Sarko partout, retraite nulle part ! Ne perdons pas notre vie à la gagner ! Du pognon pour les retraites, pas pour les stock-options ! On n’a pas le tempérament aux retraites raplapla ! Retraités oui, maltraités non ! Sarko, si tu savais, ta retraite où on t’la met... ! Traversée de la Place d’Armes et parcours de la rue Aristide Briand, puis rue Maître Edmé et arrêt devant la sous-préfecture. L’intersyndicale est entrée pour déposer une motion à la secrétaire générale des lieux, mais le sous-préfet a tenu à nous recevoir lui-même. Il nous a assuré qu’il transmettrait cette motion exigeant l’ouverture de vraies négociations sans préalable du genre « tel point n’est pas négociable ». Nous avons rendu compte de cette rapide délégation et effectué les prises de parole. La CGT a insisté sur les mensonges au sujet de la dette, sur l’argent qui existe et sur la situation faite aux femmes. La CFDT a assuré que « le camarade de la CGT a dit la vérité… ». FO a rappelé les différentes étapes des attaques contre nos retraites... Nous sommes repartis, débouchant place de l’Hôtel de Ville. Nous y avons été reçus par un Adjoint au Maire qui nous a assuré du soutien de la nouvelle Municipalité… Nous avons repris le défilé jusqu’à la permanence du député Charles-Amédée De Courson Du Buisson (extrême centre du LNC). Le « malheureux » (aux dires de ses assistants parlementaires) était à l’Assemblée Nationale pour le vote sur la réforme des institutions et ne rentrerait que vers 23 heures. « Il travaille beaucoup ». Nous avons répondu que nous étions prêts à le rencontrer à 1 ou 2 heures du matin si nécessaire et que « l’essentiel n’est pas de travailler beaucoup mais de travailler bien »… Nous avons rejoint la Place d’Armes, où nous nous sommes arrêtés et donné pour mission d’amplifier la mobilisation dans les entreprises et les services pour nous retrouver très bientôt et plus nombreux. Puis nous nous sommes dispersés. Nous étions 150 dans la capitale du Perthois, tandis qu’ils étaient 650 à Châlons-en- Champagne, plus de 1000 à Épernay et 3500 à Reims: près de 5500 marnais en colère… Comme partie de moins d’un centième de la population nationale, nous étions donc sûrs que l’objectif de 500 mille manifestants dans les rues serait pulvérisé. Nous avions raison: les syndicats ont annoncé 700 mille alors que la police minimisait, comme d’habitude, à 300 mille. Dans la manifestation, les militants de la CGT ont recueilli 349 signatures sur la pétition reprenant les propositions de la CGT pour les retraites. Nous avons vécu une belle journée. Nous sommes prêts, très vite, à en construire d’autres ! NOSE DE CHAMPAGNE







FATOUMATA ET MON CHER TRESOR...
À ma permanence des consommateurs-salariés CGT, cet après-midi à Châlons, j’ai reçu une dame de 40 ans qui en paraissait au moins 50. Elle s’appelait, Fatoumata dirons-nous, et travaillait pour 420 euros mensuels dans une entreprise de nettoyage et d’entretien de locaux à temps partiels, complété dans une autre entreprise de même nature pour 310 euros… Un jour de mars, faisant ses courses en vitesse entre 2 services, elle s’est stationnée pour 5 minutes sur un emplacement réservé aux handicapés. C'est pas bien et elle a été verbalisée: le Trésor Public lui a réclamé 375 € ! Vivant avec des ressources limitées, elle a réglé 75 € le 21 mars, 100 le 11 avril, 100 le 8 mai… et le 16 mai, Trésor Public a actionné un cabinet d’huissiers qui a réclamé 230, 02 € à cette dame, sous peine de « saisie-vente de votre mobilier, saisie, enlèvement, puis vente de votre véhicule, saisie de vos comptes bancaires, salaires ou revenus » ! Et ce matin 21 mai, Fatoumata a payé le reliquat de 100 € ... Affolée, elle n’a rien trouvé d’autre que venir cet après-midi à notre permanence, à l’UL de Châlons-en-Champagne, adhérer à la CGT et demander notre aide. Nous avons immédiatement téléphoné au cabinet d’huissiers et fait ramener à 30,02 € la somme demandée à Fatoumata. Et nous allons demander pour elle et par écrit, une remise gracieuse pour cette pénalité au Trésor Public. Qu’est-ce que ç’aurait été si Fatoumata avait fait passer, comme certains des 843 fuyards et 2,5 milliards d’euros des grandes fortunes, la frontière salvatrice des rigueurs de notre cher Trésor ! NOSE DE CHAMPAGNE
21 mai 2008
QUELQUES SLOGANS UTILES POUR DEMAIN 22 MAI !!!
