LE MERLE MOQUEUR

C'est mon avis et je le partage !

27 octobre 2007

ELECTIONS IUFM REIMS CHAMPAGNE-ARDENNE

Les élections qui viennent de se tenir à l'IUFM, dans le contexte d'une réforme qui dilue l'IUFM dans l'Université - et en particulier l'université de Champagne-Ardenne, ont une portée considérable.

Adherez_a_la_CGTSi le nombre de votants n'atteint que 23,54% des 1525 inscrits et que les bulletins valablement exprimés sont amputés de 5,57% de blancs ou nuls, le rapport des forces en présence s'apprécie désormais de la manière suivante:
1. FSU avec 52,21% des suffrages et 3 sièges soit 60%;
2. SE/UNSA avec 29,20% des suffrages et 1 siège soit 20%;
3. URSEN-CGT avec 14,75% des suffrages et 1 siège soit 20%;
4. SGEN-CFDT avec 3,8% des suffrages.
La nouvelle élue CGT est Cyrielle DEVILLE, tête de la liste de 5 candidats présentée par l'URSEN-CGT de Champagne-Ardenne.

Ces résultats confirment le bien-fondé de la stratégie de l'UNSEN-CGT et de l'URSEN-CGT. L'avenir de notre organisation syndicale CGT à l'Education Nationale se joue bien à l'IUFM. C'est là que sans entrave peut se mesurer l'attractivité de la CGT en matière d'éducation et en matière revendicative pour les personnels de ce service public.
La progression consolidée de notre organisation syndicale et l'élection pour la première fois d'un représentant CGT dans le collège "usagers" sont un encouragement à accentuer le travail effectué.
Ils sont à mettre à l'actif de notre organisation, qui a attribué des moyens pour cela, et aussi de l'action menée au quotidien par nos camarades Jérôme DICHANT et Fanny LONGUET à l'IUFM.

Jean-Jacques POIGNANT,
Membre de la CE de l'URSEN;
Membre du Secrétariat du SDEN 51;
Membre de la CE de l'UD CGT 51.

Posté par NOSE 2 CHAMPAGNE à 20:44 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 octobre 2007

RETRAITÉ-E-S, OUI… MALTRAITÉ-E-S, NON !

franchisemedicalea fait toujours plaisir d’entendre dire que les retraité-e-s coûtent cher au pays, alors qu’ils ont travaillé près de 40 ans à son service et participé à la création de richesses dont ils profitent  si chichement .

On nous fait remarquer qu‘il y a de moins en moins d’actifs pour payer les retraites . Mais il y a assez d’actifs pour payer les dividendes des actionnaires ? Et n’oublie-t-on pas un peu vite de dire que la productivité des actifs a au moins triplé en 20 ans ?

Ça fait aussi plaisir d’entendre, qu’en plus, les retraités vivent de plus en plus longtemps. Ils pourraient au moins s’excuser – ces inutiles « glandeurs » -  de ne pas mourir plus tôt ! C’est pour ça que le gouvernement de Fillon le félon a reçu de son Président Sarkozy, la mission de les aider à mourir un peu plus au travail, en portant les durées de cotisations de 40 à 41, 42, voir 45 ans à partir de 2008.

Cependant les employeurs, l’État comme le privé, s’ingénient à se débarrasser des salariés les plus anciens et donc les mieux rémunérés, pour les remplacer – à raison de 1 pour 2  a décidé le Président – par des salariés en début de carrière payés au prix plancher .

Par ailleurs, depuis les dernières réformes des retraites, les pensions sont déconnectées de l’évolution des prix à la consommation. Les tarifs du logement, de l’énergie et de l’alimentation  sont en augmentation sensible tandis que notre pouvoir d’achat a perdu 6% en 5 ans. De plus, dans le domaine de la santé, les dispositions nouvelles ajoutent à l’augmentation du forfait hospitalier et à la tarification à l’acte, les franchises médicales et des charrettes supplémentaires de déremboursement de médicaments. Ces mesures frappent plus particulièrement les retraité-e-s dans la mesure où la maladie s’attaque plus souvent aux personnes les plus âgées.

Aujourd’hui, la hantise du retraité-e c’est de basculer dans la perte d’autonomie et, suprême humiliation, de devenir une charge insupportable pour sa descendance.

Toutes ces raisons justifient la continuité syndicale et revendicative des retraité-e-s. Il faut, dans notre CGT, poursuivre le combat solidaire pour parcourir décemment le reste de notre chemin.

C’est pourquoi, après le 13 puis le 18 octobre 2007, les retraité-e-s du SDEN-51 signeront les pétitions contre les franchises et contre le démantèlement des entreprises et services publics,  participeront aux Assemblées générales des Unions Syndicales Locales de Retraités attachées aux Unions Locales CGT et agiront résolument pour la réussite de la journée d’action du 20 novembre dans la Fonction publique.

Jean-Jacques POIGNANT, USLR CGT de Vitry-le-François.

Posté par NOSE 2 CHAMPAGNE à 11:44 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 octobre 2007

QUELLE CONCEPTION DU DEBAT À GAUCHE !

En préambule, il me semble utile de poser quelques règles énoncées par Karl MARX lui-même dans sa « Lettre à Arnold Ruge ».

Le premier indique que « nous ne nous présentons pas au monde en doctrinaires avec un principe nouveau : voici la vérité, à genoux devant elle ! ».

Le second précise que « nous n’anticipons pas sur le monde de demain par la pensée dogmatique, mais […] au contraire nous ne voulons trouver le monde nouveau qu’au terme de la critique de l’ancien. »

Le même auteur, dans « L’idéologie allemande » énonce que « le communisme n’est pour nous ni un état qui doit être créé, ni un idéal sur lequel la réalité devra se régler. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l’état actuel. Les conditions de ce mouvement résultent de la présupposition qui existe actuellement… »

Il n’y a donc pas lieu, dans le grand débat engagé sur l’avenir du Parti communiste Français de se laisser aller aux excès verbaux, aux noms d’oiseaux, aux jets de boue, aux appels au lynchage  systématique des dirigeants du parti ou de ceux qui expriment des avis et des opinions divergentes.

C’est pourtant ce qui se produit depuis des semaines et particulièrement depuis le début septembre 2007 sur le site Bellaciao. Les dirigeants sont décrits ou traités comme des traîtres, les contradicteurs comme des suppôts du PS ou des attardés du « tzar à moustaches »…

BELLACIAO Affirmer sa propre opinion, présenter ses propositions dans le débat, c’est y courir le risque de l’exclusion. C’est l’expérience que nous avons vécu au début octobre 2007.

Tout a commencé par un épisode d’échanges avec des opposants à la tauromachie. Certains se sont insurgés contre les courses de taureaux et la sanglante mise à mort présentée en spectacle. Parmi nous, des amis ont voulu montrer que la sensiblerie exprimée à ce propos ne va pas jusqu’à remettre en cause les élevages concentrationnaires dit « en batterie », par exemple pour la volaille. D’autres de nos amis ont voulu, au delà de la simple et facile condamnation, présenter une analyse anthropologique du fait social qui se joue dans le Sud-Ouest et la Péninsule Ibérique avec la course de taureaux. Mes amis ont été réduits au silence.

