LE MERLE MOQUEUR

C'est mon avis et je le partage !

21 avril 2008

FAIRE SON TROU À VITRY-LE-FRANCOIS...

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Paris connut un moment une "certaine" notioriété du fait de son fameux "trou des Halles"...

Le 27 avril 2007, il y a quasiment un an, sur ce même blog, je dénonçais la mainmise sur la ville des promoteurs immobiliers sous le règne de Michel Biard... Avec le beau temps brièvement revenu, je me suis permis une promenade en  ville, en fin de semaine et j'ai découvert que non seulement pouvait "fleurir" les résidences "grand standing" (ou tout du moins les projets), mais aussi les trous.

Comme des rats, donc, les promoteurs ont aussi fait leurs trous... Et ça donne des réalisations saisissantes. Depuis de longs mois, et parfois plusieurs années, ces cancers rongent leurs abords. L'un se situe au début du Faubourg Léon Bourgeois à droite en prenant la direction de Saint Dizier. Un autre a fragilisé la maison de mes amis Victor et Jacqueline, à l'angle de la rue de l'Arquebuse et de la rue de l'Hôtel de Ville... Un autre encore, dans le vieux centre historique de Vitry-le-François est bien visible soit de la rue des Hauts Pas, soit de la rue des Tanneurs.

Il ne fait aucun doute que ce sont là de bien vilains legs à la nouvelle municipalité. 

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CHAPEAU BAS À ELO !

Photo001 Chantal m'a dit, Elo, que tu t'étais soumise au "protocole" pour sortir de l'anorexie. C'est une méthode un peu archaïque de nourissement pour obtenir de la prise de poids, mais elle est pratiquée, à l'Hopital de S., en isolant totalement le sujet. Ce n'est pas, selon moi, la meilleure façon de le resituer, de le relocaliser, dans ce monde si difficile qu'il s'est retiré en dehors de ce corps contraint par une société violente, qui commence déjà par la violence dans la famille...

Ainsi donc, Elo, tu as ce courage d'accepter d'entrer en "apnée"... et je veux, pour t'aider en pensée, t'offrir les tulipes qui ont fini par fleurir dans le jardin. En février, ce furent les jonquilles, en mars les jacintes, et en avril les tulipes...

Photo005 Le jardin a donc pris des couleurs malgré les longues semaines de pluie, et Marcel a pris possession de sa niche à sa façon. Lulu a repris ses factions pour essayer de faire croire alentours qu'il pourrait mordre, ce qui est vrai aussi. J'ai enfin pu passer la tondeuse sur la plus grande partie de notre savane. Il reste des coins inaccessibles, pour l'instant...

J'espère pouvoir finir de remettre le jardin en ordre impeccable quand tu viendras, Elo, en convalescence passer quelques jours ici. Voilà ces quelques mots que je voulais que tu trouves dès qu'  "ils" te refileront l'ordi pour renouer avec tes amis.

Photo008 Bon, courage encore Elo, et un grand salut de la papatte de Lulu, avec nos fraternelles pensées,

Ciao et à bientôt,

NOSE DE CHAMPAGNE.

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15 avril 2008

FRANCE - EUROPE - ITALIE: UN TEST GRANDEUR NATURE...

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Les résultats électoraux italiens d'avril 2008, qui viennent après l'épisode de mars à juin 2007 en France, nous présentent une simulation grandeur nature de ce qui pourrait advenir avec des constructions politiques escamotant le courant communiste et surtout escamotant le travail de classe du parti de classe, sur la base des besoins de classe, dans la société de classes que nous connaissons avec des variantes régionales, partout en Europe.

Nous avons eu des exemples dans un sens en Grèce et à Chypre... Nous avons des exemples dans l'autre sens avec l'Espagne, l'Italie...

C'est à méditer très sérieusement. Le choix est clair. Être utiles et apparaître clairement ou disparaître.

Il est temps de choisir notre modèle de montre et de les mettre à l'heure !

NOSE DE CHAMPAGNE.

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PETITION CITOYENNE : JOUER AVEC NOS VIES, CA SUFFIT ! PAS TOUCHE A NOS RETRAITES !

PETITION CITOYENNE POUR RECLAMER UNE GESTION SCRUPULEUSE ET CONFORME DU FONDS DE RESERVE POUR LES RETRAITES

Le Fonds de Réserve des Retraites (FRR) créé en 1999 par le Gouvernement Jospin, et géré par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), venait de perdre 3.1 milliards d’euros suite à un placement boursier fort contestable et risqué.

Une note, dont un extrait est publié dans l’hebdomadaire, en date du 27 mars 2008, est pessimiste pour l’avenir et explique que "les risques portés par le FRR sont encore très concentrés sur les marchés actions, le rendant très vulnérable à un retournement" . En d’autres termes, les placements réalisés avec l’argent de ce Fonds ne sont pas sécurisés, et les pertes pourraient s’alourdir si la Bourse continuait à chuter et la crise à s’amplifier.

BRETON_VIEUX Contrairement à certaines interprétations journalistiques ou rumeurs,cette information n’a pas été réellement démentie par le FRR, qui s’est contenté de préciser que globalement, la performance annuelle du placement est bonne (6.3 % par an depuis 2003 selon le communiqué du FRR), et que le FRR n’a pas investi dans des "produits de titrisation" (c’est à dire, n’a pas investis sur des produits financiers directement liés aux subprimes).