Tout à l'heure, un camarade m'a dit au téléphone, "pour demain, çà s'rait bien qu'tu penses à distribuer une feuille avec des slogans aux grandes gueules qui s'ront aux 4 coins d'la manif..." J'ai cherché sur Internet, dans les "manifs de droite" ou dans les slogans néo-soixanthuitards... Et voilà...
- Cours, retraité, car Fillon est derrière toi !
- Courage ! Fillon !
- CAC 40 non ! CAC 40 non ! à 40 pour les retraites, stop !
- travail, famille, télévision, non !
- la dette c'est eux qui la font ! La retraite c'est eux qui la défont !
- l'économie avance, les travailleurs reculent !
- Fillon partout ! Sarko partout ! retraite nulle part !
- Travaille, vieillis et tais-toi !
- Travailleurs, retraités, cotisez plus pour gagner moins !
- Fillon, félon !
- Fillon, piège à cons !
- Travailleur ! ta retraite est une marchandise !
- Sarko, t'as 15 milliards pour le paquet fiscal, t'as pas 15 milliards pour nos retraites ?
- Ne perdons pas la vie à la gagner !
- Du pognon pour les retraites, pas pour les stock-options !
- 41 ans ! le travail rendait "libre" à Dachau !
- Soyons réalistes ! 41 ans c'est l'impossible !
- Travailler plus pour vivre moins !
- La bourse non, la vie oui ! garantie pour nos retraites !
- Fillon, nous prends pas pour des cons !
- On n'a pas le tempérament aux retraites raplapla !
- Auto, boulot, Sarko, bobo !
- Retraités oui, maltraités non !
- Tout çà n'empêche pas, Nicolas qu'la retraite n'est pas morte !
- 40 - 41 - 45 ans, pour exploiter sans entrave ?
- 93 - 95 - 2003 - 2008 ce n'est qu'un début, continuons le combat !
- 40 - 41 - 42 - 45 ans, silence dans les rangs !
- Silence dans les rangs, le travail rend "libre" !
- Arrêtez de penser, retournez travailler !
- Sarko, Fillon, Bertrand, les vieux vivent trop longtemps !
- Sarko, si tu savais, ta retraite, ta retraite;
Sarko, si tu savais, ta retraite où on s'la met !
- De Courson, soyons réalistes, 41 ans c’est impossible !
- Tout est à nous, rien n'est à eux, tout est à nous, à nous, à nous;
Rien n'est à eux, tout est à nous, tout ce qu'ils ont ils nous l'ont pris;
rien n'est à eux, tout est à nous, tout ce qu'ils ont, ils l'ont volé !
Voilà donc, si çà peut vous aider pour défiler demain ! Si vous en avez d'autres, je suis preneur... Mais faites vite !
NOSE DE CHAMPAGNE
RETOUR SUR LE 1ER MAI 2008
Cette année, c'était pour tout le monde, le 40° anniversaire du 1er mai 1968. Nous l'avons fêté pour cela, comme pour rappeler le sacrifice des syndicalistes pendus à Chicago et celui des travailleurs de Fourmies et leurs familles... Mais pour nous vitryats, c'était aussi le 1er anniversaire de la disparition de notre camarade Philippe NOLET, Conseiller Prud'homal de l'UL CGT de Vitr-y-le-François, décédé en début d'après midi le 1er mai 2007.