Personnellement, ma culture et mon expérience militante mon conduit à affirmer de plus en plus précisément une orientation communiste autogestionnaire. On m’a opposé à cela un retour « nécessaire » au centralisme démocratique extrêmement brutal. Sans jamais manquer à la déontologie du site Bellaciao, et ayant constamment respecté les intervenants dans leurs différences, j’ai pourtant apporté une contradiction argumentée (sur l’autogestion, sur la nécessité de ne pas confondre le vocabulaire politique et le vocabulaire psychiatrique, sur la nécessité d’une refondation de la gauche, concomitante à celle du Parti communiste, etc.) à la bouillonnante compagne du maître des lieux qui signe « La Louve », j’ai « mérité » son courroux et mon expulsion du site.

On nous a accusé de former un groupe au sein du site ; Et c’est vrai, nous sommes un groupe de copines et de copains qui a pris pour nom « Le Pigeon Bleu ». Parmi nous, l’un est Corse, l’autre de La Ciotat ; l’une est Bretonne, l’autre Normande, un autre encore Champenois, etc. Nous nous sommes connus sur Bellaciao, et certains d’entre nous ont fait connaissance physiquement à la Fête de l’Huma. Oui, nous avons sympathisé, jusqu’à nous soutenir moralement et matériellement à l’occasion d’épreuves vécues hors de Bellaciao. Ainsi, notre solidarité nous a été comptée à charge par ceux qui au même moment recevaient les encouragements de beaucoup, comme de nous-mêmes, pour défendre la liberté d’expression contre les censeurs des chantiers de l’Atlantique. Mais qui songerait à reprocher à Bellaciao , par exemple, de former un groupe qui profite de la Fête de l’Huma pour se faire mieux connaître et prospérer ?

C’est pourtant ce qui nous a été reproché par le « propriétaire » communiste italien, à nous, par rapport à son site. libri_bruciati

Nous avons été collectivement (12 personnes) exclus de Bellaciao, nos articles ont été effacés comme on brûle des livres à certaines époques de l’histoire de notre Europe, pour la simple raison que nous sommes quasiment tous et de longue date des communistes au franc parler, qui défendent des idées et qui n’ont pas peur du débat.

Nous espérons que cette crise, qui secoue le microcosme communiste virtuel, est seulement passagère et débouchera sur des rapports plus sereins. Sur le site Bellaciao et parmi les militants des branches nationales du mouvement communiste européen.

NOSE DE CHAMPAGNE.

Posté par NOSE 2 CHAMPAGNE à 20:56 - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

THOMAS SANKARA, L’ESPERANCE FOUDROYEE TOUJOURS RENAISSANTE

Thomas_Sankara_1949_1987_ « Reconnaître notre présence au sein du Tiers Monde c’est, pour paraphraser José Marti, "affirmer que nous sentons sur notre joue tout coup donné à n’importe quel homme du monde". Nous avons jusqu’ici tendu l’autre joue. Les gifles ont redoublé. Mais le cœur du méchant ne s’est pas attendri. Ils ont piétiné la vérité du juste. Du Christ ils ont trahi la parole. Ils ont transformé sa croix en massue. Et après qu’ils se soient revêtus de sa tunique, ils ont lacéré nos corps et nos âmes. Ils ont obscurci son message. Ils l’ont occidentalisé cependant que nous le recevions comme libération universelle. Alors, nos yeux se sont ouverts à la lutte des classes. Il n’y aura plus de gifles. »

Il ya 20 ans, jour pour jour, le capitaine Thomas Sankara était assassiné avec douze autres militants de la révolution burkinabé à Ouagadougou. Son assassin, Blaise Compaoré, est toujours au pouvoir, jouant le rôle qui lui a été assigné par les maîtres de l’empre françafricain : celui de successeur de Houphouët-Boigny comme gouverneur général et maître-artisan en coups tordus de toutes sortes - à commencer par les guerres civiles au Libéria, en Sierra Leone et en Côte d’Ivoire.

4 août 1983-15 octobre 1987 : ces 4 années révolutionnaires dans l’histoire de la Haute-Volta rebaptisée Burkina Faso sont à classer dans la catégorie des "années qui bouleversèrent le monde". Leur message commence à peine à être entendu aux quatre coins de l’Afrique et du monde, des Canaries au Chiapas, de l’Afrique du Sud au Mali.Thomas Sankara avait à peine 37 ans à sa mort, partageant avec d’autres révolutionnaires le privilège de mourir avant l’âge de 40 ans, en plein processus révolutionnaire : Emiliano Zapata, Augusto cesar Sandino, Ernesto Che Guevara, Malcolm X.

Météore dans le ciel africain, il continue d’illuminer la nuit de l’oppression et de l’exploitation par de brèves fulgurances d’éclairs. "Osons inventer l’avenir". Nous offrons aujourd’hui aux lecteurs le dernier discours de Thomas Sankara, en espérant qu’il vous donnera envie d’en lire plus de lui et sur lui

LE DERNIER DISCOURS DU CAPITAINE THOMAS SANKARA

Nous avons besoin d’un peuple convaincu plutôt que d’un peuple vaincu Tenkodogo , 2 Octobre 1987

Camarades militantes et militants de la Révolution démocratique et populaire, chers amis du Burkina Faso : Aujourd’hui nous célébrons le quatrième anniversaire de notre guide ; notre guide d’action révolutionnaire, notre guide idéologique, le Discours d’orientation politique (DOP). Tenkodogo a été choisi pour abriter ces manifestations, pour concentrer les pensées des Burkinabè, pour recevoir les sentiments et les voeux de nos amis. Tenkodogo a été retenu pour matérialiser tant de réflexions de quatre ans d’action révolutionnaire, de quatre ans de lutte. Je voudrais féliciter les militantes et les militants de la province du Boulgou qui se sont mobilisés ensemble pendant des nuits, pendant des jours pour permettre que le quatrième anniversaire du DOP reçoive l’éclat de nos intérêts et qu’en même temps il traduise la marche radieuse de notre peuple vers le bonheur. Les militantes et militants de la province du Boulgou sont méritants à plus d’un titre, eu égard à tout ce qui a pu se tramer pour barrer la route à leurs initiatives, à leurs efforts pour décourager leurs sacrifices et faire échouer cette manifestation grandiose qu’est le quatrième anniversaire du Discours d’orientation politique.

Nos camarades de la province de Boulgou avec leurs structures révolutionnaires nous donnent là des raisons d’espérer, de croire, d’avoir confiance en l’avenir, d’avoir confiance en nos masses quel que soit le lieu où elles se trouvent sur le plan géographique. La province du Boulgou nous permet aussi de croire aux transformations miraculeuses, aux bonds en avant avec le peuple, toujours avec le peuple, sans fuite en avant. La province du Boulgou nous accueille dans des conditions qui font d’elle une province exemplaire à plus d’un titre ; une province méritoire à plus d’un titre ; non seulement de par ses réalisations socio-économiques mais surtout de par sa mobilisation politique et conséquente, ferme et déterminée.

S’il y a eu échec à Tenkodogo, s’il y a eu échec dans la province du Boulgou, c’est bel et bien l’échec de ceux qui ont tenté de quelque manière que ce soit, à droite comme à gauche, de perturber la marche de la révolution, croyant pouvoir abuser des masses populaires, tromper les militants, se servir de l’obscurité artificiellement créée par eux pour dominer les militants.