Nous, salariés, chômeurs, retraités, nous rappelons au gestionnaire de ce fonds, ainsi qu’à l’Etat français que son devoir est avant tout d’assurer la pérennité et la viabilité de cette institution, de protéger ses contribuables, les salariés qui travaillent et cotisent en France, et non d’enrichir les banques ou les actionnaires privilégiés, ni les caïds des marchés boursiers.

Personne ne comprend que l’on puisse jouer ainsi avec les économies durement réalisées, dans un but de solidarité, sur des vies et des vies de travail, parfois pénibles et mal rémunérées, alors même que les salaires n’augmentent pas et que les régimes de retraites viennent d’être profondément modifiés, en défaveur des salariés !

Alors même que certains (200 personnes ? 500 personnes ? 1000 maximum ?) ont bénéficié récemment de 15 milliards de cadeaux fiscaux !

Pour celles et ceux d’entre nous qui sont syndiqués, nous exigeons également que les organisation syndicales de salariés représentés au FRR remplissent strictement leur mission de protection de nos intérêts, passés, présents et à venir, et ne s’improvisent pas "analystes financiers" ni "traders à la petite semaine".

Nous exigeons donc que la CDC et l’Etat trouvent immédiatement une solution à leurs frais (et pas à ceux du contribuable) pour dégager la somme actuellement présente au FRR et la placer dans des structures et des institutions sécurisées, sans penser à la rentabilité financière de cette somme d’argent, sans penser à l’utiliser comme une "simple ressource financière".

Nous exigeons aussi par la même occasion, que l’Etat tienne sa promesse d’abonder ce Fonds avec les recettes provenant des privatisations. Le Fonds devrait peser presque 300 milliards d’euros si le plan prévu avait été respecté annuellement depuis sa création, or, il ne comptabilise aujourd’hui que 30 milliards d’euros !

Enfin, nous interdisons formellement à l’Etat de toucher à ce Fonds de Réserve des Retraites avant 2020 et lui rappelons qu’il ne saurait servir à autre chose qu’à financer nos pensions. Cet argent est NOTRE argent.

Nous l’avons cotisé, il a été prélevé sur notre travail et il doit servir à nos retraites !

ARRETEZ DE JOUER AVEC NOS VIES ! PAS TOUCHE A NOS RETRAITES !

Nb : Cette pétition sera adressée aux personnes concernées et notamment au Gouvernement, à la CDC et aux syndicats.

Premiers signataires

Saddok Abed, PCF 69

Giovani BRISSET, consultant en informatique

Camille Barré, bibliothécaire, militante LGBT, (PCF 92)

Elodie Tuaillon, juriste, (PCF 75 , CGT)

Jean Jourdan, retraité PTT, (PCF 25 , CGT)

Xavier Marchand, CUAL de Mèze

Pascal Gabay, chanteur des Szgaboonistes

Michel Peyret, retraité , ancien député de Gironde (PCF)

Roberto Ferrario, porte parole de Bellaciao.org

Thomas Ménard, Bellaciao, DS CGT action sociale

Nicolas Maury, enseignant, (PCF 13)

CHERRUAULT Yann, rédacteur en chef DIGITAL HIP-HOP

Jacques Monge, documentariste

Patrice Bardet, militant CGT

Bruno Pochesci, (Sirieix) musicien

Laurent Garlin

François Pellarin, retraité

Charles Van der Elst, producteur, ingénieur du son

Monique Pellarin

Fabrice Selingant, enseignant, syndicaliste, élu local

Reliés par les sites Internet suivant

cualdemeze

Le blog de René Blanchemanche

SLOVAR les nouvelles - expressions libres

Paperblog

Nicolas Maury

RADICAL D’AVIOLO’S

le grand soir

Le blog de carcassonne

sarkostique

cozop

Antiliberal

:
:

J’ajoute que j’ai signé cette pétition sur "BELLACIO" et qu’elle figure maintenant en bonne place sur ce blog.

NOSE DE CHAMPAGNE

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09 avril 2008

COMAGUER: SUR LA MORT DE RAUL REYES ET SES CAMARADES...

URIBE Un mois après l’assassinat sur le territoire équatorien de la colonne des FARC venue négocier un échange de prisonniers avec une délégation du gouvernement français il est possible de reconstituer assez précisément, à partir de l’enquête menée par l’armée équatorienne, l’opération militaire telle qu’elle s’est déroulée dans la nuit du 29 février au Premier Mars 2008. La délégation française est conduite officiellement par DANIEL PARFAIT, diplomate et Directeur du département Amérique Latine et caraïbes au Ministère des Affaires Etrangères et NOEL SAEZ ancien consul de France à Bogota, qui passe pour un agent de la DGSE. DANIEL PARFAIT est également le compagnon d’ASTRID BETANCOURT, sœur d’INGRID. Il se peut qu’ils soient accompagnés de MANUEL CHURRASCO SANDOVAL (voir notre Au Fil Des Jours n°6) mais cette présence est niée par la diplomatie française. Cette dénégation est normale : un « homme de l’ombre » doit y rester.La délégation s’est rendue dans la province équatorienne de SUCUMBIOS frontalière de la Colombie en attendant que soit fixé précisément le rendez-vous avec la colonne REYES.