Nous avons échangé au cours d'un grand débat sur les retraites avec une assistance 1,5 fois plus nombreuse que l'an dernier. Il y avait là, dans la grande salle des réunions (à la Maison des Associations et des Syndicats-Espace Lucien Herr) comble, des délégations de l'éducation nationale, des communaux de la ville, de Giremport, de Salzgitter-SMP, de divers établissements de l'action sociale, de Tricoflex, de Calcia, de Lecico, d'Arcelor-Mittal, du Centre Hospitalier Général... Beaucoup de femmes... À l'issue de ce rassemblement, la CGT a offert le désormais traditionnel pot amical...
Puis, une délégation de SMP (ex-Vallourec Précision Etirage) est allée se recueillir sur la tombe de Nono, notre camarade.
Quelques minutes plus tard, c'est une autre délégation de l'Union Locale qui s'est recueillie devant les tombes de Nono et Mémé Roussel.
NOSE DE CHAMPAGNE
LUXEMONT: LES MOUSQUETAIRES DE L'INTIMIDATION !
En ce moment on prépare la manifestation du 22 mai 2008 à Vitry-le-François et la dernière entreprise à impliquer était la Base Intermarché de Luxémont et ses 250 salariés, où la CGT réalise autour de 25% des suffrages.
Cette entreprise est située en dehors de l'agglomération et en dehors de la Zone Indistrielle, même. Elle est isolée dans la campagne, mais à proximité du grand giratoire Est de Vitry-le-François, au bord de la RN4. La direction des Mousquetaires l' a implantée là, aux dires du député (lors d'une réunion du Comité d'Animation du Contrat de Pays), pour "éviter la contamination des mouvements sociaux".
La stratégie du groupe est si pointue dans ce domaine qu'elle a morcelé à l'extrême le salariat en petites unités et elle a mis au point une organisation du travail qui casse les solidarités potentielles. Dans cette entreprise on entre et sort par très petits groupes et à toute heure. Si bien que si l'on veut informer, de l'extérieur, les salariés au moyen d'un tract, il faut 10 heures de présence aux portes pour toucher tous les personnels. Mais c'était encore trop de liberté !
Car il suffisait d'entrer sur le parking où stationnent les 150 voitures des personnels et d'apposer en 15 minutes les tracts sur les pare-brise, par beau temps. Ce parking jouxte l'entreprise, mais n'était pas propriété de l'entreprise...
Maintenant, c'est fait. À 15 mètres du parking, les panneaux de propriété privée et d'interdiction aux véhicules étrangers ont été posés et les vigiles se font un devoir "d'éjecter les intrus". C'est ce qui s'est produit aujourd'hui, en "France des libertés", à 11H20. J'étais avec une autre camarade membre de la CE de l'UL-CGT de Vitry-le-François et j'apposais les tracts sur les pare-brise tandis qu'elle distribuait aux véhicules (PL et VL) à la sortie de l'entreprise. J'avais placé à peu près la moitié de mes tracts lorsque nous avons été sommés de "quitter les lieux qui sont une propriété privée".
J'ai eu, en 5 minutes, juste le temps de recueillir l'adhésion d'un jeune chauffeur ITMLI. La camarade avait beau temporiser en faisant signe qu'elle était sourde, le vigile nous repoussait tout en me refusant de décliner son identité et en me répondant qu'il ne faisait que son travail lorsque je lui disait qu'il se rendait coupable d'entrave à la liberté syndicale sur la personne du secrétaire général de l'Union locale CGT...
En 10 minutes: 75 tracts et 1 adhésion... Pas mal quand même chez les Mousquetaires de l'Intimidation ! Ces Mousquetaires n'ont qu'une devise: liberté de circulation pour le capital et les marchandises, pas pour les humains !!!
Mais on se reverra avec le syndicat de l'entreprise au complet avant longtemps !
NOSE DE CHAMPAGNE
12 mai 2008
BOLIVIE... CONNAISSEZ-VOUS ?
... Il faudrait disposer d'un fond musical à base de Gato Barbierri: un des thèmes de "Bolivia"...
Connaissez-vous José Emilio PACHECO ? Il est né au Mexique en 1939. Il est poète et a publié: "Los elementos de la noche" (1963), "El reposo del fuego" (1966), "No me preguntes como pasa el tiempo" (1969), "Iras y no volveras" (1973), etc.