La révolution est invincible. Elle vaincra en ville comme en campagne. Elle vaincra au Burkina Faso parce que déjà au Boulgou, elle est victorieuse. Camarades, à l’adresse de toutes les masses populaires de la province du Boulgou, je voudrais simplement dire merci. Merci pour votre accueil enthousiaste ; merci d’avoir fait commencer ces manifestions par cette pluie bienfaisante. Un ancien me rappelait il y a quelques instants que le premier anniversaire du DOP a été célébré sous la pluie. Aujourd’hui aussi, nous célébrons le quatrième anniversaire du DOP sous la pluie.

Cela est un élément heureux. Et nos masses paysannes sur lesquelles nous 1 comptons, nos masses paysannes qui font de la pluie un élément matériel fondamental de notre système agricole, ne nous démentiront certainement pas.

C’est, hélas, parmi ceux qui manipulent à tort et à travers la phrase révolutionnaire que la pluie est symbole de perturbation de la fête, de perturbation de la « bamboula ». Chez le paysan, la pluie est joie, la pluie est espoir, la pluie est victoire et allégresse. Nous sommes avec notre peuple, nous luttons avec notre peuple en nous démarquant de toutes les idées erronées. C’est pourquoi nous sommes à Tenkodogo dans l’allégresse sous la pluie au quatrième anniversaire du DOP.

Camarades, le Discours d’orientation politique, notre guide d’action révolutionnaire est à la disposition des Burkinabè ; il est à la disposition de tous les révolutionnaires. Notre guide joint son apport au mouvement de l’Humanité pour réaliser un grand bonheur, pour lutter contre les forces de domination, pour lutter contre les forces d’oppression. C’est pourquoi, il est normal que nous nous situions dans un cadre international. C’est pourquoi, il est normal que le DOP soit pour nous un trait d’union, une affirmation de notre appartenance à cette lutte collective de toute l’Humanité, l’Humanité des masses populaires, l’Humanité des peuples en lutte.

Nous saluons par conséquent le soutien qualitatif, le soutien fraternel et amical des peuples voisins qui, d’une façon ou d’une autre, se sont associés à nous, franchissant les frontières artificielles qui nous séparent pour tendre la main à une réalité concrète qu’est le coeur des Burkinabè.

Du Togo sont venus des Togolais, amis du Burkina. Nous leur disons merci. Du Ghana sont venus des Ghanéens, militant avec nous pour la révolution africaine. Frères dans le combat, dans les victoires, ils acceptent aussi de vivre nos échecs qui sont autant d’indications pour nous tous pour aller toujours de l’avant. Nous souhaitons la bienvenue à ces amis, nous souhaitons la bienvenue à tous les autres amis tant ils sont nombreux et tant il est inutile de les énumérer.

Le Discours d’orientation politique s’impose à nous comme guide. II est l’oeuvre collective des Burkinabè. II est la réflexion collective de tous ceux qui se sont engagés consciemment dans la Révolution démocratique et populaire. C’est pourquoi, le Discours d’orientation politique doit être notre référence, notre étoile polaire qui nous guide et nous indique le chemin. Cette étoile qui nous évite de nous égarer. Le

Discours d’orientation politique est venu nous enseigner que nous devons aller au-delà de la simple révolte, par une démarche scientifique, par une démarche rigoureuse, méthodique, pour formuler de manière précise d’où nous sommes venus et où nous allons. Faute de quoi, notre révolution se serait simplement limitée à un élan subjectif, à un élan de révoltés qui n’aurait connu que des lendemains de feux de paille, c’est-à-dire une mort lente, du fait d’un manque de souffle le souffle qui permet à une révolution d’aller toujours de l’avant, d’éclairer et de réchauffer.

Le guide d’action révolutionnaire nous rassemble, nous éduque et nous appelle à nous discipliner dans les rangs de la révolution. C’est en s’appuyant sur le Discours d’orientation politique que nous remettrons sur le droit chemin ceux-là qui ont failli, ceux-là qui se sont égarés.

Le Discours d’orientation politique nous réchauffe et nous fournit la chaleur cette chaleur qui permet aux timorés de reprendre pied dans la lutte et d’avoir confiance en la révolution. C’est pourquoi nous devons constamment nous référer au Discours d’orientation politique.

Constamment nous devons non seulement en ouvrir les pages, les lire, les comprendre, mais surtout les appliquer aux réalités concrètes qui nous entourent ; les réalités qui évoluent, qui changent, qui se transforment, parce que notre nature est matérielle. Elle n’est pas une idée en l’air. Une idée que nous pouvons décrire au gré de nos rêves, au gré de nos visions.

Le Discours d’orientation politique a un passé. II a déjà quatre ans d’existence. C’est beaucoup pour un pays comme le nôtre. Mais s’il a un passé, le Discours d’orientation politique a aussi un présent, c’est celui d’aujourd’hui : le regroupement de tous les révolutionnaires. II a surtout un avenir. Quel est l’avenir du Discours d’orientation politique ?

L’avenir du Discours d’orientation politique doit être le fruit des efforts des révolutionnaires ; efforts pour l’approfondir, efforts pour nous mettre toujours à la hauteur des combats qui se présentent à nous, efforts pour rendre le Discours d’orientation politique toujours à l’avant des combats qui se mènent à présent, afin de donner aux révolutionnaires les réponses aux questions théoriques et pratiques qu’ils se posent devant les multiples problèmes qui nous assaillent. Le Discours d’orientation politique se veut aussi rassembleur, rassembleur des révolutionnaires.

C’est-à-dire que c’est autour du Discours d’orientation politique en l’affinant de façon conséquente, en l’approfondissant de façon responsable que les révolutionnaires pourront transformer la réalité au Burkina Faso pour le peuple burkinabé.

Car notre révolution n’est pas un concours de rhétorique. Notre révolution n’est pas un affrontement de phrases. Notre révolution n’est pas simplement l’affichage d’étiquettes qui sont autant de signes que les manipulateurs cherchent à établir comme des clés, comme des laisser-passer, comme des faire-valoir. Notre révolution est et doit être en permanence l’action collective des révolutionnaires pour transformer la réalité et améliorer la situation concrète des masses de notre pays.

Notre révolution n’aura de valeur que si, en regardant derrière nous, en regardant à nos côtés et en regardant devant nous, nous pouvons dire que les Burkinabè sont, grâce à la révolution, un peu plus heureux, parce qu’ils ont de l’eau saine à boire, parce qu’ils ont une alimentation abondante, suffisante, parce qu’ils ont une santé resplendissante, parce qu’ils ont l’éducation, parce qu’ils ont des logements décents, parce qu’ils sont mieux vêtus, parce qu’ils ont droit aux loisirs ; parce qu’ils ont l’occasion de jouir de plus de liberté, de plus de démocratie, de plus de dignité. Notre révolution n’aura de raison d’être que si elle peut répondre concrètement à ces questions.

Tant que la révolution ne sera pas en mesure d’apporter bonheur matériel et moral à notre peuple, elle sera simplement l’activité d’un ramassis, d’un certain nombre de personnes avec plus ou moins de mérite, mais qui représentent tout simplement des momies, qui représentent tout simplement un rassemblement statique de valeurs décadentes, incapables de mouvoir et de faire mouvoir la réalité ; incapables de transformer cette réalité. La révolution, c’est le bonheur. Sans le bonheur nous ne pouvons pas parler de succès. Notre révolution doit répondre concrètement à toutes ces questions.

C’est pourquoi, il est indispensable que le Discours d’orientation politique soit connu de tous et joue son rôle éveilleur et rassembleur. II va sans dire que tout au long de notre action, nous rencontrons des difficultés.