Tout en conservant un caractère confidentiel ces préparatifs sont nécessairement connus des trois gouvernements directement concernés : Equateur, France et Colombie. La colonne REYES établit son campement sur le sol équatorien à environ 1800 m de la frontière à proximité du Rio Putumayo un affluent de l’Amazone qui sépare les deux pays. Elle est accompagnée de jeunes mexicains non armés qui sont venus faire connaissance avec les FARC. La position exacte de la colonne REYES va être déterminée grâce à une communication par téléphone satellitaire entre elle et la délégation française.

URIBE le fourbe entre alors en scène. Il téléphone à RAPHAEL CORREA, le président équatorien, pour lui demander d’arrêter la délégation française et son escorte équatorienne dans sa marche vers le lieu de rendez-vous. Le prétexte invoqué est qu’il y a eu un accrochage entre les FARC et l’armée colombienne à proximité de la frontière et que dans la chaleur du combat l’armée colombienne a pénétré sur le sol équatorien à la poursuite du commando des FARC qui s’y est replié. CORREA qui, à cette date, semble avoir encore confiance dans la parole d’URIBE relaie l’information. La délégation française arrête sa marche.

La nuit est tombée sur la forêt équatorienne. La colonne REYES dort d’autant plus paisiblement que se sachant en territoire équatorien avec l’accord du gouvernement du pays elle n’a pas à craindre une attaque de l’armée colombienne. C’est pourtant ce qui va se passer. Peu après minuit, le campement des FARC est bombardé. L’armée équatorienne qui a depuis mené l’enquête sur le site a établi les données militaires suivantes : le campement a reçu dix bombes de 250 kilos soit 2,5 tonnes de bombes en tout. Les impacts sont visibles sur les photos communiquées par l’armée équatorienne qui a même accompagné des journalistes étrangers sur le site. Il s’agit de bombes guidées du type GBU PAVEWAY II fabriquées par la firme étasunienne TEXAS INSTRUMENTS. Ces bombes guidées par laser et GPS sont lancées depuis un avion, suivent le sol à l’horizontale en épousant le relief et piquent à la fin sur l’objectif.
L’armée de l’air colombienne dispose de deux modèles d’avions de chasse : les KFIR de fabrication israélienne sous licence DASSAULT et les TUCANOS. Aucun de ces appareils ne dispose du système de guidage laser permettant de lancer ces bombes. Elles ont donc été lancées par un appareil de l’US AIR FORCE en provenance soit de la base US de MANTA sur le sol équatorien soit d’une base colombienne. L’armée équatorienne a noté qu’un bombardier HERCULES C 130 avait décollé de Manta le 29 Février et qu’il n’y était revenu que le lendemain.

Peu après le bombardement, un hélicoptère de l’armée colombienne débarque un commando qui va liquider au fusil les guérilleros agonisants mais qui, dans sa hâte, négligera une jeune mexicaine blessée qui a survécu et se trouve donc être un important témoin de l’opération. Toujours paralysée par le mensonge d’URIBE, l’armée équatorienne n’intervient pas. Le commando colombien repart avec son trophée sordide : le cadavre de RAUL REYES enveloppé dans un sac de plastique noir qui sera complaisamment exposé devant les télévisions du monde entier.

En bref, il s’est agi d’une opération militaire bien préparée avec intervention militaire directe des Etats-Unis et utilisation d’armes très sophistiquées dont l’armée colombienne ne dispose pas.

Enseignements et contrecoups:

- URIBE a démontré que le gouvernement équatorien est désormais, à l’égal du gouvernement vénézuélien, son adversaire. Le président CORREA s’inquiète très officiellement et à juste titre d’une possible infiltration des services secrets colombiens dans l’armée équatorienne, la localisation de la colonne REYES ayant pu aussi être effectuée par ce biais. Il s’agit d’une hypothèse sérieuse les Etats-Unis, ayant eu jusqu’à l’arrivée de CORREA au pouvoir les coudées très franches en Equateur au point d’y avoir imposé leur monnaie. L’Equateur n’a plus de monnaie nationale depuis 2000 ce qui est le signe le plus manifeste d’une perte de souveraineté. De plus il faut se souvenir que CORREA n’était pas en poste depuis un mois que GUADALUPE LARRIVA sa ministre de la Défense mourrait dans un accident d’hélicoptère non élucidé à proximité de la base de Manta. Les ingérences colombiennes en territoire équatorien ont été confirmées par l’arrestation à Quito en 2004 d’un autre dirigeant des FARC , SIMON TRINIDAD , extradé depuis aux Etats-Unis où il vient d’être condamné à 60 ans de prison sous le prétexte classique et éculé de « trafic de drogue ».

- Le gouvernement vénézuélien a de bonnes raisons d’être extrêmement méfiant lui aussi et de prendre garde aux infiltrations colombiennes dans son armée ou ses services de renseignement si l’on se souvient que RICARDO GRANDA un cadre dirigeant des FARC avait été, en Décembre 2005, enlevé en plein Caracas et en plein jour, par des agents colombiens aidés de complices vénézueliens Il peut également redouter des manœuvres de déstabilisation politique, voire des sécessions, des provinces frontalières avec la Colombie en particulier de la province pétrolière de MARACAIBO.