Dans un extrait de son oeuvre présentée par le N°60 de la revue "Action Poétique" parue en décembre 1974, J-E Pacheco écrit
"Je veux écrire
mais c'est de l'écume qui vient"
American way of life/Bolivie
Ils te veulent tout de nylon,
Avec un coeur de plastique, ils te veulent, de leur fabrication,
ils filmeront ton sourire,
passeront ton crâne à leur mesuration,
te vêtiront de "marines" et de bases militaires,
codifieront ton amour pour leurs ordinateurs,
te mettront nue en de sanglants synodes,
te feront danser quand l'envie leur viendra,
strip-tease for Hollywood, American Dream Corporation,
tu chanteras des huaynos pour "La voix de l'Amérique"
et conteras ta vie dans le Reader's Digest.
....................................................................
Ils fabriqueront tes rêves en couleurs,
t'offriront des sortillèges de conserve,
Jop in out camp very good Batman yes !
.....................................................................
Réduction indienne pour un week-end Maqde in U.S.A.
VISION publiera un reportage avec affiches de tourisme,
ils t'installeront des escaliers mécaniques pour descendre
(jamais pour monter)
pollueront ton air, ton ciel bleur sera un tumulus obscur
et ils diront BOLIVIA TYPICAL COUNTRY IT'S WONDERFUL
des grattes-ciels pousseront et ils t'enfermeront dans des cages,
ils te montreront comment on chasse le dollar,
programmeront ton âme
et tu prendras des pillules pour dormir..."
Défends-toi, Bolivie ! Défendons la Bolivie ! Préserver la Bolivie, c'est nous préserver nous !
NOSE DE CHAMPAGNE
08 mai 2008
Nicolas Sarkozy : Le Top 10 de sa 1° année à l'Elysée
Nicolas Sarkozy : Le Top 10 de sa 1° année à l'Elysée
Vidéo envoyée par 20Minutes
Vidéo pour www.20minutes.fr : Si Nicolas Sarkozy fait la une des journaux, il fait aussi fréquemment la une des sites de vidéo en ligne. En une année à l'Elysée, le Président a multiplié les séquences vidéo inoubliables. Retour sur un an de sarkozysme audiovisuel: voilà notre top 10 des frasques de Nicolas Sarkozy, du vol de stylo en Roumanie à l'inévitable «Casse toi pov' con» du Salon de l'Agriculture. http://www.20minutes.fr/article/229300/Politique-Nicolas-Sarkozy-le-top-10-de-sa-premiere-annee-a-l-Elysee.php
05 mai 2008
Urgence de la solidarité avec la Bolivie
par Altamiro Borges*
2 DE MAIO DE 2008 http://www.vermelho.org.br/base.asp?texto=36971
Parmi toutes les expériences progressistes en cours en Amérique Latine, qui découlent des victoires électorales des forces les plus à gauche, c’est celle de la Bolivie qui court aujourd’hui le plus grand risque de retour en arrière. Selon de nombreux analystes, le pays voisin serait au bord de la guerre civile. L’oligarchie raciste, qui n’a toujours pas digéré l’élection historique du leader paysan et indigène Evo MORALES, s’emploie de toutes ses forces, par le biais d’un mouvement séparatiste de type fasciste, à faire éclater la nation. Le "référendum sur l’autonomie" du riche département de Santa Cruz, du 4 mai risque de constituer le point culminant de l’affrontement.
À l’origine de cette initiative illégale, contraire à la Constitution et à l’unité nationale, Rubén COSTA, gouverneur de l’Etat et chef des séparatistes, prétend que ce référendum sera le premier pas vers la scission du pays. Trois autres départements (Pando, Tarija e Beni) menacent de suivre le même chemin. Depuis la prise de fonctions d’Evo MORALES, en janvier 2006, la bourgeoisie bolivienne prépare ce coup de force, qui vise à séparer la partie orientale, la "Media Luna", la plus industrialisée et la plus riche en ressources naturelles, de la partie occidentale – plus pauvre et où la population indienne prédomine. Et pour imposer cette partition, elle peut compter sur l’appui déclaré des U.S.A. et a commencé à recruter des mercenaires en vue d’un probable conflit armé.