Nous avons déjà connu des difficultés dans nos rangs et hors de nos rangs. Ces difficultés-là ne doivent pas nous arrêter. Ces difficultés-là ne doivent pas nous décourager. Ces difficultés ne doivent pas être un frein, un obstacle insurmontable pour nous. Au contraire, elles nous enseignent tout simplement que c’est bel et bien sur le terrain de la lutte révolutionnaire que nous nous situons, c’est-à-dire affronter chaque jour des obstacles qui ont empêché d’autres de réaliser le bonheur qu’ils promettaient. Parce qu’eux s’en tenaient à leurs discours et ne s’engageaient pas dans l’action avec le peuple et pour le peuple.

Le Discours d’orientation politique est celui autour duquel nous nous réunirons, celui autour duquel nous renforcerons notre cohésion, celui à partir duquel nous expliquerons, nous discuterons nos désaccords, nos divergences, nos points de vue parce que l’objectif est un et reste le même. Toute divergence qui n’est pas en mesure de se résoudre dans le cadre du Discours d’orientation politique à l’heure actuelle au Burkina Faso, est une divergence qui concerne des objectifs purement et simplement différents. Si les objectifs sont identiques, le Discours d’orientation politique se chargera de réaliser la convergence des méthodes d’action.

Notre unité se fera en faveur de notre peuple. Notre unité ne se fera pas comme un match de football auquel se livreraient des équipes brillantes peut-être, émérites certainement, mais offrant un spectacle, juste le temps de 90 minutes, avec éventuellement des prolongations, et peut-être se terminant par des tirs de pénalités. Non, notre unité se fera en luttant avec le peuple et sous l’appréciation du peuple. C’est-à-dire que nous nous réunirons en révolutionnaires et seuls les révolutionnaires viendront à cette unité.

Qui alors sera révolutionnaire ? Sera révolutionnaire celui-là qui clans ses actes, dans sa pratique mais également dans sa, conscience arrivera à prendre une position efficace, indiscutable, incontestable dans le cadre de notre combat qui est concret. Ce combat est par exemple la construction de retenues d’eau par centaines, par milliers ; ce combat est la pose des rails avec nos bras pour réussir la bataille du rail, la gagner ; ce combat, est l’ouverture de routes, la construction de postes de santé, la dispense d’une partie de notre savoir à nos frères, à nos camarades qui n’ont pas eu la chance d’accéder à l’instruction.

C’est là que nous verrons les révolutionnaires. Nous les verrons dans les combats économiques, social, sanitaire, culturel… Livrer combat ailleurs serait inutile. II faut faire la différence entre les combats utiles pour nous et les autres combats… Les combats qui nous intéressent, ce sont ceux qui nous permettent d’être chaque jour plus heureux, ceux qui permettent de rendre notre peuple indépendant en luttant farouchement contre l’impérialisme.

Nous verrons les révolutionnaires lorsqu’il s’agira de dire non aux produits que l’impérialisme nous déverse dessus pour exercer la domination capitaliste sur notre peuple. Seront révolutionnaires ceux-là qui auront choisi de composer avec la rigueur des transformations ; ceux-là qui auront choisi le devoir d’abandonner des habitudes de vie, de consommation pour vivre avec les masses. Tout le monde n’est pas apte à vivre conséquemment notre mot d’ordre : « Consommons burkinabè ».

Ils sont nombreux ceux qui ne consomment burkinabè qu’avec le langage et gardent leur langue et leur bouche pour réellement se délecter et consommer « impérialiste ». Ceux-là ne sont pas révolutionnaires. Ce sont ceux-là que nous allons démasquer. Ce sont ceux-là qu’il faut mettre à l’écart.

Nos paysans au Burkina Faso ne gagneront jamais la bataille de leur libération tant que nous, consommateurs des villes ne serons pas disposés à boire des boissons produites à partir de leurs récoltes par exemple. Pourquoi veut-on nous imposer la consommation de produits venus de loin ?

Cela est très grave et inacceptable. Cela est en plus criminel quand ce sont des camarades, des révolutionnaires qui sont vecteurs de cette imposition, vecteurs de cette domination. Ceci veut dire que ces camarades-là n’ont pas compris la profondeur et l’intérêt de leur discours de haut niveau et de grande qualité. Ceci veut dire qu’il y a nécessité de débat. Et retournons au Discours d’orientation politique. Consultons de nouveau le Discours d’orientation politique, il nous indiquera la voie. Elle est unique et nous conduit à un objectif : le bonheur de notre peuple.

Notre unité se fera donc dans le combat, dans la lutte, par le respect scrupuleux de nos statuts et de nos méthodes de travail. II faut que nous soyons fermement organisés autour de nos statuts. Des statuts clairs mettront en évidence les complots et les intrigues que les révolutionnaires conséquents combattront avec une rage légitime. Notre unité se fera également autour du programme des révolutionnaires du Burkina Faso dans l’application de l’éthique révolutionnaire, la morale révolutionnaire.

La morale révolutionnaire nous indiquera quels sont nos droits mais surtout quels sont nos devoirs. La morale révolutionnaire nous indiquera quelle est la pratique sociale que nous devons avoir pour que les masses nous apprécient positivement ou négativement, pour que les masses chaque jour viennent à nous, non pas parce que nous les aurons vaincues mais parce que nous les aurons convaincues par l’exemple. Il faut que le Discours d’orientation politique nous ouvre cette porte. Cette porte, elle existe déjà dans chaque ligne, dans chaque page de notre DOP. Faisons-en le meilleur usage qui soit.

Notre révolution est une révolution qui ne peut se démarquer des lois scientifiques qui existent déjà et qui régissent toutes les révolutions. Et c’est quand nous manquons d’appliquer ces lois scientifiques que nous nous égarons. Sans théorie révolutionnaire point de révolution. II faut que nécessairement un jour notre révolution rencontre, aussi loin qu’elle sera avancée, d’autres révolutions par l’application de la théorie révolutionnaire, par l’approfondissement de notre Discours d’orientation politique.

Nous avons connu des difficultés, il ne faut pas s’en cacher. Des difficultés qui ont amené des affrontements çà et là. Des affrontements entre des éléments tout aussi bons, valables et engagés dans le processus révolutionnaire. Tous ceux-là sont des éléments auxquels nous devons faire confiance. C’est chaque fois que nous nous enfermons dans l’idée que seul un noyau, seul un groupe est valable, et que tout le reste n’est que lamentations et échecs que nous nous isolons.

C’est-à-dire que nous compromettons notre révolution. L’objectif de la révolution n’est pas de disperser les révolutionnaires. L’objectif de la révolution est de consolider nos rangs. Nous sommes 8 millions de Burkinabè, nous devons avoir 8 millions de révolutionnaires.

Et aucun révolutionnaire n’a le droit de dormir tant que le dernier des réactionnaires au Burkina Faso n’aura pas été en mesure d’expliquer conséquemment le Discours d’orientation politique. Ce ne sont pas les réactionnaires qui doivent faire l’effort pour comprendre. Ce sont les révolutionnaires qui doivent faire l’effort pour leur faire comprendre. Le réactionnaire a choisi sa position de réactionnaire. Le révolutionnaire a choisi sa position de révolutionnaire, c’est-à-dire de mouvement vers les autres pour les gagner à lui. S’il n’arrive pas à convaincre les réactionnaires à adhérer à la révolution, la réaction se développera dans le monde.