- De son côté, l’assemblée constituante équatorienne vient de tirer les leçons de l’évènement en inscrivant dans la nouvelle constitution l’interdiction de toute base militaire étrangère sur le territoire équatorien.

- Pour les FARC, la leçon est claire : ni BUSH ni URIBE ne veulent entendre parler d’une échange de prisonniers ni surtout de ce qui aurait dû suivre : une négociation politique avec les guérillas. Ils veulent une reddition complète sans condition qui aurait toutes les chances, vu les précédents, de déboucher sur un massacre de masse des guérilleros/as désarmés. La leçon a également été reçue par l’ELN qui vient de désavouer son émissaire chargé de contacts exploratoires avec le gouvernement URIBE pour trouver une issue politique à la guerre civile.

De plus, considérant ce qui s’est passé le 1er mars, les FARC peuvent redouter qu’une nouvelle opération de libération de prisonniers se termine en carnage. Le scénario s’impose de lui-même : les deux délégations se rencontrent à un endroit convenu et évidemment sous haute surveillance militaire. Les prisonniers et ceux qui les attendent montent dans les hélicoptères qui décollent aussitôt. La colonne des FARC elle repart à pied dans la forêt mais, dans la minute qui suit son départ, alors qu’elle est encore parfaitement localisable, elle est bombardée comme l’a été la colonne Reyes. Elle est anéantie. Un hélicoptère colombien peut même venir ramasser les cadavres pour qu’ils soient exhibés à la télévision.

L’acharnement mis par la Colombie à démontrer le soutien du Venezuela et de l’Equateur aux FARC en faisant « parler » l’ordinateur bombardé de RAUL REYES et en affirmant que l’Equateur laissait couramment des groupes des FARC se réfugier sur son territoire démontre que les Etats-Unis ont décidé de lancer une violente contre-attaque qui vise à sauver le pion URIBE et à empêcher toute avancée de la révolution bolivarienne en Amérique du Sud.

BUSH multiplie les pressions pour faire adhérer derrière la Colombie de nouveaux pays à ses accords de libre-échange.
Il appuie le gouvernement panaméen qui affronte une guérilla qui se développe prés de la frontière colombienne.
Pressé par l’ancien candidat à la Présidence de la République OLLANTA HUMALA, le Ministre de la défense péruvien vient de reconnaître que des troupes US sont maintenant installées dans la zone amazonienne du Pérou aux confins de la Colombie et de l’Equateur ce qui prépare une grande manœuvre d’encerclement de la guérilla colombienne et de l’Equateur pris en tenaille.

Face à cette offensive les gouvernements élus du Venezuela et de l’Equateur ont deux attitudes possibles : soit temporiser en espérant se défendre seuls soit comprendre qu’ils ont les mêmes intérêts stratégiques que les guérillas colombiennes et que s’il n’y a pas un grand changement politique en Colombie l’impérialisme leur rendra par tous les moyens la vie impossible et qu’un front uni bolivarien contre l’agression impérialiste est une urgente nécessité.

Reste un acteur clé dont le positionnement face à la contre attaque impérialiste pourrait être décisif : le Brésil. Pays le plus peuplé et le plus puissant du continent Sud, il possède également l’armée la plus nombreuse et la plus moderne. Il a des frontières communes avec la Bolivie, le Pérou, la Colombie et le Venezuela et il n’ignore rien des appétits des yanquis pour les richesses de l’Amazone. Le ministre de la défense brésilien est allé récemment défendre à Washington l’idée d’un pacte de défense latino américain, indépendant de l’Organisation des Etats américains dont seraient donc expressément exclus les Etats-Unis. Si ce projet se concrétisait la contre-attaque de l’impérialisme étasunien pourrait tourner court.

RAUL_REYES_MORT Quoi qu’il en soit et sans méconnaître les contradictions secondaires qui sont nombreuses et que l’adversaire tentera d’exploiter à son profit, la contre attaque de l’impérialisme étasunien doit être comprise comme la réédition, à l’échelle 10 car c’est cette fois toute l’Amérique du Sud qui est concernée, de l’opération de mise à bas de la révolution sandiniste au Nicaragua par l’équipe REAGAN. Tous les ingrédients sont rassemblés : implication militaire directe mais non affichée de l’armée US, intervention permanente du Mossad, des conseillers militaires et des marchands d’armes israéliens, financement clandestin – via le trafic de drogue – des groupes de contre-insurrection, et pourquoi pas, il y a un précédent, un minage des ports pétroliers du Venezuela, sans oublier la présence aux fourneaux de cette cuisine infernale du maitre-queux cynique de l’époque : JOHN NEGROPONTE aujourd’hui n°2 du département d’Etat.

Repris dans "CHANGEMENT DE SOCIETE" le blog de Danielle BLEITRACH: http://socio13.wordpress.com

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COMMUNIQUE DES FARC

farc_p LES FARC AFFIRMENT QUE LA MISSION MEDICALE FRANCAISE ORGANISEE POUR SOIGNER INGRID BETANCOURT N’EST PAS RECEVABLE

1.