L’ambassadeur séparatiste
L’interventionnisme du Président-terroriste George Bush est flagrant. La nomination comme ambassadeur en Bolivie du redoutable Philip GOLDBERG apparaît comme une claire provocation. Cet agent de l’impérialisme s’est notamment distingué dans ses actions de soutien au séparatisme dans les Balkans, au sein de la dénommée "Mission Kosovo". Comme le rappelle Stella CALLONI, dans un texte intitulé "contre-insurrection et putschisme", "GOLDBERG est un expert reconnu dans l’exacerbation des conflits ethniques et raciaux et par son action et son expérience dans les luttes ethniques en Bosnie et jusqu’à l’éclatement de l’ex-Yougoslavie". Ses états de service "diplomatiques" comprennent aussi le putsch en Haïti qui a provoqué la chute de Jean ARISTIDES et la militarisation du Plan Colombie.
Selon elle, "il ne fait aucun doute que l’action de GOLDBERG est derrière le processus séparatiste à Santa Cruz de la Sierra", qui a débuté juste après la prise de fonctions de MORALES et qui a déjà provoqué des sabotages et des victimes. "Lors de son arrivée en Bolivie, les patrons croates de Santa Cruz (ses vieux amis) ont structuré le mouvement ‘Nación Camba’. Un des principaux leaders du mouvement, qui dispose aussi d’intérêts au Chili, Branco MARINKOVIC, est un des premiers instigateurs des mesures de déstabilisation, qui ont eu des répercussions sur l’ensemble de la Media Luna", et dispose de liens solides avec l’ambassadeur yankee.
Les manœuvres militaires dans la région
Lors du 17ème sommet Ibéro-américain, qui s’est tenu l’an dernier au Chili, le Président Evo MORALES a présenté aux chefs d’Etat participants plusieurs photos montrant l’ambassadeur GOLDBERG tout sourire aux côtés du chef mafieux et paramilitaire colombien Jairo VANEGAS. D’ailleurs même les fonctionnaires de l’ambassade des U.S.A à La Paz reconnaissent que George BUSH considérait la victoire de MORALES comme "une menace pour la sécurité de la Région" en raison de son "populisme radical" et de ses liens avec Hugo CHAVEZ et Fidel CASTRO. L’ex-secrétaire à la Défense des U.S.A., Donald RUMSFELD, a même précisé que "la Bolivie faisait dorénavant partie de l’axe du mal".
Dans une autre action d’intimidation, les troupes yankees ont réalisé des exercices militaires chez les voisins du Paraguay dès la fin de 2005, lorsque la victoire du leader indien apparaissait comme plus que probable. "Des Forces spéciales des U.S.A. continuent à opérer dans la zone frontière dans des pseudos manœuvres civiques, une vieille tactique contre-insurrectionnelle", dénonce-t-elle. Les Escadrons Opérationnels Avancés (EOA) peuvent s’appuyer sur une forte infrastructure dans ce pays voisin, dont une piste aérienne de 3,8 km sur la base de Mariscal Estigarribia, construite à l’époque de la dictature d’Alfredo STROESSNER. L’arrivée de Fernando Lugo à la présidence du Paraguay menace la permanence de ces accords militaires, ce qui pourrait accélérer le risque d’une aventure militaire en Bolivie.
Groupes fascistes et mercenaires
Ulcérée par les changements progressifs mis en œuvre par le gouvernement MORALES, mais forte du soutien affiché des U.S.A., l’oligarchie raciste s’arme en vue d’un conflit. Manfred REIS, ex-militaire à l’époque de la dictature de Hugo BANZER et autonomiste influent à Cochabamba, a mis sur pied des groupes de jeunes fascistes responsables de violents affrontements qui ont provoqué des morts et des blessés. Il est aujourd’hui réfugié à Santa Cruz. En novembre 2006, l’agence de presse Erbol a révélé qu’un groupe de patrons est parti en Espagne pour recruter des mercenaires. Des propriétaires d’entreprises de "sécurité" ont confirmé ce juteux marché. L’un d’eux a même précisé avoir fourni 650 "combattants, anciens membres des "unités d’élite", qui sont déjà en action dans les zones limitrophes de la Bolivie".