Par conséquent, le devoir de tout révolutionnaire, c’est d’éviter que la révolution ne se replie sur elle-même ; que la révolution ne commence à se scléroser ; que la révolution ne commence à se rétrécir en peau de chagrin. Ainsi de 1 000, nous ne serons que 500 ; de 500 nous ne serons plus que deux. Or, notre Révolution démocratique et populaire est une révolution qui se démarque de tout regroupement de sectes ou regroupement sectaire. II faut que chaque jour nous constations que du mouvement pionnier jusqu’à l’UNAB nous avons davantage de militants.

Bien sûr, tout le monde ne sera pas au même niveau. Ce serait de l’utopie, ça serait un rêve que de penser que tout le monde sera au même niveau d’engagement et de compréhension. Mais il appartient aux révolutionnaires chaque jour de ne point se décourager, de ne point se lasser, d’accepter l’effort physique, moral et intellectuel pour aller vers les autres. Ce qui exige bien souvent que nous fassions violence sur nous-mêmes : expliquer et encore expliquer. Lénine disait une chose que nous oublions souvent : « à l’origine de toute révolution, il y a la pédagogie ». Ne l’oublions jamais. Et l’art d’enseigner, c’est la répétition. II faut répéter, et encore répéter.

Le Discours d’orientation politique nous indique également la nécessité de la fermeté pour pouvoir nous situer de façon responsable dans la lutte des classes qui nous interpelle. Le 4 août 1987 à Bobo-Dioulasso, je vous invitais à renforcer la lutte révolutionnaire pour gagner davantage de révolutionnaires à notre révolution. Je vous invitais à comprendre que nous avons besoin d’un peuple de convaincus et non d’un peuple de vaincus. Un peuple de vaincus est une succession interminable de prisons. C’est-à-dire la nécessité de trouver en permanence des gardiens de prisons. Quand nous aurons mis quatre millions de Burkinabè en prison, il nous faudra en trouver deux fois quatre pour garder ces prisons.

Cela ne veut pas dire que nous ne devons pas savoir sévir contre ceux qui croient que la révolution est synonyme de faiblesse, ceux qui confondent le débat démocratique dont nous avons besoin avec la condescendance et le sentimentalisme. Ceux-là récolteront ce qu’ils auront semé. S’il faut les sanctionner, ils seront sanctionnés. Que ce soit au Burkina ou hors du Burkina. Nous savons que nous serons parfois incompris. Mais nous savons aussi que la sanction est éducation. II faut sanctionner ceux qui ont tort, ceux qui se mettent en travers de la révolution afin de gêner la révolution.

Nous reviendrons à eux quand le temps nous permettra de le faire. Du reste, nous l’avons prouvé, nous n’avons jamais jeté l’anathème définitivement sur qui que ce soit. Nous avons toujours tenté de repêcher ceux que nous pouvions repêcher. Et nous le ferons chaque fois que les conditions seront réunies. Ne demandez pas que l’on coure et que l’on se gratte en même temps. Ne demandez pas que l’on s’occupe de ceux qui sont déjà très loin en avant et qu’en même temps l’on s’arrête pour s’occuper de ceux qui tirent en arrière comme les réfractaires à notre action et les tractés…

Nous devons avoir le courage d’examiner calmement tout cela en face. C’est pourquoi il faut que chaque militant comprenne que tout Burkinabé doit avoir l’éducation politique conséquente. L’éducation politique, c’est d’abord que ceux qui ont été pour la sanction sans convaincre agencent méthodiquement leur argumentation. Convaincre celui-là qui a été sanctionné, faire des observations sur son éconduite, sur ses manquements et lui donner des conseils qui lui permettront de se racheter.

Éduquons notre peuple. Éduquons ceux-là que nous sanctionnons par un débat démocratique. Nous verrons par la suite, en tant que révolutionnaires, si le sanctionné a fait amende honorable et peut être racheté. Le meilleur rachat, c’est celui qu’on développe soi-même ; ce n’est pas celui que les autres développent. C’est reconnaître ses fautes et s’engager solennellement à ne plus jamais les recommettre. C’est aussi pratiquer chaque jour une vie de révolutionnaire ayant reconnu ses fautes. Dans ces conditions, les révolutionnaires apprécieront et prendront une décision en faveur de celui-là qui aura été sanctionné.

Mais il faut d’abord que partout où sont nos structures, elles commencent par poser des questions sur tous les révolutionnaires. Et à partir d’aujourd’hui 2 octobre 1987, nous invitons le peuple du Burkina, les militants du Burkina à s’organiser parce que le Conseil national de la révolution va leur demander d’avoir à apprécier tous les révolutionnaires au travail. II appartiendra aux CDR de dire sur les lieux de travail ou dans les secteurs géographiques qu’elle est la pratique sociale, révolutionnaire de tel ou tel militant.

Camarades, la révolution ne peut confier le pouvoir d’État, ne peut confier le pouvoir tout court, ne peut confier la possibilité d’agir qu’à ceux qui veulent le faire en faveur de notre peuple. Nous ne pouvons pas appeler à quelque responsabilité que ce soit, à quelque niveau que ce soit ceux-là qui oeuvrent contre notre peuple. Désormais, nul ne pourra être nommé responsable à quelque niveau que ce soit si préalablement nos CDR et nos autres structures n’ont pas eu à se prononcer sur ce camarade.

Périodiquement, nous retournerons à la base pour savoir si tel camarade est un bon militant. Que pensez-vous de tel camarade ? Est-il un bon militant ? Assiste-t-il à vos veillés débats ? Participe-t-il concrètement à vos conférences ? Participe-t-il à vos travaux d’intérêt commun ? Participe-t-il à la résolution des problèmes de son secteur ou de son service ? Est-il exemplaire ? Arrive-t-il à l’heure ? Respecte-t-il les mots d’ordre du Conseil national de la révolution ? C’est-à-dire lutte-t-il conséquemment contre l’impérialisme ? Cela se verra désormais grâce aux yeux, aux oreilles que constituent les sens infaillibles de notre peuple.

Ces notes seront démocratiques et populaires. Et alors nous pourrons dire à chacun, directeur, chef de service, responsable : « Camarade, tout au long de l’année, vous avez eu un comportement conforme au Discours d’orientation politique, conforme aux statuts, conforme au programme, conforme à l’éthique révolutionnaire ». Ou bien, nous pourrons dire : «

Camarade, nous avons le regret de vous dire que vous avez été en porte-à-faux, en contradiction avec vos engagements révolutionnaires ». Et nous prendrons les mesures qui s’imposent.

Cela veut dire que désormais, tous ceux qui ont subi une sanction licenciée, dégagés, suspendus doivent être convoqués par les CDR pour savoir ce qu’ils sont devenus, ce qu’ils font pour la révolution. Celui qui ne fait rien fait quelque chose contre la révolution. Pour la révolution, chacun doit répondre devant les structures populaires. Parce qu’il y a certains qui croient mais ils ont tort que dès lors que la sanction a été prise contre eux, ils sont devenus des ennemis de la révolution et qu’ils doivent agir comme ennemis de la révolution. La sanction a été prise, mais la révolution a toujours besoin d’eux. Parce que la sanction suprême c’est de faire disparaître son ennemi. Or la révolution offre l’avantage aux sanctionnés d’être encore avec nous pour voir, pour entendre, pour comprendre afin de se racheter. Donc tous doivent être effectivement suivis ; pas forcément pour être repris, mais pour que nous sachions exactement ce qu’ils font pour la révolution.