La libération unilatérale de cinq congressistes et d’une ex candidate à la vice présidence, réalisée entre janvier et février, a été avant tout un geste de générosité et de volonté politique des FARC, et non pas une faiblesse ou le résultat d’une pression, comme l’affirme avec équivoque le gouvernement de monsieur Uribe. De telles libérations ont obéit à une décision souveraine du commandement des FARC et encouragée par le travail humanitaire persistant du Président Hugo Chávez et la sénatrice Piedad Córdoba.

2.
Depuis la dernière libération unilatérale du 27 février nous sommes restés dans l’attente du décret présidentiel ordonnant le départ des militaires de Pradera et Florida afin de concrétiser là-bas, avec la garantie de la présence de la guérilla, l’accord de l’échange humanitaire. Les guérilléros prisonniers dans les geôles de Colombie et des États-Unis sont notre priorité. Nous réfutons le faux qualificatif de délit politique qui prétend empêcher que les guérilléros soient libérés. Nous ne réclamons à personne le statut de réfugié, synonyme déguisé d’exilé et de l’institutionnalisation d’un délit d’opinion.

3.
Nous déplorons profondément que pendant que nous favorisions des faits palpables en direction de l’échange de prisonniers, le Président Uribe planifiait et exécutait l’astucieux assassinat du commandant Raúl Reyes, **tuant l’espérance d'un échange humanitaire et de Paix. Celui qui ordonne à ses généraux le recours militaire à feu et à sang, ne veut pas d’échange. Celui qui offre des millions de dollars en incitant la désertion avec les prisonniers, n’est pas pour l’échange. Çà c’est Uribe : l’obstacle principal et l’ennemi numéro un de l’échange. C’est pourquoi, l’attente du dénouement fatal, est son pari irresponsable.

4.
Pour les mêmes raisons exposées au CICR du 17 janvier, la mission médicale française n’est pas recevable et encore moins lorsqu’elle n’est pas le résultat d’une concertation, d’autant plus de la mauvaise foi d’Uribe devant le gouvernement de l’Élysée, et d’une cruelle plaisanterie aux expectatives des familles et des prisonniers. Nous n’agissons pas sous le chantage ni sous l’impulsion de campagnes médiatiques. Si au début de l’année le Président Uribe aurait fait dégager pendant 45 jours Pradera et Florida , autant Ingrid Betancourt que les militaires et les guérilléros prisonniers auraient déjà retrouvé leur liberté, et ce serait la victoire pour tous.

du Secrétariat de l’État major des FARC-EP / Montañas de Colombia, 4 avril 2008 / ABP

**

NdT:littérallement : “blessant mortellement”...

Traduction : ESTEBAN/ sur son blog « LE TACLE »

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08 avril 2008

TIBET, SANS - PAPIERS, PCF & GÉOSTRATÉGIE… LA HONTE

MOUTONS_2 La Honte ! Ce qui se passe en ce moment dans notre pays, "le pays des droits de l'Homme", m'apparaît de plus en plus comme une sinistre farce, ou d'un coté la xénophobie d'État se développe sur tous les fronts, trouvant ses relais dans des groupuscules fascisants qui s'expriment de plus en plus ouvertement à la télé, à la radio, ou sur d’autres banderoles ou graffitis, ou des commentateurs au sourire goguenard s'esclaffent sur les déboires de la flamme sensée représenter la fraternité et ou les anneaux olympiques représentant les cinq continents sont remplacés par des menottes (sans doute celles que portent les sans papier lors de leur expulsion musclée) et de l'autre coté tous les "sans" travail, logement, papier. Tous ces exploités, maltraités, pas soignés, expulsés, poussés à l'extrême par le stress au travail, par la peur au ventre et dans chacun des cas conduits vers le dernier repli : La Mort! Pour tous ceux là il n'y aura ni un mot, ni une condamnation, pas même une excuse !

Que la droite, se réjouisse, elle qui vient une nouvelle fois d'avoir peur : les élections sont passées, alors on est tranquille... Cette diversion vient à point nommé. Pour "ces démocrates", qu'ils soient verts ou gris, ce qui compte c'est qu'ils participent à l'anti-communisme... Et la Chine est un argument de taille. Que les sociaux démocrates en soient, ce n'est pas nouveau et c'est dans la nature des choses.

La honte pour moi, c'est que la secrétaire nationale de mon Parti, le PCF, participe à sa manière à l'hystérie collective! Où est l'intérêt, le bien être du peuple tibétain, dans tout cela? Les événements graves qui se sont produit au Tibet, ont engendré la répression (comment pouvait-il en être autrement ?) servent aujourd'hui de déclencheur à une vaste campagne anti-chinoise, ou l'anti-communisme virulent sert de catalyseur et de ferment xénophobe, face à la montée de la puissance chinoise. Ce qui est en cause ce n'est pas le peuple tibétain , mais l'enjeu géostratégique du Tibet et de l'accord entre le continent indien et la Chine sur l'Himalaya, le développement des bases maritimes (le collier de perles) et les accords passés avec de nombreux pays de l'Océan Indien. Ou encore avec la Russie... L'ensemble formant le bloc qui regroupe la quasi totalité de l'Asie, c'est aussi le moment choisi par la France de renforcer sa présence militaire en Afghanistan, pure coïncidence, n’est-ce pas !