Les putschistes peuvent aussi compter sur le riche soutien financier de l’Usaid et de la NED, organismes des U.S.A. qui financent des organisations non-gouvernementales d’opposition à MORALES. Les services de renseignement gouvernementaux ont récemment établi que des millions de dollars avaient été versés aux leaders séparatistes, à des organisations estudiantines ainsi qu’à des journalistes lors de la campagne contre l’Assemblée Constituante. Ce sont ces financements qui ont alimenté les "opérations civiques de ville morte" et les violents blocus sur les routes. En 2007, le consulat du Venezuela et la résidence d’un médecin cubain ont été la cible d’attentats et une fonctionnaire de l’ambassade des U.S.A. a été arrêtée en possession d’armes et de munitions. Dans ce processus, "les média constituent des soutiens majeurs de la contre-insurrection, appelant à l’affrontement intérieur et à l’intervention extérieure", dénonce CALLONI.
Internationalisme actif et pression
Les manœuvres séparatistes de l’oligarchie bolivienne, qui risquent de prendre une nouvelle dimension après le référendum de mai à Santa Cruz, ont pourtant été condamnées de toutes parts. Même l’Organisation des Etats Américains (OEA), pourtant réputée pour son passé servile au service des U.S.A., a condamné les intrigues putschistes. Lors d’une session extraordinaire tenue à Washington, le 26 avril, l’OEA a apporté son soutien aux institutions démocratiques et au respect de la Constitution et a appelé au dialogue les dirigeants politiques de la Media Luna. Des intellectuels de renom ainsi que des personnalités politiques, sociales et religieuses – entre autres, Pérez Esquivel, Noam Chomsky, Eduardo Galeano et les brésiliens Frei Betto, Oscar Niemeyer et Fernando Morais – ont rendu public un manifeste de solidarité :
"Le processus de changement en cours en Bolivie risque de se voir brutalement interrompu. L’accession au pouvoir d’un Président indigène, ses programmes sociaux et sa volonté de recouvrer la maîtrise des ressources naturelles se heurtent depuis le début à des conspirations oligarchiques et à l’ingérence impériale. Ces derniers jours, l’escalade de la conspiration a atteint son niveau le plus élevé. Les actions subversives et anticonstitutionnelles par lesquelles les groupes oligarchiques prétendent diviser la nation bolivienne illustrent la mentalité fasciste et élitiste de ces secteurs... Face à cette grave situation, nous tenons à exprimer notre soutien le plus résolu au Président Evo MORALES. Nous condamnons également le statut d’autonomie de Santa Cruz, pour son caractère inconstitutionnel et parce qu’il porte atteinte à l’unité d’une nation de notre Amérique".
La grave situation bolivienne, qui constitue un danger pour toute la vague progressiste en cours en Amérique Latine, exige la solidarité active de toutes les forces démocratiques et populaires du continent et du monde. Il est urgent de dénoncer la stratégie séparatiste et putschiste de l’oligarchie bolivienne, appuyée par les U.S.A. en mobilisant les travailleurs, les parlementaires et élus, les média progressistes. Il faut faire pression sur l’O.E.A. et sur le gouvernement LULA afin qu’ils adoptent des positions plus actives et concrètes face à ce risque de retour en arrière dans la région.
Altamiro Borges, Journaliste, membre du Comité Central du PC do B (Parti communiste du Brésil). Traduction Pedro DA NOBREGA
02 mai 2008
DU 25 AVRIL AU 1ER MAI...
« Portugal ŒILLET ROUGE »
Le vingt-cinq avril au Portugal soudainement dans le désert de l ‘aube des œillets rouges ont fleuri ……………………...……........... Sur les poitrines des soldats sur les poitrines des marins sur les mitrailleuses elles-mêmes des œillets rouges ont fleuri ……………………………............ Dans la résurrection d’un peuple de la mort où il était mort dans ses gestes et dans ses cris des œillets rouges ont fleuri ……………………………............ Dans le pain dans le vin dans les fruits nourris de sang et de sueur mais aussi de leur faim et de leur soif des œillets rouges ont fleuri ……………………………............ Dans ce premier Mai dans tout le Portugal tout le Portugal a fleuri en un seul œillet rouge par Armindo RODRIGUES, né à Lisbonne en 1904; poète et médecin. NB