Le Discours d’orientation politique est à la disposition de tous. Personne ne peut vivre sur le dos de notre peuple en se disant qu’il a été mis à l’écart. Celui qui s’est mis à l’écart sera retrouvé par le peuple qui reçoit mission d’agir, de rechercher, d’éduquer tous ceux qui ont essayé de se terrer dans quelque trou que ce soit. C’est ainsi que nous pourrons être sûrs que nous avons fait des efforts pour éduquer, car certains sanctionnés disent qu’ils ont été mis à l’écart…

Combien sont-ils à participer aux travaux d’intérêt commun ? Combien sont-ils à apporter leur contribution à l’avancée de la révolution ? Camarades, la révolution est constamment victorieuse. La révolution maîtrisant la situation peut se permettre le rachat des uns et des autres.

C’est pourquoi, en ce quatrième anniversaire du Discours d’orientation politique, je voudrais vous annoncer deux mesures : la première mesure est la mise en liberté des détenus qui, de par leurs comportements sociaux, ont eu à porter préjudice à notre peuple par des actes, des crimes, par des délits de droit commun contre des hommes, des femmes, des biens de notre peuple. Nous allons les mettre en liberté parce que nous les avons observés dans le travail de réinsertion sociale.

Réinsertion sociale qui se fait tous azimuts et doit être poursuivie. Pour nous révolutionnaires, notre victoire, c’est la disparition des prisons. Pour les réactionnaires, leur victoire est la construction d’un maximum de prisons. Telle est la différence entre eux et nous. Nous mettrons en liberté 88 personnes. Le ministère de la Justice publiera les noms de ces 88 personnes qui, sur les chantiers, ont eu un comportement correct au travail.

Chaque jour, elles ont compris qu’elles ont fauté et que le travail libère. Bien sûr, il y aura toujours des éléments qui n’auront pas su profiter de cette mesure de clémence de la révolution. Et naturellement, ils retourneront d’où ils sont sortis. Mais je suis convaincu que la plupart d’entre eux, peut-être tous, sauront profiter de cet acte de clémence pour que nous puissions en libérer d’autres encore.

La deuxième mesure concerne les éleveurs. Depuis longtemps nous avons pratiqué un impôt qui a pesé sur les éleveurs. Le Conseil national de la révolution décide tout simplement de supprimer cet impôt-là. Nous le supprimons, non pas que les caisses de l’État soient pleines. Nous supprimons cet impôt parce qu’il nous dessert et traumatise inutilement notre peuple. II démobilise cette fraction de la paysannerie que sont nos éleveurs. II porte préjudice à notre économie en perturbant notre élevage. Par conséquent, nous le supprimons.

Nous invitons les structures concernées, le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage, le secrétariat d’État à l’Élevage, le ministère de la Question paysanne et toutes les autres structures à faire en sorte que nous tirions plus de profit de cet acte de suppression d’impôt, plutôt que d’avoir à constater une situation administrative et budgétaire devenue difficile. J’invite donc le personnel des services des impôts à imaginer d’autres formes de mobilisation de nos ressources pour que nous puissions construire mieux encore notre Faso.

Mais il ne faut pas que la joie de certains soit la tristesse des autres. Par conséquent que chacun de nous tous, éleveurs directs, ceux vivant de l’élevage ou tirant profit de l’élevage soit en amont ou en aval, soit parce que nous sommes derrière les boeufs ou devant les boeufs, soit parce que nous sommes sous les bœufs tire profit de la mesure. Et je vous remercie camarades, du soutien que vous apporterez à cette mesure. Enfin, camarades, le Discours d’orientation politique nous a été présenté traduit en langues nationales : fulfuldé, dioula et mooré. C’est là un moyen d’atteindre davantage de personnes, davantage de Burkinabè. Je voudrais féliciter tous ceux qui ont contribué à ce travail. Un travail intellectuel qui a certainement demandé beaucoup d’effort, beaucoup de travail, beaucoup de réflexion pour adapter, traduire des concepts parfois nouveaux dans notre milieu et les rendre également accessibles, sans pédantisme. Je les félicite car ils ont fait oeuvre utile. Je félicite également tous ceux qui ont eu l’initiative de cette opération de traduction du DOP.

Je félicite par avance tous ceux qui, chaque jour, font un travail pour que notre peuple soit davantage alphabétisé : ministères de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de la Question paysanne. C’est leur contribution directe à l’enrichissement du DOP. Le DOP traduit en langues nationales n’aura aucun intérêt si les paysans ne savent pas le lire, parce qu’ils n’ont pas appris à lire. Ils restent des aveugles. Et par conséquent, offrir le DOP non traduit en langues nationales à un analphabète, c’est insulter un aveugle en lui donnant une lampe torche. L’aveugle a d’abord besoin de voir, ensuite de lampe torche pour mieux voir. Donnons à tous les analphabètes la capacité de lire, ensuite nous leur donnerons de la lecture saine et de la lecture utile comme le DOP traduit en langues nationales.

Camarades du Bouleau, je renouvelle mes félicitations au Haut-commissaire et au PRP de la province. Je renouvelle mes félicitations au Comité de défense de la révolution de la province, je renouvelle mes félicitations à la section provinciale de l’Union nationale des anciens du Burkina. Je renouvelle mes félicitations à la section provinciale de l’Union des femmes du Burkina. Je renouvelle mes félicitations à l’Union nationale des paysans du Bouleau et je n’oublie pas les Pionniers qui nous agrémentent cette fête, et qui nous montrent également que l’avenir est plein d’espoir.

Je n’oublie pas ces travailleurs, notamment cet ingénieur qui, au cours des travaux, s’est gravement blessé en construisant le monument du 2 octobre à Tenkodogo. Malgré sa blessure, il est revenu immédiatement après quelques soins sur le chantier pour se préoccuper de la finition correcte de ce monument. Le miracle est venu. Le monument, en quelques jours, a été mis sur pied. Et les langues fourchues de nos ennemis ont été coupées en quatre. Nous féliciterons désormais plus souvent par décoration comme nous venons de le faire ceux qui auront brillé par leur travail.

Camarades, ce matin à l’inauguration du monument du 2 octobre, le camarade ministre d’Etat vous a déjà sensibilisés sur la signification de ce symbole. Je suis persuadé qu’il a mis en chacun de vous un levain qui vous prédispose à aller encore plus loin. Et c’est pourquoi, il m’est aisé, il m’est facile, il m’est agréable de vous dire aujourd’hui :

Camarades, en avant pour mille anniversaires du DOP ! En avant pour un DOP encore plus profond, encore plus rassembleur malgré tout ce qui aura pu nous diviser ! En avant pour un DOP qui sera le fondement matériel du bonheur moral et matériel de notre peuple ! En avant pour un DOP qui sera ce phare qui nous éclairera et éclairera également d’autres peuples au profit de ce bonheur en lequel nous avons tous foi !

La patrie ou la mort, nous vaincrons ! Je vous remercie. Source : Sidwaya du 8 octobre 1987

http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=3908&lg=fr

Posté par NOSE 2 CHAMPAGNE à 19:24 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 OCTOBRE 1961… LES PREDECESSEURS D’HORTEFEUX À L’OUVRAGE !