Il y aurai beaucoup à dire, à s'informer, à analyser, à comprendre, mais sans qu'il ait eu la moindre discussion au sein du Parti, voici des avis et des propositions qui sortent du chapeau... Je suis en désaccord et je l'exprime. Mais jusqu'à présent cela n’est pris en compte nulle part; cela n’a eu aucun écho et ce n’est publié nulle part !
Il n’est pas question de quitter le navire, même si la barre est mal tenue. Il faut juste la reprendre, cette barre. Pour cela, discutons autour de nous, expliquons et nous serons compris. Et alors, enfin voguera le navire!


Amitiés à tous !

ROGER DE BRETAGNE

Je suis solidaire du peuple tibétain, comme de tous les peuples chinois, comme de tous les peuples. Et précisément pour cette raison, je ne participe pas à l'énaurme mise en scène hypocrite actuelle de ceux qui n'ont pas une larme pour nos "sans papiers" et nos 25000 chartérisés annuels, ni pour le peuple palestinien, ni pour les syndicalistes colombiens assassinés, ni pour Mummia Abu Jamal et ses 3000 frères noirs condamnés à mort dans les géoles américaines, ni pour les otages plus ou moins "Afghanistanais" (dixit Estrosi) détenus dans ce "paradis" qu'on appelle Guantanamo...

J'ai voulu faire partager le texte reçu dans mon courrier électronique ce matin et que m'a envoyé Roger. Il est significatif de la prise de conscience de la dérive de nos directions, dans le parti actuellement. On dirait que le marxisme n'existe plus. On dirait qu'on ne sait plus fait une analyse de classe; qu'on ne sait plus effectuer une prise de parti; que l'on est devenu incapable d'exprimer la moindre solidarité de classe comme l'indispensable solidarité internationaliste... Notre parti semble n'avoir plus aucune autonomie de réflexion ou d'action, surtout quand il limite son action à la présence électorale... Il ne fait plus en ce moment que se tirer des balles dans le pied !

Le Texte de Roger est dans la continuité de ce que je sélectionne ou j'exprime pour définir mes propres approches du monde où nous vivons sur ce blog. Je vais aussi donner un certain nombre de commentaires, qui tendent à prouver que la dérive actuelle n'est pas inéluctable.

NOSE DE CHAMPAGNE

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06 avril 2008

COLOMBIE: DÉJA 10 SYNDICALISTES ASSASSINÉS EN 2008

COLOMBIENS_CONTRE_PARAMILITAIRES La Confédération Syndicale Internationale (CSI) vient de constater avec une énorme préoccupation que les assassinats, les attentats et les menaces de mort n’effrayent pas en Colombie et que les autorités ne sont pas saisies pour mener une investigation exhaustive des délits commis presque chaque jour contre le mouvement syndical. Le climat de harcèlement, de menaces et d’attaques contre les leaders syndicaux est une chose qui est maintenant difficile à supporter.

Depuis le début de l’année, ce sont 10 travailleurs et travailleuses qui ont payé de leur vie le fait d’être syndicalistes et de lutter pour améliorer le sort de la classe travailleuse colombienne. Les syndicalistes assassinés ou menacés font partie de tous les secteurs, l’éducation, les banques, la santé.

Le 2 février, pendant l’accomplissement de son travail d’élu au Parque Nacional la Macarena, José Martín Duarte Acero, de SINTRAMBIENTE-CGT, a reçu une balle à travers l’épaule, décédant quelques minutes après avoir averti sa famille avec son portable. Rafael Boada, Président du syndicat des employés bancaires UNEB, Seccional Bucaramanga, a été victime d’une attaque armée le 7 mars. Deux individus à moto ont tiré deux balles traversant le pare brise. Par chance il en est sorti indemne. Il avait déjà reçu plusieurs menaces de mort.

Plusieurs de ces assassinats ont eut lieu étrangement autour de la marche « Pour la Dignité des Victimes », organisée en Colombie le 6 mars 2008, avec l’appui du mouvement syndical, en hommage à – et en solidarité avec - toutes les victimes de l’arbitraire et du conflit armé et, évidemment, avec les familles des 2574 syndicalistes assassinés ; avec les plus de quatre millions de déplacés qui en grande partie ont été dépossédés de leurs terres et de leurs biens ; avec les plus de 10.000 disparus ; avec les centaines de personnes séquestrées et avec les milliers d’assassinés dans une centaine de massacres et d’attentats sélectifs. Dans une lettre envoyée au Président Uribe par la CSI, son Secrétaire Général, Guy Ryder l’exhorte à mener au bout une investigation exhaustive de tous les délits commis et le prie en particulier, de déployer les mesures de sécurité nécessaires afin que ces menaces d’assassinats ne soient pas mises à exécution. Les mêmes faits ont été communiqués à l’Office International du Travail (OIT) dans le cadre d’une plainte officielle de la CSI contre le gouvernement colombien pour violations répétées de la liberté syndicale.

“C’est un devoir – dit Guy Ryder – de mettre fin à tous les actes de harcèlement contre les membres des organisations syndicales, identifier les responsables, les traîner devant un tribunal compétent et impartial et leur appliquer les sanctions prévues par la loi dans le but que ces crimes ne tombent dans l’impunité totale et que les travailleurs colombiens puissent exercer leurs droits librement sans mettre leurs vies en péril ».

La CSI représente 168 millions de travailleuses et de travailleurs dans 155 pays et territoires. Elle compte 311 organisations nationales affiliées.

Espa

ñol

Traduit de l’Espagnol par Esteban

L'organisateur de cette terreur et de ces tueries étant Uribe lui-même, il serait malheureusement illusoire de croire qu'il va stopper son action. Seule une véritable condamnation pas seulement syndicale mais également politique internationale pourrait peut-être obliger cet assassin inféodé aux USA de mettre un terme à ces exactions. Cependant, nous connaissons la politique narco-paramilitariste instaurée en Colombie par Alvaro Uribe et nous ne nous faisons donc aucune illusion. ESTEBAN.


J’ai tiré ces informations du blog d’Estéban: « Le Tacle ». J’ai choisi cette information pour montrer que les indignations sont sélectives. On s’inquiète pour la vie d’Ingrid BETANCOURT, mais on fait peu de cas de celle réellement sacrifiée de milliers de gens simples, pour ne pas faire de tors à l’infâme URIBE qui a exécuté REYES, le contact du Monde avec les FARC dans les négociations sur les « otages »… De même, on mesure à quel point les Robert MENARD sont peu intéressés à la dénonciation de ces viols gravissimes de la démocratie la plus élémentaire.                                        NOSE DE CHAMPAGNE.

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01 avril 2008

ÊTRE PACIFISTE COMME ROBESPIERRE

ROBESPIERRE

Si on a bien compris ce que je subodore des événements : à savoir que l’impérialisme en lutte contre son déclin porte partout la guerre, le chaos comme le seul moyen de maintenir sa domination. Partout il crée des poudrières auxquelles il peut au gré des urgences vraies ou supposées mettre le feu. Diviser intérieurement les pays qu’il veut dominer, empêcher que se reconstitue des forces externes unifiées comme cela se voit actuellement au Moyen orient, au Tibet, en Colombie. Partout il trouve un pays qui par ses dissensions internes est devenu invivable pour sa population, il les exaspère, crée les antagonismes là où ils n’existent pas.

La seule réponse possible est la paix, faire la paix avec les valets, les vendus pour porter tous les coups sur l’impérialisme. Mais la définition de cet ennemi principal et le refus de la guerre a d’autres dimensions que dans ce texte de présentation des plus beaux discours de Robespierre, Slavoj Zizek explicite, texte dont je partage entièrement les propositions pour une “gauche radicale”. Nous sommes loin de la mollesse de la gauche anti-libérale, loin de la tiédeur d’une gauche anti-capitaliste qui n’ose même pas proposer les nationalisations… Si la Révolution française a pu être considérée comme la révolution qui met au pouvoir la bourgeoisie, ceux qui disent qu’elle a été inutile et que des réformes auraient suffit ne se trompent pas, la Révolution française, en particulier Robespierre et Saint-Just sont allés infiniment plus loin, ils sont inassimilables par la bourgeoisie et il y a dans cette révolution une charge utopique, c’est-à-dire une promesse du passé qui exige encore et toujours sa réalisation.

La terreur et la vertu

Si le ressort du gouvernement populaire dans la paix est la vertu, le ressort du gouvernement populaire en révolution est à la fois la vertu et la terreur; la vertu, sans laquelle la terreur est funeste; la terreur sans laquelle la vertu est impuissante. La terreur n’est autre chose que la justice prompt, sévère, inflexible; elle est donc une émanation de la vertu: elle est moins un principe particulier qu’une conséquence du principe général de la démocratie appliqué aux plus pressants besoins de la patrie” (1)

Slavoj Zizek propose de tirer de Robespierre deux leçons

(2) :

La première leçon doit nous conduire à accepter notre passé, nous gauche radicale, de terroriste, “même si - ou précisément parce que- il fait l’objet d’un rejet si profond. Face aux critiques des libéraux ou de la droite, la seule alternative à la tiédeur d’une position défensive, minée par un sentiment de culpabilité, est celle-ci: nous devons mieux que nos adversaires, procéder à un solide travail critique. Mais ce n’est pas tout; il nous faut les empêcher de déterminer le champ et l’objet du combat. cela signifie qu’une autocritique impitoyable doit aller de pair avec l’acceptation courageuse de ce qu’on est tenté d’appeler, paraphrasant la critique portée par Marx contre la dialectique hégélienne, le noyau rationnel de la terreur jacobine.

La dialectique matérialiste assumera sans joie particulière que jusqu’à présent aucun sujet politique ne soit parvenu à l’éternité de la vérité qu’il déploie sans des moments de terreur. Car, comme le demande Saint-Just, “que veulent ceux qui ne veulent ni vertu, ni terreur?” Sa réponse est connue : ils veulent la corruption - autre nom de la défaite du sujet

(3)”

Saint-Just le dit de façon plus concise encore :” Ce qui produit le bien général est toujours terrible(4)” Ces mots ne doivent pas être compris comme un avertissement contre la tentation d’imposer violemment le bien public à une société, mais au contraire, comme une amère vérité qu’il convient pleinement d’assumer.