17octobre1961 On ne peut pas finir la journée sans évoquer la même journée, 46 ans plus tôt et la gigantesque « ratonnade » ordonnée par Papon, qui aboutit à des centaines de morts dans les rangs des algériens, des ouvriers des banlieues de Paris en lutte contre le couvre-feu, pour la liberté et l’indépendance de leur patrie. On ne peut pas oublier les rafles, les tabassages, les humiliations, les tortures et le parcage de milliers d’entre eux (environ 300 morts, jetés dans la Seine ou pendus au Bois de Boulogne, et 12000 arrestations sur 50 à 60 manifestants !)…

Comme dit l’Huma d’aujourd’hui, « quarante six ans plus tard, la reconnaissance officielle de ce crime d’état se fait toujours attendre, dans un contexte politique où le nouveau pouvoir, confondant délibérément vérité et « repentance », multiplie les œillades en direction des nostalgiques de la colonisation. »

Ce jour, un rassemblement a lieu au Pont Saint-Michel, à Paris, magnifique réponse à ceux qui « osent continuer à parler des « bienfaits de la colonisation », comme à ceux qui rendent « des honneurs « officiels » aux criminels de l’OAS.

Il faut se souvenir de cette période sombre de notre histoire. La bête est encore féconde…

NOSE DE CHAMPAGNE

Posté par NOSE 2 CHAMPAGNE à 19:14 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 octobre 2007

RESISTANCE : D’HIER À AUJOURD’HUI…

JEUNES_COMMUNISTES Après avoir distribué des tracts anti-allemands avec d’autres jeunes communistes, Guy MÔQUET a été arrêté le 13 octobre 1940 à la Gare de l’Est alors qu’il avait un rendez-vous. Il a été fusillé le 22 octobre 1941, quatre mois après l’invasion de l’Union Soviétique par les troupes de Hitler.

Nicolas SARKOZY, qui n’a pas pu faire entrer de ministres communistes dans son « gouvernement d’ouverture » ( !), a décidé d’organiser une opération idéologique de récupération de l’exemple de Guy MÔQUET. La récupération des communistes vivants lui étant impossible. Cette opération se déroulera dans les écoles, collèges et lycées de France, sur injonction du ministre Darcos, le 22 octobre 2007. Les communistes dénoncent cette tromperie et organisent la résistance à la remise en cause, systématique et totale, bien réelle, des conquêtes sociales de la Libération mettant en œuvre le programme du Conseil National de la Résistance (CNR), comme on peut en prendre connaissance à la lecture de Denis Kessler, dans la revue Challenges.   

Dans notre département, d’autres jeunes communistes ont connu le sort de Guy MÔQUET. Le dernier numéro de « MARNE ACTUALITES du 12/10/2007, bulletin de la fédération marnaise du PCF, ranime la flamme de leur souvenir.

Marcel CHATTON (photo de gauche), jeune caviste communiste rémois, arrêté le 23 septembre 1941 et condamné à mort pour impression et diffusion de tracts a été fusillé à Châlons-sur-Marne (aujourd’hui Châlons en Champagne) le 23 décembre 1941.

Georges DARDENNE (photo du centre) et Edouard QUENTIN (photo de droite), jeunes cavistes communistes rémois, arrêtés le 6 novembre 1941 et condamnés aux travaux forcés à perpétuité pour diffusion de tracts ont été fusillés comme otages à Châlons-sur-Marne le 13 janvier 1942.

L’industrie du Champagne n’est pas que synonyme de légèreté et de luxe. Nos camarades, jeunes et moins jeunes qui le produisent, depuis longtemps, participent souvent en premières lignes aux combats sociaux et progressistes de notre pays, de l’Europe et du Monde.

NOSE DE CHAMPAGNE.   

Posté par NOSE 2 CHAMPAGNE à 20:24 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

QU’ILS SONT JOUEURS CES PATRONS !

Mise en cause de GAUTHIER-SAUVAGNAC une des éminences du MEDEF, scandale des initiés d’EADS, réforme pour la dépénalisation du droit des affaires, etc. En ce moment on est « à fond dedans », comme disent les gamins !

RICHES_2 Après les 90 millions d’euros confisqués par les « gros porteurs » d’EADS, on apprend que ce seraient plus de 20 millions d’euros qui auraient transités par les mains douces et blanches de l’aimable président de l’UIMM-MEDEF pour « fluidifier les relations sociales dans les entreprises de la métallurgie » depuis 2000. On parle d’un « matelas de plusieurs centaines de millions d’euros prélevés par le MEDEF sur le dos des entreprises pour financer ses trafics d’influences. La caisse noire en question aurait été mise en route dans la foulée des événements de mai 1968. On le voit, le patronat réfléchit et tire des leçons. Ah, si les salariés faisaient la même démarche en faveur de la confédération syndicale qui les défend le mieux depuis 1895, la partie de bras de fer serait moins déséquilibrée ! Quoiqu’il en soit on mesure que l’argent coule à flot dans certains milieux, tandis qu’il est si difficile de satisfaire les modestes revendications de ceux qui produisent les richesses de la Nation.

Cet argent, donc sert à la fois à soutenir les organisations syndicales « jaunes » et à soutenir les entreprises qui résistent aux mouvements sociaux et jouent leur pourrissement…

On peut lire des choses intéressantes, dans l’article de Paule MASSON intitulé « Dans les entreprises de la métallurgie, tout est caché », paru dans L’Humanité du 10 octobre 2007.

« On se demande comment sont financés les syndicats, mais se demande-t-on d’où proviennent les ressources des organisations patronales ? Je peux vous dire que les comptes de l’UIMM sont moins transparents que les nôtres. Dans les entreprises de la métallurgie, tout est caché. Ni les salariés, ni les syndicats ne sont mis au courant de ce qui est versé à l’UIMM » déclare Anna POISSY, trésorière de la Fédération CGT de la métallurgie.

Evidemment, c’est une faille dans laquelle se sont engouffrés les barons de l’économie : « Régis par la loi de 1884, les syndicats (NDLA : des salariés et du patronat) ne sont légalement pas tenus à la transparence financière ».

Le résultat c’est que l’on découvre que plus de 20 millions d’euros en liquide ont transité sans explication par les mains de Denis GAUTHIER-SAUVAGNAC, pour des opérations occultes. On présume que « des enveloppes serviraient à « acheter » des signatures syndicales au bas des accords d’entreprise ou de branches. Dans la métallurgie, FO, premier signataire d’accords, est implicitement visé par ces accusations »… Dominique GILLIER, Secrétaire général de la fédération des mines et de la métallurgie CFDT regrette aussi une ambiance qui « ternit l’image des partenaires sociaux »…

Outre que l’expression « partenaires sociaux » ne correspond pas à la réalité pour la CGT mais bien plutôt celle d’  « interlocuteurs sociaux » (lorsque le débat est possible), Daniel PELLET-ROBERT responsable du secteur revendicatif à la CGT métallurgie fait remarquer qu’ « au moment où Nicolas SARKOZY veut blanchir le monde des affaires, nous sommes faces à deux histoires qui brassent des sommes astronomiques, celles des fonds occultes de l’UIMM et le délit d’initiés en cours chez EADS »…

Il est temps d’intervenir dans la gestion en réorientant les sommes colossales créées par le travail vers la satisfaction des besoins sociaux au détriment de la confiscation privée des profits. Le 18 octobre, ce sera l’un des enjeux de la journée d’action initiée par la CGT !

NOSE DE CHAMPAGNE.