Ce constat de Zizek nous pose problème parce qu’il n’existe pas de forces capables d’ imposer à la fois terreur et vertu, les seuls moyens d’accoucher cette société capitaliste d’un autre rejeton qui ne soit pas mort né.

Et la violence ? Nous sommes dans une de ces périodes de violence, comme le dit Marlowe, “une société accouche comme une truie dans le sang“. Pour survivre, pour empêcher sa fin le capitalisme à son stade sénile massacre, détruit, divise, cela implique des conséquences : plus dure sera la naissance et cela nous n’osons même pas nous l’avouer. C’est pour cela que vous ne voulez pas voir le monde tel qu’il est par exemple ce milliard d’individus qui vit dans des bidonvilles, boit de l’eau croupie, ne reçoit ni soins, ni éducation… Cette humanité qui s’est remise en marche à la recherche de sa propre survie, rien, aucune barrière, aucune police ne peut arrêter ce déplacement… Si vous osez regarder la réalité vous saurez que ni les uns n’ abandonneront leur domination, ni les autres ne pourront survivre s’ils ne s’en débarrassent pas y compris par la violence…

D’où la nécessité d’assumer ce noyau rationnel de la vertu et de la terreur, d’en finir avec la culpabilité pour libérer les forces qui demandent à naître. Il faudra imposer le bien public et croyez-vous que tous ces vautours de la finance, que tous ces êtres gorgés de la peine et du sang des êtres humains se laisseront exproprier au son d’un menuet démocratique ?

La terreur est le contraire de la guerre

L’autre point, reprend Zizek, essentiel à ne pas oublier, c’est que la terreur révolutionnaire, pour Robespierre, était exactement le contraire de la guerre. Robespierre était un pacifiste, non par hypocrisie ou par sensiblerie humanitaire, mais parce qu’il était conscient que la guerre entre les nations était en général un moyen d’occulter la lutte révolutionnaire au sein de chacune d’entre elles. Le discours de Robespierre intitulé “sur la guerre” se révèle aujourd’hui d’une importance particulière: il révèle en lui le pacifiste véritable, qui dénonce avec force l’appel patriotique à la guerre, même si celle-ci est invoquée comme la protectrice de la révolution, parce qu’il voit en elle une tentative de tous ceux qui pour éviter la radicalisation du processus révolutionnaire, appellent de leurs vœux une “révolution sans révolution”. Il défend donc une position exactement contraire à celle que prennent ceux qui ont besoin de la guerre pour militariser la vie sociale et exercer sur elle un contrôle dictatorial. C’est la raison pour laquelle Robespierre dénonce également la tentation d’ exporter la révolution dans d’autres pays, pour les “libérer” de force:

les français ne sont pas atteints de la manie de rendre aucune nation heureuse et libre unis malgré elle. Tous les rois auraient pu végéter ou mourir sur leurs trônes ensanglantés s’ils avaient su respecter l’indépendance du peuple français“(5)

Tout ce que je souhaite c’est qu’effectivement les Français se pénètrent de cette conception robespierriste qui dit que l’on exporte pas la révolution et que nul n’aime les missionnaires casqués et bottés.

Le “devoir d’ingérence”, le droit de l’hommisme cher à Bernard Kouchner et aux autres socialistes c’est bien l’art de porter la guerre à l’extérieur parce que l’on veut “la révolution sans la révolution”, des mots et des proclamations, des outres gonflés de vent, qui ne veulent changer à l’ordre d’un monde qui leur convient si bien, donc qui ne cessent d’exporter la guerre.

Si les français à défaut d’être marxistes se souvenaient des leçons de Robespierre, ils penseraient autrement le monde et leur propre rôle…

Danielle BLEITRACH

(1) Robespierre “Sur les principes de morale politique qui doivent guider la Convention nationale dans l’administration intérieure de la République. 5 février 1794/17 pluviôse an II

(2)Robespierre entre terreur et vertu. Slavoj Zizek présente les plus beaux discours de Robespierre chez Stock 2007

(3) Alain Badiou Logiques du monde, Paris, seuil, 2006, p.98

(4)Saint Just oeuvres choisies, Paris Gallimard, 1968, p.330

(5) “Réponse de la Convention nationale au manifeste des rois ligués contre la République, proposée par Robespierre au nom du Comité de Salut public, 5 décembre 1793/15 frimaire an II

Je ne cultive pas le culte de la violence. Je ne suis pas non plus un partisan conscient de la naïveté dans le combat de classe qui se déroule du niveau local au niveau global. D'où la nécessité d'une réflexion renouvelée sur la question de la violence lorsque les conditions de notre combat fondamental nous conduisent à affronter l'adversaire y compris sur ce terrain. Robespierre, ce révolutionnaire pacifiste et ennemi de la peine de mort a dû faire face de manière pragmatique avec le souci de préserver la révolution. Les révolutionnaires qui l'ont suivi ont aussi dû se colleter à cette réalité et ont agi en fonction des réalités. Aujourd'hui encore, par delà les principes qu'il ne faut pas perdre de vue, les conditions de l'affrontement avec l'impérialisme (Tibet, Colombie, Vénézuela, Moyen-Orient, etc.) ne nous permettent pas de nous poser dans l'idéal. Le texte de Danielle BLEITRACH est donc bienvenu pour inciter à la réflexion.

NOSE DE CHAMPAGNE

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