Posté par NOSE 2 CHAMPAGNE à 14:32 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

LES REVANCHARDS CONTRE LA LIBERATION !

À VOUS…

… qui vous apprêtez à honorer le dévouement et l’esprit de Résistance d’un Guy MOQUET, nous dévoilons ce texte dans lequel s’exprime tout le cynisme de ceux qui dominent la vie politique française depuis 2002, et plus encore depuis les dernières élections de 2007…

Leur seule ambition : prendre leur revanche contre la résistance et le programme du Conseil National de la Résistance mis en œuvre à la Libération.

QUI EST DENIS KESSLER ?

C’est un idéologue du patronat. Il est plus qu’un patron. « Cet ancien militant de la Gauche Prolétarienne fut, et reste, une éminence grise du MEDEF et de la droite. C’est à ce professeur d’économie, qui exerça un temps comme directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), et ancien directeur général d’AXA, que l’on doit l’architecture du projet de « refondation sociale » porté par le baron Seillières, auprès duquel il passa 8 ans à la tête du MEDEF. Artisan de premier plan de la mutation de l’organisation patronale, il n’a pas peu contribué à transformer le vieux CNPF en véritable « parti des patrons », omniprésent sur la scène politique. Idéologue, le patron des assureurs de 1990 à 2002 a surtout œuvré à défendre les intérêts catégoriels de son secteur. Avocat des fonds de pension, qu’il importa en France en 1995, pourfendeur de la Sécu, partisan du remplacement du régime professionnel par répartition par capitalisation, il ne tarit pas d’éloge sur les Etats-Unis, où « la protection sociale passe par l’entreprise, et la Sécurité Sociale ne commence que là où l’entreprise s’arrête ». Aujourd’hui à la tête de Scor, un groupe de réassurance, ce théoricien d’un libéralisme agressif prêche, depuis peu, comme éditorialiste, dans les colonnes de Challenges. »

Par Rosa MOUSSAOUI, dans L’Humanité du 12/10/2007, page 3.

…………………………………………………………………………………………………

« ADIEU 1945, RACCROCHONS NOTRE PAYS AU MONDE !

AFFROUGE Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie. Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme…


À y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! (*)
À l’époque se forge un pacte politique entre les gaullistes et les communistes. Ce programme est un compromis qui a permis aux premiers que la France ne devienne pas une démocratie populaire, et aux seconds d’obtenir des avancées - toujours qualifiées d’« historiques » - et de cristalliser dans des codes ou des statuts des positions politiques acquises.
Ce compromis, forgé à une période très chaude et particulière de notre histoire contemporaine (où les chars russes étaient à deux étapes du Tour de France, comme aurait dit le Général), se traduit par la création des caisses de Sécurité sociale, le statut de la fonction publique, l’importance du secteur public productif et la consécration des grandes entreprises françaises qui viennent d’être nationalisées, le conventionnement du marché du travail, la représentativité syndicale, les régimes complémentaires de retraite, etc.


Cette « architecture » singulière a tenu tant bien que mal pendant plus d’un demi-siècle. Elle a même été renforcée en 1981, à contresens de l’histoire, par le programme commun. Pourtant, elle est à l’évidence complètement dépassée, inefficace, datée. Elle ne permet plus à notre pays de s’adapter aux nouvelles exigences économiques, sociales, internationales. Elle se traduit par un décrochage de notre nation par rapport à pratiquement tous ses partenaires.
Le problème de notre pays est qu’il sanctifie ses institutions, qu’il leur donne une vocation éternelle, qu’il les « tabouise » en quelque sorte. Si bien que lorsqu’elles existent, quiconque essaie de les réformer apparaît comme animé d’une intention diabolique. Et nombreux sont ceux qui s’érigent en gardien des temples sacrés, qui en tirent leur légitimité et leur position économique, sociale et politique. Et ceux qui s’attaquent à ces institutions d’après guerre apparaissent sacrilèges.


Il aura fallu attendre la chute du mur de Berlin, la quasi-disparition du parti communiste, la relégation de la CGT dans quelques places fortes, l’essoufflement asthmatique du Parti socialiste comme conditions nécessaires pour que l’on puisse envisager l’aggiornamento qui s’annonce.
Mais cela ne suffisait pas. Il fallait aussi que le débat interne au sein du monde gaulliste soit tranché, et que ceux qui croyaient pouvoir continuer à rafistoler sans cesse un modèle usé, devenu inadapté, laissent place à une nouvelle génération d’entrepreneurs politiques et sociaux. Désavouer les pères fondateurs n’est pas un problème qu’en psychanalyse. »

par Denis KESSLER, Editorial du Magazine  “Challenge” - 4 octobre 2007

…………………………………………………………………………………………………

(*) C’est donc leur Credo ! Nous voilà donc parfaitement prévenus. La lutte de classes existe : Denis KESSLER l’a rencontrée ! À bon entendeur, salut !

NOSE DE CHAMPAGNE

   

Posté par NOSE 2 CHAMPAGNE à 11:44 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 octobre 2007

LES PROFITS D'AUJOURD'HUI & LES CONTRATS DE TRAVAIL DE DEMAIN...

LE_NOUVEAU_CODE_DU_TRAVAIL Je me permets de vous présenter un courrier que j'ai adressé hier à un patron d'une entreprise des Marches de Champagne... Il est très représentatif du travail que nous avons trop fréquemment à effectuer en tant que syndicalistes, actuellement.

« Capitale du Perthois, le 03/10/2007

Monsieur le Directeur,

J’ai reçu, à ma permanence du 27 septembre 2007, Mademoiselle N, employée par votre société comme « secrétaire polyvalente » sous forme de missions d’intérim . J’ai pu examiner les 31 contrats de mission sur les 37 derniers mois couvrant 4 mois en 2004, 12 mois en 2005, 12 mois en 2006 et (pour le moment) 9 mois en 2007. Au cours de cette période, j’ai pu vérifier que vos contrats s’assuraient les services de N sur une durée moyenne de 26,5 jours par mois à raison d’un taux horaire hebdomadaire moyen de 16/35.

Tous les motifs de recours à cette personne qui dispose d’un BTS « assistante de gestion » et qui donne par ailleurs entière satisfaction, figurent sur les fiches de contrat sous la mention « accroissement temporaire d’activité; surcroît de travail ». Il ne fait aucun doute que de mission en mission, N est bien employée sur le même poste de travail et dans une situation « définitivement temporaire ». Il ne fait pas de doute non plus que connaissant la loi, vous avez à plusieurs reprises depuis une année, évoqué la possibilité d’un CDI pour N. Pourtant, son statut demeure toujours aussi précaire.

Je vous rappelle donc les termes de l’article L. 124-2 du Code du Travail (assorti des articles L. 124-2.1 et L. 124-2.2) qui stipule:

« Le contrat de travail temporaire, quel que soit son motif, ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.

Un utilisateur ne peut faire appel aux salariés des entreprises de travail temporaire mentionnés à l’article L. 124-1 que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire dénommée « mission »…».

J’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir me faire savoir d’ici au X octobre 2007 votre décision de transformer le contrat de N en CDI. Dans l’attente de cette juste et raisonnable solution et dans un esprit d’ouverture, je vous prie d’agréer,

Monsieur le Directeur, mes salutations syndicales,

NOSE DE CHAMPAGNE.

NB:

courrier transmis à la DDTEFP de la Marne. »

Posté par NOSE 2 CHAMPAGNE à 16:02 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1